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La vaccination est maintenant devenue un rite étendu à la quasi-totalité des populations humaines. Cette pratique a débuté de manière empirique. En Asie centrale, au début du second millénaire, l’homme savait déjà se protéger de la variole en imprégnant ses muqueuses nasales avec des squames recueillies chez des malades et atténuées par une conservation dans un macérât de plantes. Malgré sa promotion par des personnalités telles que Voltaire, cette forme de vaccination ne fût jamais répandue en Europe car elle soulevait méfiance et donc opposition.
Une seconde étape, toujours empirique, fût franchie en Angleterre grâce à Edouard Jenner, le 14 mai 1796. Ce médecin de campagne inocula par scarification à James Phillip, un enfant de 8 ans, du pus prélevé sur la main d'une fermière infectée par la vaccine ou variole des vaches (en anglais, «cow-pox»). Trois mois plus tard, il inocula la variole à l'enfant qui se révéla immunisé.
A force d’opiniâtreté, Jenner a probablement réussi à imposer sa méthode de vaccination variolique parce que l’utilisation de la vaccine, agent de la variole de la vache, était moins inquiétante pour la population. Le mot vaccination vient du latin vacca qui signifie vache.
La troisième étape est pasteurienne. En maîtrisant le processus d’atténuation, Louis Pasteur a su faire évoluer une technique empirique en une méthode de prévention basée sur une démarche scientifique, emporté l’adhésion de ses contemporains, ouvert la voie à la vaccination de masse et dressé les bases d’une nouvelle discipline, la vaccinologie.
Le principe de la vaccination est d’aider le système immunitaire à lutter contre diverses maladies infectieuses, qu'elles soient liées à des bactéries (diphtérie, typhoïde…) ou des virus (rougeole, grippe…). En mettant l'organisme humain en contact avec des substances proches ou dérivées d'un agent pathogène (bactérie, virus), il se développe une réponse immunitaire spécifique de l'agent pathogène et protectrice de la maladie causée par cet agent : en cas de contact avec la bactérie ou le virus contre lequel une personne a été protégée, la réponse immunitaire sera prête à temps pour empêcher l'apparition de la maladie ou, à défaut, la survenue d'une forme grave. En résumé, la vaccination permet de se protéger contre la maladie sans en faire les frais. Des effets indésirables peuvent survenir mais dans la très grande majorité des cas ils sont mineurs et passagers. De nombreux vaccins existent et leurs indications dépendent des risques d’exposition propres à chacun, d'où l'intérêt de recommandations personnalisées.
Se vacciner, c’est se prémunir contre des maladies potentiellement graves de manière simple et efficace, mais c'est aussi éviter la diffusion d’épidémies au sein de la population, car les personnes vaccinées ne peuvent pas transmettre la maladie à leur entourage (enfants, collègues de travail…).
C'est un vaccin qui contient l'agent infectieux responsable de la maladie vivant mais atténué par différents procédés techniques ; grâce à cette atténuation (inventée par Pasteur), cet agent infectieux perd sa virulence mais conserve son pouvoir immunogène, à l'origine de la protection vaccinale.
Parce-que les maladies et les agents infectieux contre lesquels les vaccins nous protègent changent, parce-que nous mêmes nous changeons et parce-que de nouveaux vaccins apparaissent. Par exemple, on comprend que la survenue de la grippe pandémique devra s'accompagner de nouvelles recommandations vaccinales contre cette maladie.
Après contact de l'antigène vaccinal avec l'organisme (le plus souvent par une injection), le déroulement de la réponse immunitaire prend un certain temps. L'administration de doses à des intervalles trop rapprochés peut perturber et amoindrir cette réponse immunitaire. Par contre, l'allongement de l'intervalle entre deux doses n'a pas d'effet négatif. Il est d'ailleurs inutile et déconseillé de reprendre une vaccination "à zéro" : il suffit de reprendre le schéma vaccinal au point où il a été interrompu et de donner les doses manquantes.
C'est une contre-indication à certaines vaccinations, notamment aux vaccins vivants.
Non seulement l'asthme n'est pas une contre-indication aux vaccinations mais au contraire il s'agit d'une indication de certaines vaccinations en raison de la fragilité que cette maladie confère vis-à-vis de certaines infections respiratoires, notamment contre la grippe voire le pneumocoque en cas de corticothérapie prolongée (vous pouvez tester ces conditions dans l'onglet "Recommandations particulières" de MesVaccins.net).
Les effets indésirables éventuels de la vaccination contre l'hépatite B sont communs à de nombreux vaccins : rash cutané, troubles digestifs, vertiges...Il s'agit d'effets mineurs, rares et réversibles. Il a été évoqué une possible relation de causalité entre la vaccination contre l'hépatite B et l'apparition de maladies du système nerveux central (comme la sclérose en plaques). Cette relation reposait initialement sur la description de cas isolés d'apparition de la maladie chez des patients préalablement vaccinés contre l'hépatite B. Les études dites "cas-témoins" (comparaison entre la fréquence des cas de sclérose en plaques chez des personnes vaccinées et chez des personnes non vaccinées contre l'hépatite B) n'ont pas réussi à mettre en évidence une liaison significative entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue de cas de scléroses en plaques. Compte tenu du bénéfice important de la vaccination par rapport au risque théorique d'apparition d'une maladie comme la sclérose en plaques, la vaccination est recommandée. Enfin, rappelons que la France est le seul pays d'Europe où le risque d'effets indésirables post-vaccinaux a connu un emballement médiatique. Pour cette raison, la couverture vaccinale contre l'hépatite B n'a jamais atteint 30 % chez les nourrissons, alors qu'elle dépasse les 90 % en Allemagne ou en Italie. Certaines décisions de justice ont été interprétées comme la preuve de la responsabilité du vaccin, car des professionnels de santé ont été indemnisés pour la survenue d'affections survenues après la vaccination contre l'hépatite B. En réalité, la vaccination contre l'hépatite B étant obligatoire en France, il y a présomption d'imputabilité du vaccin sans nécessité d'apporter de preuve.
On confond souvent la grippe avec d'autres infections respiratoires aiguës fébriles. De plus, en cas de vaccination, le risque d’être infecté par le virus de la grippe diminue de 75 à 90 % mais n'est pas nul. Et une grippe qui se manifeste chez une personne vaccinée sera moins intense qu’en l’absence de vaccination.
Tous les ans à l'automne, c'est-à-dire avant le début de l'épidémie de grippe qui survient chaque hiver, pour les personnes qui ont un risque élevé de forme grave, notamment les personnes âgées de 65 ans et plus et les personnes atteintes de certaines maladies chroniques (comme l'asthme, diabète ou l'insuffisance cardiaque).
Le tétanos est une maladie causée par une bactérie que l’on trouve dans le milieu naturel : dans la terre, dans la poussière, sur les plantes... La bactérie pénètre dans l’organisme à l'occasion d'une plaie ou d'une effraction cutanée. Celle-ci peut s’y multiplier et sécréter une toxine à l’origine de la maladie. Toute personne est potentiellement exposé mais les sujets particulièrement à risques sont les personnes au contact avec la terre (jardinage), ou souffrantes de plaies chroniques. Les personnes agées constitue également un groupe à risque.
Le tétanos est une maladie potentiellement grave mais pour lequel un vaccin existe. Celui-ci est très efficace et particulièrement bien toléré. Cependant, son efficacité étant limitée dans le temps, il doit être administré tout les 10 ans chez l’adulte pour une protection optimale, sous forme d'injections de rappel. Il n’existe pas de limitation d’âge et peut être administré toute la vie durant.
Des recherches sont actuellement en cours pour la réalisation d’un vaccin contre le virus du SIDA (appelé VIH pour Virus de l’Immunodéficience Humaine). Malgré de nombreuses années de recherche depuis la mise en évidence de ce virus dans les années 80, aucun vaccin ayant fait la preuve de son efficacité n’a pu être mis au point à ce jour. La difficulté de réalisation d’un vaccin efficace est particulière au VIH pour 2 raisons :
Néanmoins, les nombreux progrès réalisés dans la compréhension des mécanismes d’infection d’un individu par le VIH permettent d’entrevoir de nouvelles pistes de recherche qui aboutirons peut être à terme à la découverte d’un vaccin efficace.
Les voyages peuvent exposer à certains risques sanitaires dépendant du lieu de séjour et du mode de vie sur place. Ces risques nécessitent une évaluation préalable avant le départ avec le médecin traitant ou auprès des consultations de conseils aux voyageurs. Certaines vaccinations pourront ainsi être conseillées en tenant compte de vos antécédents médicaux.
En raison du délais nécessaire à l'efficacité du vaccin, il est conseillé de s'y prendre suffisamment à l'avance en cas de voyage planifié.
Attention, certaines vaccinations peuvent être obligatoires et exigées par le pays d'accueil. C'est le cas de la vaccination pour la fièvre jaune (anti amarile).
Non, ce vaccin n'existe pas encore. Par contre il ne faut pas oublier de prendre régulièrement un médicament pour prévenir l'apparition du paludisme (pendant le séjour et au retour) si celui ci est recommandé par votre médecin (la prise d'un médicament pour empêcher la survenue d'une maladie est appelée "chimioprophylaxie").
La rougeole, les oreillons et la rubéole sont le plus souvent des maladies sans gravité. Mais, parfois, elles donnent lieu à des complications graves, voire – dans le cas de la rougeole – mortelles. Par exemple, la panencéphalite subaiguë sclérosante survenant après la rougeole est cause de handicap mental irréversible ; la rubéole chez la femme enceinte peut engendrer des malformations graves de son enfant ; enfin, les oreillons peuvent induire des pertes d’audition chez l’enfant. Or il n’existe à ce jour aucun traitement curatif contre la rougeole, ni contre la rubéole ou les oreillons. Vacciner contre ces maladies permet de les éviter. La réponse immunitaire qui suit la vaccination ressemble à celle qui suit l’infection naturelle. Selon les données de surveillance et les études conduites en Europe et aux États-Unis, les complications les plus courantes de la rougeole sont la diarrhée (5-13 %), l’otite moyenne aiguë (3-5 %), la pneumonie virale ou bactérienne (1-7 %). D’autres complications sont graves, mais aussi plus rares : l’encéphalite aiguë postrougeoleuse, survenant le plus souvent une à deux semaines après l’éruption (0,2 à 0,3 % ou 0,05 à 0,1 %, selon les estimations) ; la panencéphalite subaiguë sclérosante, survenant en moyenne sept ans après l’éruption (0,5 à 4/105) 2. Le risque de complications graves existe à tout âge ; cependant, elles sont plus fréquentes avant 1 an et après 20 ans [1]. Concernant la rubéole, le risque de malformation du foetus est maximal pendant les vingt pre mières semaines de la grossesse, où il peut donner lieu à des avortements spontanés ou à des malformations multiples d’organes. Les oreillons peuvent se compliquer de méningite, beaucoup plus rarement d’encéphalite (1 à 2 cas sur 10 000). Des orchites sont possibles après la puberté, mais sont exceptionnellement à l’origine de stérilité. En revanche, les oreillons peuvent induire des pertes d’audition neurosensorielles (5 cas sur 100 000) et, avant la vaccination, ils représentaient une cause significative de surdité acquise chez l’enfant.
Les complications sévères de la rougeole sont effectivement beaucoup plus fréquentes chez les enfants malnutris des pays en voie de dé ve lop pement, mais elles se produisent également dans les pays ndustrialisés. Aux États-Unis, par exemple, on comptait de 2 à 3 décès pour 1 000 cas de rougeole dans les années quatre-vingt-dix [2]. Avant la généralisation de la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole, le nombre des décès dus à la rougeole en France se situait entre 15 et 30 tous les ans3. Par ailleurs, la rougeole est très contagieuse. Elle se transmet très facilement, quelles que soient les conditions d’hygiène. En l’absence de vaccination, la rougeole affecte pratiquement chaque personne avant l’adolescence. Le virus de la rougeole continue à circuler, même à l’intérieur d’une population vaccinée comportant alors relativement peu de sujets réceptifs. En France, jusqu’en 1988, le nombre de décès annuels dus à la rougeole se situait entre 15 et 30 et, depuis 1989, il est de 1 à 10. Les causes principales de décès rapportées sont les encéphalites. Le nombre de panencéphalites subaiguës sclérosantes notifiées est passé de 25 en 1980 à 3 en 1996. Au cours de la même période, le nombre d’encéphalites aiguës postrougeoleuses recensées a également beaucoup diminué, passant de 20 à 30 cas au début des années quatre-vingt à moins de 5 cas en 1995-1996. Ces résultats peuvent être attribués à la vaccination.
C’est parce que la vaccination est efficace ! Dans la plupart des régions de France, la très grande majorité des enfants est vaccinée contre ces maladies. Mais, dans d’autres régions, de nombreux enfants ne sont pas vaccinés ou sont vaccinés trop tard dans l’enfance pour empêcher la transmission des virus. Cela est particulièrement vrai pour la rougeole. Des épidémies sont donc toujours possibles. En 2003, il y a eu 259 cas de rougeole rapportés dans les départements de Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). Par ailleurs, certains enfants arrivant de pays étrangers n’ont pas été vaccinés et peuvent transmettre la maladie. Actuellement, la plupart des cas de rougeole sur le continent américain sont importés. La rougeole a été une maladie à déclaration obligatoire (MDO) de 1945 à 1985. Depuis, les données d’incidence sont extrapolées à partir des notifications d’un réseau Sentinelles. Elle est redevenue une MDO en 2005. L’incidence nationale estimée est passée de 300 000 cas par an en 1985 à moins de 5 200 cas en 2002. En 2003, on dénombre 10 500 cas. Ces résultats traduisent l’efficacité vaccinale. Néanmoins, il persiste des épidémies. Les Alpes de- Haute-Provence ont été le département le plus touché par l’épidémie de 2003, avec 39,4 cas pour 100 000 habitants [3]. La couverture vaccinale dans les départements de Paca était la plus basse de France et variait (en 2001) entre 59 et 84 %, alors qu’il est nécessaire de dépasser 95 % de couverture vaccinale dans la population infantile pour éviter les flambées épidémiques. Ce pourcentage, à l’âge de 24 mois, n’est atteint que dans deux départements. Dans d’autres départements, un certain rattrapage se fait au-delà de cet âge, sans que soit atteint le niveau d’immunité permettant l’interruption de la circulation du virus. Le virus de la rubéole continue à circuler en France avec des pics d’incidence des infections rubéoleuses tous les 3-4 ans. En 2002, le taux d’incidence de ru béoles congénitales observé était inférieur à 3 cas pour 100 000 naissances vivantes. Cependant, ce taux n’inclut pas les interruptions médicales de grossesse liées à une infection rubéoleuse au cours de la grossesse, ce qui témoigne d’une insuffisance de protection immunitaire des femmes [4]. Pour les oreillons comme pour la rougeole, une couverture vaccinale insuffisante pourrait permettre l’émergence de cas chez les adolescents et les adultes jeunes. Depuis quelques mois, on assiste à une recrudescence des cas de rougeole en France, avec survenue de formes cliniques sévères. Il est urgent d'augmenter la couverture vaccinale dans notre pays.
Une seule dose suffira le plus souvent à protéger votre enfant contre ces trois maladies. Pourtant, il a été démontré qu’une minorité d’enfants ne fabrique pas d’anticorps après cette première dose. Si votre enfant appartient à cette minorité, il risque de contracter la rougeole, la rubéole ou les oreillons. Mais il pourra aussi contribuer à la résurgence d’épidémies en augmentant le nombre de personnes capables de transmettre la maladie. On estime que 5 à 10 % des individus vaccinés ne répondent pas à la première dose contre la rougeole. Des études ont montré qu’au moins 90 % de ceux qui n’ont pas répondu à la première dose répondront à la seconde. Des pourcentages un peu plus élevés de personnes ne répondent pas à la première dose contre les oreillons. On ne peut jamais vacciner 100 % de la population (en raison des rares contre-indications, mais aussi du fait de personnes échappant au système de soins). Pour éviter le risque de flambées épidémiques et pour stopper la transmission endémique du virus, une couverture vaccinale de 95 % est nécessaire pour les deux doses [1]. Cette stratégie vaccinale à deux doses a permis l’élimination de la rougeole dans un pays comme la Finlande.
Cela peut se produire, mais c’est un événement rare, car le vaccin contre la rougeole est très efficace et a permis de réduire de façon importante le nombre de cas de cette maladie. Cela peut se produire chez les enfants qui n’ont reçu qu’une seule dose de vaccin, d’où la recommandation de deux doses. En France, depuis 1983, la vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole a réussi à faire baisser considérablement la morbidité et la mortalité dues à la rougeole [5]. Cependant, l’absence actuelle de la généralisation de la seconde dose, d’une part, et des taux de couverture vaccinale insuffisants dans cer taines régions, d’autre part, contribuent à la circulation des virus et créent des poches de populations réceptives.
Beaucoup d’autres maladies de la petite enfance produisent de la fièvre et des éruptions ; c’est pourquoi il est difficile de diagnostiquer la rougeole, et encore plus la rubéole, à l’examen clinique. Il n’est donc pas certain que votre enfant ait bien eu la rougeoleou la rubéole. De même, la tuméfaction des glandes parotides situées sous les oreilles (manifestation classique des oreillons) est actuellement rarement due aux oreillons. Il n’y a pas de risque à vacciner une personne qui a déjà eu la maladie et celle-ci sera en outre protégée contre les deux autres maladies. Le diagnostic reposait jusqu’à présent essentiellement sur la notion de contage et les manifestations cliniques. Cependant toutes les maladies avec exanthème maculo-papuleux (éruptions morbilliformes fébriles) peuvent être confondues avec la rougeole ou la rubéole : exanthème subit ou sixième maladie (roséole), mégalérythème épidémique, mononucléose infectieuse, infection par entérovirus, acrodermite papuleuse infantile, voire scarlatine, fièvre boutonneuse méditerranéenne, rash toxi-allergique et maladie de Kawasaki. De même, les parotidites actuelles sont rarement ourliennes. En outre, la valeur positive prédictive (VPP) du diagnostic clinique de la rougeole, c’est-à-dire la proportion réelle de rougeoles parmi les cas répondant aux critères de la définition clinique, diminue lorsque la prévalence de la maladie devient moins importante. Ainsi, on ne peut se contenter d’un diagnostic clinique de rougeole qui doit être confirmé par la mise en évidence dans le sang d’IgM spécifiques ou l’augmentation franche du titre des anticorps, en s’assurant qu’il n’y a pas eu de vaccination récente.
Les événements indésirables les plus courants sont une fièvre et une éruption cutanée bénigne pouvant ressembler à la rougeole et débutant 5 à 12 jours après l’injection. Une fièvre supérieure ou égale à 39,4° se produit chez 5 à 15 % des individus vaccinés entre les 5e et 12e jours suivant la vaccination et dure de 1 à 2 jours. Une éruption se produit chez environ 5 % des individus vaccinés, également entre les 5e et 12e jours, et dure de 1 à 3 jours. Une analyse des données de pharmacovigilance disponibles pour ces vaccins sur une période similaire de commercialisation dans le monde confirme leur bonne tolérance avec un taux de notifications global (toutes gravités confondues) de 1,25 cas pour 100 000 doses vaccinales. Fièvre, rash et réactions transitoires et d’intensité modérée au site d’injection prédominent. Par ailleurs, de nombreuses études n’ont pas trouvé de lien entre la vaccination et les troubles autistiques, comme cela avait été évoqué au Royaume-Uni. Les complications graves sont exposées dans le tableau I, comparées à celles suivant l’infection naturelle.
Oui, le nombre de vaccins administrés au cours de l’enfance a augmenté et de nombreuses maladies de l’enfance sont ainsi évitées. Mais aujourd’hui les enfants reçoivent, avec chaque vaccin, moins d’antigènes5 que dans le passé. Cela est possible grâce à l’évolution technologique permettant de produire des vaccins avec des antigènes mieux sélectionnés, mieux purifiés, mieux tolérés, tout en étant aussi protecteurs. La biotechnologie utilisée dans la production des vaccins a progressé, en particulier en matière de purification. Par exemple, les nouveaux procédés permettent de produire des vaccins acellulaires (comme le vaccin contre la coqueluche), débarrassés des extraits cellulaires ayant servi à la production, ou de produire des vaccins à base de protéines recombinantes par génie géné tique. Ces avancées limitent ainsi le nombre d’antigènes injectés aux seules fractions utiles pour une immunité protectrice d’efficacité comparable, tout en limitant les événements indésirables des vaccins.
L’avantage du vaccin combiné, c’est que votre enfant n’est piqué qu’une fois au lieu de trois. Or l’association de ces trois vaccins n’altère en rien la réaction du système immunitaire, qui peut répondre simultanément à de nombreux antigènes. Répondre à plusieurs antigènes à la fois n’a pas de conséquences : le nouveau-né, par exemple, est d’emblée capable de réactions de protection contre les milliards d’anti gènes qu’il rencontre dans l’environnement dans les heures qui suivent sa venue au monde. Avant même la naissance, l’être humain développe la capacité de réagir aux antigènes. Les études ont montré que le système immunitaire humain a une capacité très importante de répondre aux antigènes. Selon les modélisations, un nourrisson pourrait répondre à quelque 10 000 antigènes administrés en même temps : en d’autres termes, si l’on administrait onze vaccins à la fois, on n’« utiliserait » que 0,1 % de son système immunitaire.
Le principe de la vaccination consiste à injecter un antigène, c’est-à-dire à provoquer une réaction immunitaire protectrice de l’organisme sans provoquer la maladie. Les vaccins contre la rougeole, les oreillons et la rubéole contiennent des virus vivants atténués qui induisent une infection bénigne. Ils contiennent également des conservateurs et des stabilisateurs. Les virus du vaccin sont produits sur cultures cellulaires et passent par plusieurs étapes de purification. La néomycine est utilisée dans le milieu de culture pour empêcher sa contamination par des bactéries ; le sorbitol et la gélatine hydrolysée servent de stabilisants. Les quantités d’ovalbumine contenues dans le vaccin sont infimes, de sorte que l’allergie à l’oeuf n’est plus une contre-indication à la vaccination, mais doit faire l’objet d’une précaution d’emploi.
L’efficacité du vaccin et le risque d’événements indésirables ne varient pas pour un enfant souffrant d’une maladie bénigne telle que la fièvre, le rhume, la diarrhée, une otite… En revanche, la réponse immunitaire de votre enfant peut, dans certains cas, être influencée par la présence d’une autre infection plus sévère. De toute façon, s’il est très fatigué, mieux vaut différer la vaccination de quelques jours. Demandez conseil à votre médecin traitant. Les contre-indications à cette vaccination (vaccin vivant atténué) sont les suivantes :
Chez les patients ayant reçu des gammaglobulines ou une transfusion sanguine, la vaccination devra être repoussée d’au moins trois mois en raison du risque d’échec vaccinal dû aux anticorps dirigés contre la rougeole, les oreillons et la rubéole acquis de façon passive. La vaccination contre la rougeole est déconseillée pendant la grossesse ; cependant, une vaccination réalisée accidentellement chez une femme enceinte ne doit pas conduire à un avis d’interruption médicale de grossesse.
En France, seuls les vaccins contre la diphtérie (depuis 1938), le tétanos (depuis 1940), la tuberculose (BCG depuis 1950) et la poliomyélite (depuis 1964) sont obligatoires en population générale. Ces obligations ont été instituées à une période où les maladies infectieuses constituaient la première cause de mortalité. À partir des années soixante, on a assisté à une demande croissante de la population à participer aux décisions concernant sa santé. Cette évolution de notre société a orienté les autorités de santé vers la recherche d’une adhésion volontaire à la vaccination et aucun des nouveaux vaccins n’a été depuis rendu obligatoire en population générale. Cela ne signifie en rien que le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole soit moins utile ou moins efficace que les vaccins obligatoires. Un rôle important est dévolu aux médecins, qui doivent informer leurs patients du rapport bénéfice/risque de la vaccination, à la fois pour des raisons de protection individuelle, mais aussi dans la perspective d’une protection collective, qui représente un enjeu majeur. En effet, un individu qui refuse de se faire vacciner peut se trouver à l’origine de la transmission de la maladie.
Chaque hiver, les vaccins contre la grippe sont modifiés pour avoir le meilleur résultat possible. Des virus prototypes sont sélectionnés par le réseau OMS pour être le plus proche possible des virus circulants de l’hiver prochain. En Europe, les vaccins commercialisés sont des vaccins inactivés. La recherche vaccinale est en constant développement : utilisation d’adjuvants, de vaccins vivants atténués, nouvelles voies d’administration... La recherche sur les vaccins antiviraux est très dynamique, permettant de tester de nouvelles stratégies vaccinales. Pour ces vaccins, nous en sommes encore au stade de la recherche. Voir http://www.grippe-geig.com.
La grippe est particulièrement dangereuse pour certains sujets qui courent un risque important d’évolution sévère, soit directement, soit indirectement par l’apparition de complications organiques ou infectieuses.
Pour ces personnes, dites à haut risque, la vaccination antigrippale est formellement recommandée et elle est prise en charge gratuitement par l’Assurance Maladie en France comme dans d’autres pays. Voir la liste des sujets dont la vaccination est recommandée.
Le vaccin annuel est réactualisé chaque année en fonction de la variation des virus. La décision concernant la composition du vaccin est prise en février pour laisser le temps aux fabricants d’effectuer leur production. Le vaccin doit être prêt au début du mois d’octobre pour que la vaccination puisse commencer.
Il faut compter ensuite une quinzaine de jours pour que l’immunité conférée par le vaccin ait le temps de s’établir et que les vaccinés soient protégés dès le début de l’épidémie qui commence selon les années entre la fin octobre et, pour les épidémies les plus tardives, le mois d’avril. Il est recommandé de se faire vacciner dès que le vaccin est prêt, pour éviter les oublis ou les pénuries, mais, tant que l’épidémie n’a pas commencé, on peut toujours pratiquer la vaccination.
Une épidémie de grippe est un évènement naturel qu’il n’est pas possible de prévoir avec certitude. L’expérience montre que chaque année, une épidémie « saisonnière » atteint nos climats tempérés et cause maladies et mortalité. Un vaccin est disponible pour protéger les personnes les plus menacées. On sait aussi que trois fois par siècle, une pandémie, beaucoup plus sévère, atteint la totalité des cinq continents, correspondant à l’apparition d’un virus nouveau, trouvant devant lui une population totalement sensible.
La dernière pandémie a eu lieu en 1968 et la suivante peut se déclencher à tout moment. Les progrès de la surveillance des virus grippaux ont permis de repérer une souche aviaire (H5N1) qui pourrait être à l’origine de nouveaux développements. Des mesures préventives sont prises pour la prise en charge rapide et efficace d’une éventuelle nouvelle pandémie.
Toute vaccination vise à préparer un individu à se défendre contre un agent infectieux en apprenant à son organisme à le reconnaître. Pour cela, il est mis artificiellement en contact par le vaccin avec une forme inactivée du virus. Pour que la vaccination soit efficace, le vaccin doit avoir une bonne ressemblance avec les antigènes susceptibles d'induire une protection contre la maladie.
Le vaccin préparé une année est inefficace l'année suivante, car les virus en circulation sont différents de ceux à partir desquels il a été préparé. S'adapter aux variations du virus de la grippe est l'un des impératifs de la fabrication des vaccins.
Il n’existe pas de tableau spécifique de la grippe. Le diagnostic clinique de grippe repose sur une association de symptômes appelée « syndrome grippal » sans qu’il y ait de définition consensuelle internationale de ce terme. De fait, il est parfois difficile devant un patient fébrile, tousseur et fatigué de conclure avec certitude qu’il s’agit d’une grippe.
Une fois le démarrage de l’épidémie de grippe confirmée par les réseaux de surveillance, la probabilité que la grippe soit la cause des infections respiratoires aiguës vues par les médecins devient très forte. Toutefois, le diagnostic de certitude de la grippe est virologique, basé sur l’analyse d’un prélèvement effectué en grattant le nez ou la gorge du patient. Cette confirmation au laboratoire ou par tests rapides n’est faite que dans le cadre des réseaux de surveillance épidémiologique de la grippe. Voir http://www.grippe-geig.com.
Les données les plus récentes montrent sans ambiguïté que la revaccination annuelle ne présente pas d’inconvénient et qu’elle n'est pas responsable d'une diminution de la protection chez les sujets, qu’ils soient jeunes ou âgés.
adjuvants.
Source: AFSSAPS.
Après un avis positif du comité scientifique de l’Agence européenne d’évaluation des médicaments (EMEA), la Commission européenne a accordé une autorisation de mise sur le marché à 3 vaccins grippaux pandémiques, car leur qualité pharmaceutique, leur efficacité clinique et leur profil de sécurité ont été jugés satisfaisants. Des procédures d’autorisation accélérées ont été menées en parallèle de la mise en oeuvre de la fabrication, pour répondre à une situation d’urgence en termes de santé publique et permettre de disposer le plus rapidement possible des doses de vaccin A (H1N1), en s’appuyant sur les développements antérieurs en vue de produire un vaccin contre le virus H5N1.
Source: AFSSAPS
Non car les vaccinations contre la grippe A (H1N1)v seront effectuées dans des centres de vaccination spécifiquement désignés par chaque préfet de région, comme le précise la circulaire ministérielle du 21 août 2009 disponible sur le site du Ministère de la Santé.
Source: AFSSAPS
La vaccination contre la grippe A (H1N1)v, recommandée mais non obligatoire, débutera en octobre à une date qui sera confirmée par les autorités sanitaires et qui devrait se situer autour de la mi-octobre.
La vaccination sera progressivement étendue à l’ensemble de la population française, en raison de la livraison échelonnée dans le temps des doses vaccinales par les fabricants, en prenant en compte les priorités définies pour certaines catégories de personnes plus exposées ou vulnérables au virus de la grippe A (H1N1), sur la base du récent avis du Haut Conseil de santé publique.
Source: AFSSAPS
Dans le contexte pandémique actuel, toute la population française est concernée.
Cependant, l’impossibilité pour les fabricants de livrer un stock suffisant de doses vaccinales début octobre prochain a conduit les autorités de santé à proposer cette vaccination prioritairement aux professionnels de santé nécessaires au maintien de l’organisation des soins, et aux sujets dit à risque c’est-à-dire présentant une exposition plus élevée au virus ou des états pathologiques susceptibles d’accroître le risque d’une atteinte grave.
Source: AFSSAPS
Le schéma vaccinal validé dans les essais cliniques des vaccins pandémiques A(H5N1) comporte l’administration de deux doses espacées au minimum de 21 jours.
Toutefois, les données d’immunogénicité (c'est-à-dire la capacité du vaccin à stimuler la production des anticorps contre le virus H1N1) des vaccins pandémiques A(H1N1)v pourraient faire reconsidérer ce schéma si la première dose permet l’obtention d’un effet protecteur suffisant, comme le suggèrent des données encore préliminaires qui sont disponibles.
Source: AFSSAPS
Conformément aux recommandations du Haut Conseil de Santé Publique du 7 septembre 2009, un allongement de ce délai de 21 jours entre les deux doses vaccinales jusqu’à 6 mois ne devrait pas réduire l’efficacité de la vaccination.
Source: AFSSAPS
Non, les vaccins indiqués contre la grippe saisonnière ne sont pas efficaces contre le virus A (H1N1)v. C’est pourquoi il est recommandé d’utiliser des vaccins spécifiques à la grippe pandémique A (H1N1)v selon les recommandations émises par le Haut Conseil de santé publique.
Source : AFSSAPS
Il s’agit des personnes dont le système immunitaire ou les poumons sont fragilisés. Le système immunitaire est fragile chez les petits enfants, lorsqu’il existe une immunodéficience congénitale ou acquise (VIH/SIDA), pendant un traitement immunosuppresseur (cancer, maladie auto-immune, greffe d’organe), lors de maladies du sang et chez les personnes de tout âge avec une maladie chronique (diabète ou insuffisance rénale par exemple). Les poumons sont fragilisés chez les personnes qui souffrent d’un problème cardiaque (insuffisance cardiaque, malformation congénitale, …) ou pulmonaire (asthme, bronchite chronique, mucoviscidose, tabagisme, etc.). Les femmes enceintes ont un risque très augmenté de complications graves de la grippe A (H1N1)v, notamment pendant le deuxième et troisième trimestre de la grossesse.
Source: AFSSAPS
La problématique des enfants est moins bien cernée, les données disponibles étant peu précises en matière de tranche d’âge pour la grippe A (H1N1)v, l’exposition au risque est donc principalement extrapolée à partir des données issues de la grippe saisonnière.
Classiquement, les jeunes enfants sont exposés à un risque accru de complications graves, et parfois mortelles de la grippe saisonnière. Par ailleurs, l’analyse des épidémies mexicaine, américaine et canadienne suggère une susceptibilité à l’infection nettement supérieure chez les enfants
Source: AFSSAPS
Les données d’efficacité étant limitées chez le très jeune enfant avec les vaccins pandémiques autorisés, c’est la vaccination de l’entourage direct (parents, fratrie…) qui est retenue comme la stratégie la plus adaptée pour protéger le nourrisson âgé de moins de 6 mois.
Source: AFSSAPS
Parce que la grippe A(H1N1)v affecte principalement les sujets âgés de 5 à 50 ans. En effet, l’incidence de l’infection est la plus basse parmi les personnes âgées de 65 ans et plus. Une hypothèse émise pour expliquer cette distribution inhabituelle est que ces personnes sont assez âgées pour bénéficier d’une mémoire immunitaire vis-à-vis de ce virus particulier par rapport au reste de la population naïve. Cette mémoire immunitaire viendrait du fait que ces sujets auraient été infectés antérieurement par un virus A(H1N1)v antigéniquement dérivé du virus de la grippe espagnole H1N1 dont une des composantes, l’hémagglutinine, partage un ancêtre commun avec l’ancêtre de l’hémagglutinine portée par les virus du lignage porcin classique et contenu dans le virus A(H1N1)v.
Source: AFSSAPS
Il est recommandé de vacciner à partir du deuxième trimestre de grossesse afin de réduire le risque de formes graves et de décès lies à la grippe surtout au cours des deuxième et troisième trimestre. Sur la base des données actuellement disponibles, le nombre de décès provoqués par la grippe A(H1N1)2009 apparaît actuellement modéré, proche de celui de la grippe saisonnière. Cependant, à la différence de ce qui est observé durant les épidémies saisonnières, au cours desquelles plus de 90 % des décès surviennent chez des personnes âgées, la plupart des formes graves et des décès liés à la grippe A(H1N1)2009 sont observés chez des sujets de moins de 59 ans (75 %) . De plus environ un tiers des décès surviennent chez des sujets sans co-morbidité associée, les femmes enceintes constituant un groupe particulièrement à risque.
Source: AFSSAPS
Selon l’avis du Haut Conseil de Santé Publique, il n’est pas recommandé d’administrer simultanément (au cours de la même séance et en deux points du corps différents) un vaccin grippal saisonnier et un vaccin pandémique A (H1N1)v. En effet, il n’existe actuellement aucune donnée permettant d’exclure la possibilité d’une interférence (en matière d’immunogénicité ou de tolérance) entre le vaccin saisonnier et les vaccins pandémiques A(H1N1)v. Le vaccin grippal saisonnier doit être administré en premier et le plus rapidement possible aux sujets chez lesquels cette vaccination est recommandée. Un intervalle minimal de 21 jours doit être respecté entre l’administration d’une dose du vaccin saisonnier et l’administration de la première dose de vaccin pandémique.
Source: AFSSAPS
Les vaccins contre la grippe saisonnière sont bien tolérés. S’ils surviennent, les événements indésirables sont le plus souvent mineurs, prenant surtout la forme de réactions locales (douleur, rougeur, gonflement) au point d’injection ou de fièvre modérée, et ne durent pas plus de 48 heures.
Source: AFSSAPS
Le syndrome de Guillain – Barré est une affection neurologique qui se caractérise par une perte des reflexes et une paralysie symétrique qui débute le plus souvent par les membres inferieurs pour se propager vers le haut du corps. Le syndrome de Guillain-Barré est une maladie potentiellement grave. Dans la plupart des cas, la récupération est complète mais 10 % des patients gardent des séquelles motrices et l’évolution peut être fatale dans 5 % des cas. Il s’agit d’une maladie rare dont l’incidence dans la population générale est en France de l’ordre de 2,8 pour 100 000 habitants par an, en dehors de tout contexte pandémique.
Source AFSSAPS
On ne peut pas l’exclure complètement, mais ce risque serait en tout état de cause très faible. L’association entre la vaccination antigrippale et la survenue d’un syndrome de Guillain-Barré a été évoquée pour la première fois en 1976 aux Etats-Unis, lors de la campagne de vaccination contre le virus A/New Jersey /H1N1. Depuis, plusieurs études portant sur la vaccination contre la grippe saisonnière ont été conduites, la plupart d’entre elles n’ont pas montré d’association. Seule une étude conduite aux Etats-Unis sur deux périodes de grippe saisonnière a mis en évidence un risque très faible d’environ un cas pour 1 million de vaccinés. Dans 60 à 70 % des cas, le syndrome de Guillain-Barré succède à un épisode infectieux aigu viral ou bactérien (infection des voies respiratoires ou gastro-intestinales notamment à Campilobacter Jejuni) survenu dans les semaines précédant la maladie. La grippe, en particulier, est en elle-même un facteur de risque susceptible de déclencher un tel syndrome.
Source: AFSSAPS
Les vaccins comportent des antigènes c'est-à-dire des éléments qui vont induire une réponse immunitaire capable de protéger l’individu contre l’infection naturelle ou d’en atténuer les conséquences. (bactéries ou virus vivants atténués, agent bactérien ou viral entier inactivé, fractions antigéniques ou sous-unités vaccinantes).
Les autres composants sont les adjuvants (sels d’aluminium, adjuvant lipidique..) qui stimulent la réaction immunitaire induite par les vaccins, les conservateurs (thiomersal) qui évitent le risque infectieux principalement retrouvé dans les présentations multidoses, et des agents inactivants (formaldéhyde) pour l’inactivation et la détoxification des agents infectieux.
Source: AFSSAPS
Le thiomersal contenu dans les vaccins joue plusieurs rôles. Il peut être ajouté dès les premières étapes de la production d'un vaccin afin d'éviter tout risque de contamination (diphtérie, tétanos...), pour inactiver une souche bactérienne (par exemple coqueluche) ou lorsque la stérilisation est difficile (par exemple grippe). Enfin, il peut être ajouté comme conservateur en phase terminale de production, un élément essentiel pour limiter le risque infectieux des présentations multidoses.
Source: AFSSAPS
Il n’y a plus de thiomersal dans les vaccins grippaux saisonniers.
Il n’est utilisé que dans les présentations multidoses en tant que conservateur (éviter le risque de contamination infectieux). C’est le cas de la majorité des vaccins pandémiques A(H1N1)v.
Néanmoins, les vaccins contiennent des doses minimes de thiomersal, entre 0.003% et 0.01%, soit au maximum 25-50ug/dose. A ces doses, tout risque de toxicité est a priori exclu.
Le risque identifié est celui d'une allergie de contact se traduisant par une réaction cutanée inflammatoire survenant au site d'injection plus de 48-72h après une vaccination (hypersensibilité "retardée") et persistant quelques jours, rarement quelques semaines. Les études scientifiques n’ont pas confirmé l’existence d’un risque neurologique, qui avait été avancé.
Source: AFSSAPS
Deux vaccins contre la grippe A (H1N1)v contiennent des adjuvants à base de squalène (huile de foie requin) : MF59 et AS03. Le squalène est une substance que l'on trouve à l'état naturel dans les plantes, chez l'animal et chez l'homme. Dans l'organisme humain, il est synthétisé dans le foie et véhiculé par la circulation sanguine. On le trouve également dans différents aliments, produits cosmétiques, médicaments en vente libre et compléments alimentaires. Il est commercialement extrait de l'huile de poisson, en particulier de l'huile de foie de requin. Il est ensuite purifié et utilisé dans certains produits pharmaceutiques et vaccins. Les adjuvants à base de squalène que l'on rajoute aux vaccins ont pour rôle de renforcer la réponse immunitaire.
Source: AFFSAPS
Le risque associé à la présence d’adjuvants à base de squalène dans les vaccins grippaux A (H1N1)v est actuellement théorique. En effet, les données chez l’animal n’ont retrouvé aucun effet toxique, que ce soit en termes de toxicité générale, de génotoxicité ou de toxicité de la reproduction (embryotoxicité ou foetotoxicité). Il s’agit de substances métabolisées dans l’organisme et qui ne s’y accumulent pas.
L’un de ces adjuvants (MF59) est présent dans des vaccins administré à plusieurs dizaines de millions d’exemplaires, notamment l’un des vaccins utilisés contre la grippe saisonnière en Europe (environ 45 millions de doses depuis 1997). La large utilisation de ce vaccin n’a pas conduit au signalement d’effets indésirables post-vaccinaux importants et témoigne de sa bonne tolérance.
S’agissant des adjuvants de type AS03, les données disponibles à ce jour sont issues d’études cliniques, et portent sur un nombre plus faible de personnes. Elles ne suscitent pas à ce jour de préoccupation particulière du point de vue de la tolérance.
Source: ASSAPS
Certains producteurs de vaccins ont entrepris de développer et de produire des vaccins sans adjuvants.
Ces vaccins pourraient le cas échéant être utilisés à titre de précaution en l’absence de toute preuve de risque pour vacciner certaines personnes dont le système immunitaire est modifié tels que les très jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes immunodéprimées.
Source: AFSSAPS
Un dispositif de surveillance sera actionné au démarrage de la campagne de vaccination. Il a pour objectif de
détecter les effets indésirables médicamenteux (EIM) des vaccins grippaux A (H1N1)v et le cas échéant, des
antiviraux (oseltamivir et zanamivir) sur le territoire français.
Cette évaluation continue de la tolérance des vaccins H1N1 et des médicaments antiviraux permettra de
prendre rapidement toute mesure supplémentaire de minimisation du risque qui pourrait s’imposer, et de
modifier la stratégie de vaccination, si nécessaire.
En cas de signal d’alerte susceptible de conduire à une réévaluation du rapport bénéfice-risques, tant des
vaccins H1N1 que des médicaments antiviraux les autorités compétentes des Etats membres de la communauté
européenne s’informeront mutuellement afin de prendre des dispositions concertées.
Source: AFSSAPS
Si l’on se fonde sur les résultats de la surveillance des effets secondaires des vaccins contre la grippe saisonnière produits selon des procédés analogues et déjà commercialisés depuis plusieurs années, rien n’indique actuellement que le vaccin contre la grippe A (H1N1)v puisse avoir des effets secondaires à long terme. Mais le dispositif de surveillance des effets indésirables qui sera mis en place au démarrage de la campagne de vaccination permettra de réaliser une évaluation en continu de la tolérance de ces vaccins.
Source: AFSSAPS
Il est recommandé de se rapprocher de son médecin, ou de son pharmacien pour avis. Le cas échéant, ils se chargeront d’établir une déclaration auprès du centre régional de pharmacovigilance (CRPV) dont ils dépendent géographiquement. Ces professionnels de santé pourront déclarer au système de pharmacovigilance selon les modalités habituelles ou en utilisant un formulaire accessible sur le site de l’Afssaps. Par ailleurs, il est prévu que les patients puissent déclarer eux-mêmes des effets secondaires qu’ils suspectent d’être liés à la vaccination H1N1 ou à un traitement antiviral. La fiche de déclaration « patients » est téléchargeable sur le site de l’Afssaps (http://www.afssaps.fr/). Une fois dûment remplie, elle devra être adressée au CRPV couvrant le département de résidence du patient déclarant.
Source: AFSSAPS
La production de ces vaccins inactivés implique pour tous, à ce jour, l’usage d’oeufs.
Une hypersensibilité avérée
à l’oeuf (en particulier quand il y a eu choc anaphylactique) est une contre-indication formelle à cette vaccination.
De même, une allergie sévère rattachée à un autre composant du vaccin est une contre-indication.
Source: AFSSAPS
A la date du 22 octobre (la réponse pourra évoluer au cours du temps).
Pour les femmes enceintes, le Haut Conseil de santé publique recommande effectivement, quand cela est possible, de privilégier un vaccin contre la grippe pandémique sans adjuvant par rapport à un vaccin avec adjuvant. Cette recommandation n'est pas liée à l'objectivation d'un risque particulier qui serait du au vaccin avec adjuvant, mais au fait que les essais cliniques conduits durant les mois passés avec les vaccins avec adjuvant n'ont pas fourni de données concernant les femmes enceintes. Si une vague épidémique forte survient alors que le vaccin sans adjuvant n'est pas disponible, le médecin pourra dans ce cas vous conseiller la vaccination avec un vaccin contenant un adjuvant.
Le vaccin antigrippal (saisonnier ou grippe pandémique) ne rend pas contagieux. En effet, il s’agit d’un vaccin inactivé fait de fragments viraux. Il n’y a donc aucun risque de développer une grippe lors de l’injection ou de transmettre le virus à son entourage dans les jours suivants la vaccination. Par contre, la vaccination diminuera ultérieurement le risque de développer une grippe et de transmettre ainsi le virus à son entourage.
Oui, le virus de la grippe peut être transmit à l'entourage en l'absence de tout symptôme. En effet, la personne infectée par la grippe est contagieuse jusqu'à 2 jours avant le début des symptômes (période dite « d’incubation » de la maladie). Dans certains cas, la grippe sera même asymptomatique et une personne qui était contagieuse ne fera pas la maladie, au contraire de son entourage qui pourra développer des formes symptomatiques, voir sévères.
Oui, il est conseillé de continuer à se faire vacciner contre la grippe pandémique H1N1 auprès de son médecin traitant. En effet, bien que le nombre de cas semble en deçà du « seuil épidémique », le virus circule toujours à bas bruit et une infection est encore possible. De plus, une nouvelle augmentation des cas (ou nouveau pic épidémique) reste possible et cela de manière imprévisible.
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