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Rougeole en Argentine - 31/08/2010

Suite à l'apparition de plusieurs cas de rougeole dans la province de Buenos Aires en Argentine, les autorités locales ont intensifié la communication sur la campagne de vaccination en cours. Le ministère de la santé argentin rappelle que la vaccination est le seul moyen de se protéger.

Source : France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Pour plus d'informations : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/argentine_12200/index.html

Auteur : Jean-Louis KOECK

Lancement de la campagne de vaccination antigrippale à La Réunion - 29/08/2010

Dans l'île de La Réunion, les personnes à risque (voir le formulaire de MesVaccins.net pour savoir de qui il s'agit) ont été invités à se faire vacciner contre la grippe saisonnière dès le 20 août 2010, date de démarrage de la campagne de vaccination antigrippale à La Réunion (soit un mois avant la métropole). En effet, le Haut Conseil de la santé publique a émis un avis pour que la vaccination antigrippale à La Réunion débute dès cette année avant la métropole, car la période d’activité de la grippe saisonnière y survient habituellement durant l’hiver austral. La campagne de vaccination antigrippale prendra fin le 31 janvier 2011 pour la France entière. Le vaccin utilisé cette année comporte des antigènes provenant de trois souches de virus grippal, dont celle responsable de la grippe pandémique (virus influenza A (H1N1) 2009).

Contrairement aux années précédentes à la même période, la situation épidémiologique actuelle ne fait pas apparaître d’épidémie de grippe mais traduit la circulation de virus saisonniers dans l’île.

Source : Agence de Santé Océan Indien (ARS-OI), Caisse Générale de Sécurité Sociale de la Réunion (CGSS) et Régime Social des Indépendants (RSI).

Pour plus d'informations : http://www.urml-reunion.net/ARS/20100819-vaccination-gippe.pdf

Auteur : Jean-Louis KOECK

Existe-t-il un lien entre la survenue de cas de narcolepsie et la vaccination contre la grippe A(H1N1) 2009 ? - 27/08/2010

Le 18 août 2010, les autorités sanitaires suédoises ont informé l’Agence européenne du Médicament (EMA) et l’ensemble des états membres, de la survenue de six cas de narcolepsie chez des enfants âgés de 12 à 16 ans, un à deux mois après une vaccination par le vaccin Pandemrix®. En France, depuis le 23 août, six cas de narcolepsie avec cataplexie constatés chez des personnes ayant été vaccinées contre la grippe A(H1N1) 2009 ont été signalés à l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé). Comme dans d'autres pays européens, il semble que la maladie soit survenue un à plusieurs mois après la vaccination.

La narcolepsie avec cataplexie est une maladie rare qui se manifeste par une somnolence excessive et sévère durant la journée, associée à des crises de cataplexie (pertes du tonus musculaire) déclenchées par une forte émotion. En France, le nombre de nouveaux cas annuels est de 7 à 8 par million de personnes, soit environ 500 cas par an. Environ six millions de personnes ont été vaccinées en France contre la grippe A(H1N1) 2009 ; même en l'absence de lien entre la vaccination et la survenue de cas de narcolepsie-cataplexie, le nombre attendu de cas de cette maladie dans la population vaccinée devrait donc être approximativement de 42 à 48 cas dans l'année suivant la vaccination. L'existence d'un lien entre vaccination et effets indésirables est souvent difficile à établir. La nouvelle intitulée "Effets indésirables post-vaccinaux : cause ou coïncidence ?", publiée le 17 novembre 2009 sur MesVaccins.net, apporte des explications complémentaires à ce sujet.

Ces données de pharmacovigilance font actuellement l’objet d’une évaluation par l'Agence Européenne du Médicament (EMA) en collaboration avec les autorités de santé européennes. L’AFSSAPS précise qu'à ce stade un lien entre la vaccination contre la grippe A(H1N1) 2009 et la survenue de cas de narcolepsie-cataplexie n’a pas été établi.

Source : AFSSAPS.

Auteur : Jean-Louis KOECK

Choléra au Nigéria - 25/08/2010

Suite au développement d'une épidémie de choléra dans les Etats de Borno et de Bauchi, dans le Nord-Est du Nigéria, et malgré les efforts du gouvernement et des autorités sanitaires du pays pour l'enrayer, le nombre de morts entre le 18 et le 23 août est passé de 67 à 360 et celui des malades de 1 742 à 5 320.

Par ailleurs, les voyages sont déconseillés dans l'ensemble du pays.

Source : France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Pour plus d'informations : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/nigeria_12319/index.html

Auteur : Jean-Louis KOECK

Le vaccin anti-rotavirus Rotarix® efficace et bien toléré selon l'Agence européenne du médicament - 19/08/2010

Selon l'Agence européenne du médicament, le circovirus porcin de type 1 présent en très petite quantité dans le vaccin oral anti-rotavirus Rotarix® ne représente pas un risque pour la santé publique et confirme que le rapport bénéfices/risques est en faveur de l'utilisation de ce vaccin. Les données concernant des millions d'enfants ayant déjà reçu ce vaccin montrent en effet qu'il est efficace et bien toléré. Le laboratoire pharmaceutique GSK propose néanmoins de revoir le processus de fabrication de manière à produire un vaccin exempt de circovirus porcin. En France, deux vaccins anti-rotavirus possèdent une autorisation de mise sur le marché, le vaccin Rotarix® cité ci-dessus et le vaccin Rotateq® (laboratoire sanofi-pasteur MSD). Cependant, en France, le Haut Conseil de la santé publique n'a pas pour l'instant recommandé son utilisation chez les nourrissons.

Pour plus d'informations : http://www.ema.europa.eu/ema/index.jsp?curl=pages/news_and_events/news/2010/07/news_detail_001059.jsp&murl=menus/news_and_events/news_and_events.jsp&mid=WC0b01ac058004d5c1

Auteur : Jean-Louis KOECK

Cas de diphtérie à Kalimantan (Indonésie) - 18/08/2010

Des cas de diphtérie sont survenus en Indonésie à Kalimantan (partie indonésienne de l'île de Bornéo). Durant la période de janvier à mai 2010, le département de la santé publique de Malikpapan a notifié huit cas suspects de diphtérie dont deux confirmés par une culture bactérienne positive. Pour les six autres, le diagnostic est resté probable mais non confirmé. Parmi les deux cas de diphtérie confirmés, on déplore un décès. Durant cette période, des prélèvements ont été effectués et mis en culture parmi les proches et les contacts des huit cas mentionnés ci-dessus. Parmi les 122 mises en culture réalisées, 11 étaient positives, dont deux provenaient de patients malades et neuf de porteurs asymptomatiques.

La répartition selon l'âge était la suivante :

  • 1 à 4 ans : 25 % ;
  • 5 à 15 ans: 62 % ;
  • > 15 ans : 13 %.

La distribution mensuelle des cas durant cette période de cinq mois était la suivante :

  • Janvier : 2 cas ;
  • Février : 1 cas ;
  • Mars : 0 cas ;
  • Avril : 4 cas ;
  • Mai : 1 cas.

Les quartiers atteints par cette maladie étaient Mangar Baru, Damai, Gunung Ahagia et Mekar Sari.

Depuis le mois de mai, aucun nouveau cas n'a été identifié.

Auteur : Jean-Jacques Bernatas

Brucellose en france - 18/08/2010

Treize cas de brucellose ont été déclarés dans 10 départements au cours du premier semestre 2010. Les patients étaient âgés de 1 à 75 ans (médiane et moyenne 38 ans). Toutes les souches isolées sauf une appartenaient à l’espèce Brucella melitensis biovar 3. La dernière souche, isolée chez un patient contaminé en Turquie, était une Brucella melitensis biovar 1.

Tous les cas rapportaient au moins une exposition à risque. Douze étaient « importés » : neuf avaient été contaminés lors d’un séjour en zone enzootique et trois avaient été infectés lors de la consommation de fromage ou de lait ramené d’un pays enzootique. Tous les patients ayant voyagé rapportaient au moins une activité à risque pour la brucellose dans le pays visité : contact direct avec des animaux d’élevage, consommation de lait cru ou de produits laitiers à base de lait cru (yaourts, fromage frais). Pour les 9 cas contaminés au cours d’un séjour dans un pays enzootique, le pays de contamination était l’Algérie pour 4 patients, la Turquie pour 2 patients, le Portugal pour 2 patients, et le Maroc pour 1 patient. Pour les 3 cas contaminés par la consommation d’un produit laitier ramené d’un pays enzootique, l’aliment provenait de Turquie pour 1 cas et d’Algérie pour 2 cas. Ces deux derniers étaient de la même famille (un enfant de 1 an et sa mère). Le cas « autochtone » était un technicien de laboratoire ayant manipulé les prélèvements cliniques d’un cas importé déclaré au cours du premier semestre 2010.

Source : institut de veille sanitaire.

Auteur : Jean-Louis KOECK

Dossier consacré aux vaccinations dans la revue trimestrielle du Haut Conseil de la santé publique - 18/08/2010

Un dossier sur les vaccinations a été publié dans le dernier numéro de la revue "Actualité et dossier en santé publique" (AdSP), éditée trimestriellement par le Haut Conseil de la santé publique. Les sujets abordés sont en particulier les déterminants de la politique vaccinale, une étude historique et sociologique de la vaccination (de l'inoculation à la vaccination), le caractère obligatoire ou recommandé de la vaccination, les procédures administratives aboutissant à une recommandation vaccinale, l’utilisation de la modélisation, la recherche publique et privée autour des vaccins en France, les bases immunologiques de la vaccination, la rougeole avec des comparaisons internationales, la perception des médecins et l'organisation au cours d’une campagne locale de vaccination, la perception de la vaccination par les médecins généralistes, l'organisation d’une campagne de vaccination locale (exemple de Dieppe pour la vaccination contre les infections invasives à méningocoque B), les dangers et risques des vaccins (mythes et réalités), la pharmacovigilance des vaccins et enfin les « périls » associés aux campagnes de vaccination. On trouvera également dans ce numéro très riche des tribunes sur la mobilisation pour ou contre les vaccins, la pédagogie autour du vaccin et l’accès à la vaccination des populations des pays en développement.

Auteur : Jean-Louis KOECK

Couvertures vaccinales des enfants et des jeunes filles entre 2004 et 2009 - 18/08/2010

L'InVS vient de publier un rapport sur les couvertures vaccinales des enfants âgés de deux ans durant la période 2004-2007 à partir des certificats de santé du 24ème mois. Les couvertures diphtérie, tétanos, poliomyélite, coqueluche et Haemophilus influenzae b étaient stables entre 2004 et 2007 (environ 90 % pour 3 doses plus un rappel). Les couvertures rougeole, rubéole et oreillons (RRO) et hépatite B étaient en progression. Elles étaient de 90 % pour la couverture RRO et de 42 % pour la couverture hépatite B en 2007. La couverture BCG a diminué pour atteindre 78,2 % la même année (la vaccination des enfants n'est plus obligatoire depuis 2007). Les mêmes tendances sont observées au niveau départemental. Il faut noter que le certificat de santé du 24ème mois est l’outil de base pour estimer la couverture vaccinale chez les jeunes enfants. Jusqu’en 2004, les conseils généraux transmettaient des données agrégées issues des certificats pour leur département. Les données agrégées correspondent au rapport entre le nombre d’enfants vaccinés (numérateur) et le nombre d’enfants pour lesquels le certificat de santé du 24ème mois a été exploité (dénominateur). Depuis 2004, les Conseils généraux transmettent un fichier de données individuelles, ce qui permet de connaître le statut vaccinal de chaque enfant pour lequel les informations ont été saisies. Le fait de disposer de données individuelles permettra d’estimer les couvertures vaccinales en fonction de certains facteurs sociodémographiques présents sur les certificats de santé.

Cependant, les estimations des couvertures vaccinales à partir des certificats de santé du 24ème mois ne sont disponibles qu'après un long délai. C'est pourquoi une autre estimation des couvertures vaccinales en secteur libéral a été réalisée à travers l’échantillon généraliste des bénéficiaires (EGB) en France pour la période 2004-2009. Cet échantillon permet en effet d’obtenir des estimations de couvertures vaccinales plus rapidement et de suivre les couvertures vaccinales des vaccins obligatoires ou recommandés dans le calendrier vaccinal. L’EGB est un échantillon représentatif des bénéficiaires du régime général de l’Assurance maladie composé d’environ 500 000 personnes. Il permet de relier les caractéristiques sociodémographiques des bénéficiaires à leurs consommations de soins au cours du temps. La population étudiée était d’une part celle des enfants nés entre 2004 et 2008 pour la couverture vaccinale des vaccins de l’enfant et d’autre part celle des jeunes filles âgées de 14 à 17 ans pour la couverture de la vaccination contre les infections à papillomavirus humain (HPV). Les couvertures vaccinales estimées avec l’EGB d’une part et avec les certificats de santé d’autre part sont proches pour les vaccins RRO et hépatite B mais diffèrent pour le BCG. La couverture hépatite B (1 dose) à 6 mois a fortement progressé chez les enfants nés en 2008 (2007 : 26,8 % ; 2008 : 55,5 %) suite à l’obtention du remboursement du vaccin hexavalent en mars 2008. La couverture à 24 mois du rappel contre les infections à pneumocoque progresse pour les enfants nés entre 2004 et 2007 mais reste très insuffisante (58,8 % pour la cohorte 2006). Parmi les jeunes filles âgées de 14 à 17 ans en 2008, 38,2 % avaient débuté une vaccination HPV. L'EGB étant par définition limité au secteur libéral, il est difficile de repérer les enfants vaccinés en PMI (Protection maternelle et infantile). Il a pour avantage de permettre un suivi réactif des couvertures vaccinales, particulièrement utile pour les nouveaux vaccins.

Auteur : Jean-Louis KOECK

Grippe A(H1N1) 2009 : la pandémie terminée pour l'OMS - 11/08/2010

Le Directeur général de l'OMS, le Dr Margaret Chan, a annoncé que la grippe due au virus influenza A(H1N1) 2009 était désormais entrée dans la période postpandémique.  Cependant, des flambées localisées plus ou moins importantes de la maladie sont possibles.

Pour plus d'informations : http://www.who.int/mediacentre/news/statements/2010/h1n1_vpc_20100810/fr/index.html

Auteur : Jean-Louis KOECK

Fièvre jaune en Côte d'Ivoire - 01/08/2010

Depuis le 3 mai 2010, une épidémie de fièvre jaune a tué deux personnes à Abidjan, en Côte d'Ivoire, avec au moins 19 cas rapportés. Un autre cas a été confirmé à Grand Bassam. A Bouake, d'autres cas sont en cours de confirmation. Une campagne de vaccination devait débuter dans les trois villes concernées.

Source : Promed.

Auteur : Bruno SOULLIÉ

Choléra au Cameroun - 01/08/2010

Le choléra a fait 77 morts dans le nord du Cameroun depuis le début juin 2010, a déclaré lundi 26 juillet 2010 le gouvernement, suscitant l'inquiétude que la pire épidémie depuis 2004 puisse se propager dans les pays voisins (Nigéria et Tchad). Selon le Comité international de la Croix-Rouge, il existe un risque de propagation rapide de l'épidémie.

Auteur : Bruno SOULLIÉ

Pakistan : premiers cas de choléra après les inondations - 01/08/2010

Le bilan des inondations sans précédent qui frappent le nord-ouest du Pakistan a dépassé les 1.100 morts, alors que des milliers de sinistrés étaient piégés par les eaux et sous la menace des épidémies après l'apparition de premiers cas de choléra.

Auteur : Bruno SOULLIÉ

Rougeole en Zambie - 28/07/2010

Une épidémie de rougeole sévit actuellement au Zambie. Il est conseillé aux voyageurs qui doivent se rendre dans ce pays de vérifier leur vaccination contre cette maladie et de consulter au préalable leur médecin.

Source : France-Diplomatie-Ministère des Affaires étrangères et européennes.

Pour plus d'informations : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/zambie_12303/index.html

Auteur : Jean-Louis KOECK

 !  Nouvel avis relatif à l’utilisation du vaccin méningococcique conjugué tétravalent A, C, Y, W135 Menveo® - 26/07/2010

Un nouvel avis du Haut Conseil de santé publique (HCSP), relatif à l’utilisation du vaccin méningococcique conjugué tétravalent A, C, Y, W135 Menveo®, vient d'être publié. Dans le cadre de la procédure de mise sur le marché du vaccin conjugué tétravalent contre les infections invasives méningococciques Menveo®, le HCSP recommande l'utilisation préférentielle, dans les situations où l’élargissement de la vaccination méningococcique aux autres sérogroupes A, Y ou W135 est nécessaire, l’utilisation du vaccin méningococcique conjugué tétravalent A, C, Y, W135 Menveo® pour les populations suivantes : 

1. Personnels des laboratoires de recherche travaillant spécifiquement sur le méningocoque ;

2. Sujets âgés de 11 ans et plus exposés transitoirement aux méningocoques A, Y ou W135 du fait d’un contact avec un cas d’infection invasive à méningocoque de sérogroupe A, Y, ou W135. La vaccination doit alors être réalisée au plus tard dans les 10 jours qui suivent l’hospitalisation du cas index ;

3. Sujets âgés de 11 ans et plus exposés transitoirement aux méningocoques A, Y ou W135 se rendant : 

  • dans une zone d’endémie à méningocoque A, Y ou W 135, notamment la ceinture de la méningite en Afrique subsaharienne, au moment de la saison sèche ou dans toute autre zone où sévit une épidémie, dans des conditions de contact étroit et prolongé avec la population locale. La vaccination doit être réalisée au moins 10 jours avant le départ, 
  • au pèlerinage de La Mecque (Hadj ou Umrah). La vaccination doit être pratiquée au moins 10 jours avant le départ. 

4. Sujets âgés de 2 ans et plus :

  • qui sont porteurs d’un déficit en fraction terminale du complément ou qui reçoivent un traitement anti-C5A,
  • qui sont porteurs d’un déficit en properdine,
  • ou ayant une asplénie anatomique ou fonctionnelle, 

devraient pouvoir bénéficier d’une protection durable et étendue à l’ensemble des sérogroupes de méningocoque. Afin d’éviter un phénomène d’hyporéactivité immunologique lors d’administrations itératives de vaccins méningococciques non conjugués, le vaccin tétravalent conjugué Menveo® devrait être privilégié. 

En l’absence d’AMM dans la tranche d’âge comprise entre 2 et 10 ans, seul le vaccin tétravalent non conjugué A, C, Y, W135 peut être actuellement utilisé. L'utilisation du vaccin Menveo® chez ces enfants âgés de 2 à 10 ans présentant des facteurs de risque est néanmoins en cours d'évaluation par l'Afssaps. Dans l’attente des résultats de cette évaluation, l’alternative est l’utilisation du vaccin tétravalent non conjugué A, C, Y, W135. 

Lorsque la vaccination par le vaccin méningococcique conjugué tétravalent A, C, Y, W135 Menveo® est envisagée chez un sujet ayant reçu antérieurement un vaccin méningococcique

  • aucun délai n’est recommandé après la vaccination avec un vaccin conjugué monovalent C ;
  • un délai de trois ans est recommandé après la vaccination avec un vaccin non conjugué tétravalent (durée estimée de protection du vaccin non conjugué) ;
  • en cas de nécessité impérative et urgente d’élargir la protection aux sérogroupes Y et W135 des sujets vaccinés depuis moins de trois ans avec le vaccin non conjugué A+C, et en l’absence de données spécifiques, aucun délai minimum n’est recommandé.

Ces nouvelles recommandations ont été prises en compte par le système expert des sites MesVaccins.net et MedecineDesVoyages.net.

Auteur : Jean-Louis KOECK

Suspicion de fièvre jaune en République Démocratique du Congo - 20/07/2010

Entre mars et juin 2010, 12 cas suspects de fièvre jaune dont 2 décès ont été signalés en République Démocratique du Congo, dans la ville de Titule (district du Bas-Uele). Ce pays fait partie des pays endémiques et a introduit en 2003 la vaccination anti-amarile pour les enfants de plus de 9 mois dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination. 

Source : Promed.

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

Flambée épidémique de poliovirus en Angola - 20/07/2010

En Angola, le ministère de la Santé a signalé 15 cas de poliovirus sauvage de type 1 depuis février 2010 dans la capitale Luanda ou dans des provinces qui étaient auparavant considérées comme exemptes de poliomyélite : Bie, Bengo, Huambo, Lunda, Norte et Lunda Sul. Le pays connaît une flambée persistante de poliovirus de type 1 depuis 2007. L’OMS considère que le risque de propagation vers les pays voisins est élevé. C’est pourquoi les voyageurs à destination ou en provenance d’Angola doivent être protégés par la vaccination.

Source : Promed.

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

Deux cas mortels d’encéphalite à tique européenne en Russie - 20/07/2010

Deux cas mortels d’encéphalite à tique européenne (ETE) ont été signalés dans la province du Kraï du Primorie (capitale Vladivostok) en Russie. Bien que l'incidence de l’ETE en Russie ait diminué depuis le début du 21ème siècle, il convient de rester vigilant face à cette arbovirose. 

Deux vaccins sont disponibles : TICOVAC® et ENCEPUR®, recommandés aux voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière en Europe centrale, orientale ou septentrionale, du printemps à l’automne. Le voyageur peut connaître ses recommandations vaccinales personnalisées selon son âge et sa destination sur le site MedecineDesVoyages.net.

Des mesures de lutte anti-vectorielle doivent être associées lors de randonnées ou de camping en zones d’endémie : port de vêtements couvrants, serrés au cou, poignets et chevilles, et de chaussures fermées ; répulsifs cutanés ou vestimentaires ; inspection minutieuse de tout le corps pour éliminer les tiques dans les plus brefs délais.

Source : Promed.

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

Conclusion du rapport de la commission d'enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) 2009 - 19/07/2010

Voici la conclusion de la commission d'enquête sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1) 2009.

"La France, pour la première fois de son histoire, a eu à faire face à une pandémie de grippe A(H1N1). On a légitimement cru qu’elle donnerait lieu à une crise sanitaire grave et que, cette fois, nous serions capables de la prévenir et la contrôler. Imprévisible comme la plupart des virus, celui que nous avons eu à affronter s’est révélé finalement peu virulent, au point que la catastrophe un temps pressentie s’est transformée en une épidémie comparable à une grippe saisonnière ; en quelque sorte, une crise sans crise. La pandémie que nous venons de connaître a été le formidable révélateur d’une crise de confiance : celle de nos concitoyens qui ne croient plus aux messages de prévention et de santé publique, se défient de la parole de l’État en période de crise sanitaire et préfèrent s’en remettre à d’autres sources d’information, aux intérêts divers mais très médiatisées. Les folles rumeurs sur Internet, les attaques violentes du lobby anti-vaccin ou encore les annonces spectaculaires de pseudo-experts en quête de gloire médiatique auront sans doute laissé des traces. Le sensationnalisme a prévalu sur les faits documentés ; la parole officielle a été décrédibilisée par des acteurs sur les motivations desquels on s’interroge encore. Un tel constat n’est pas nouveau en période de crise sanitaire. La violence des propos sur internet a sans doute été une cause des problèmes connus par la campagne de vaccination, mais elle est aussi probablement la conséquence d’un mal plus profond de la société française qui semble avoir préféré l’irrationnel au rationnel. Plus largement, on a pu constater le défi que constitue, aujourd’hui, la délivrance d’un message de santé publique qui s’attache à l’intérêt collectif, dans une société à l’individualisme croissant où chacun élabore sa propre balance bénéfice/risque et obéit à une logique personnelle. Les leçons sont multiples. Tout d’abord, la population ne croit qu’en ce qu’elle voit : face à un risque considéré comme abstrait, la nécessité de mesures de prévention est très difficile à faire admettre. En revanche, dès que le risque est avéré, tous y adhèrent et se mobilisent, à des degrés divers. Comme il ne provoque pas de gêne, le précepte d’un lavage des mains régulier est facilement accepté. À l’inverse, le port du masque, qui comporte de réels désagréments, n’a pas convaincu de son intérêt. Le risque raisonnable attaché à la vaccination n’a quant à lui été compris et accepté que par une minorité, et une minorité aisée et informée. La défiance à l’égard de la vaccination constitue un défi pour l’avenir. Demain, il nous faudra peut-être faire face à une nouvelle pandémie à la gravité plus sévère. La mobilisation du corps social sera alors indispensable. Comment ferons-nous si l’on ne croit plus aux mesures de santé publique ? C’est dès aujourd’hui qu’il nous faut convaincre, expliquer et, s’il le faut, contre-argumenter. Cela nécessite de s’appuyer sur les piliers que sont les professionnels de santé. Leur intervention est indispensable pour restaurer la confiance, surtout lorsque nos concitoyens veulent être éclairés sur la question centrale du rapport entre risque choisi en cas de vaccination et risque encouru en son absence. Le lien qu’ont su tisser les médecins de famille avec leurs patients est à cet égard trop précieux pour qu’on le distende. Des points préoccupants exigent une réflexion spécifique et approfondie. Le refus de la vaccination par la majorité des personnels infirmiers doit ainsi être sérieusement étudié, car il est étonnant que des personnes particulièrement exposées au risque de pandémie aient préféré s’exposer à ce dernier plutôt qu’à celui, négligeable, résultant d’une mesure de prévention. Était-ce un refus circonstanciel ou traduisant une défiance plus profondément ancrée ? Les inquiétudes sur l’efficacité et la sûreté des vaccins, qui se sont parfois transformées en peur, et la méconnaissance du rapport privilégié des médecins traitants avec les Français ont été autant d’éléments qui annonçaient la crise de défiance dont a souffert la campagne de vaccination. Il n’a dès lors pas été possible de surmonter les accusations de préparation hâtive et de surveillance insuffisante des effets secondaires, ni les réminiscences d’expériences passées qui ont pu marquer les esprits. La crise n’a finalement pas eu lieu, et c’est heureux. Mais à l’évidence, les professionnels de santé et la population demandent un changement des règles ; celui-ci est aujourd’hui nécessaire pour obtenir l’adhésion de la population lorsque surviendra une pandémie grave. Cette requête a conduit à la création d’une commission d’enquête alors que les pouvoirs publics n’ont fait – et bien fait – que leur devoir, leurs apparentes tergiversations ne reflétant que la progression, en temps réel, des connaissances sur la pandémie à laquelle ils devaient faire face. Après cet événement qui n’a pas causé de dommages d’une ampleur aussi grande que celle qu’on avait un temps prévue, nous avons aujourd’hui l’opportunité de réfléchir aux améliorations à apporter pour restaurer la confiance dans les politiques de santé publique et gérer au mieux les futures « crises ». Votre rapporteur espère que les travaux de la commission d’enquête auront contribué à cette réflexion collective."

Pour plus d'informations : http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-enq/r2698.asp

Auteur : Jean-Louis KOECK

Premier cas confirmé de grippe A(H1N1) 2009 pour la saison 2010 à La Réunion - 18/07/2010

Un premier cas de grippe A(H1N1) pandémique a été confirmé le 15 juillet 2010 à La Réunion. Il s’agit d’un enfant âgé d'un an, hospitalisé pour une fièvre accompagnée de difficultés respiratoires et de toux, qui n’a pas voyagé. L’évolution de son état de santé étant favorable, l’enfant devrait sortir de l’hôpital très prochainement. 

La Réunion rentre dans la période de circulation des virus de la grippe saisonnière (dont le virus A(H1N1) 2009 pandémique). Par ailleurs, des cas de grippe A (H1N1) pandémique ont été confirmés à l’île Maurice. Cette situation épidémiologique traduit la présence du virus dans la zone de l’Ouest de l’Océan Indien et sur l’île de La Réunion. Afin de limiter la circulation des virus de la grippe dans l’île, l’Agence de Santé Océan Indien rappelle les recommandations pour se protéger et protéger son entourage contre la grippe : 

  • mesures d’hygiène systématiques (lavage fréquent des mains, désinfection avec une solution hydro-alcoolique) ;
  • en cas d’infection respiratoire aiguë : port de masques chirurgicaux afin de protéger l’entourage ;
  • en cas de toux ou d’éternuement : utiliser un mouchoir à usage unique et le jeter à la poubelle.  

La vaccination contre la grippe est recommandée aux personnes suivantes : 

  • personnes âgées de 65 ans et plus ;
  • enfants à partir de l’âge de 6 mois et adultes présentant des risques de complications pour la grippe ;
  • professionnels de santé et autres professionnels étant en contact avec des personnes vulnérables. 

Le vaccin est disponible, sur prescription médicale, dans les officines de pharmacies et dans les établissements de santé. 

Auteur : Jean-Louis KOECK

Méningite à méningocoque au Mexique - 16/07/2010

Plus de 20 cas de méningite à méningocoque ont été déclarés à Tijuana, dans l’état de Basse-Californie au Mexique. La plupart des victimes sont des enfants. Le sérogroupe en cause n’a pas été précisé par les autorités sanitaires. 

Le méningocoque ou Neisseria meningitidis comporte 13 sérogroupes dont 4 peuvent actuellement être neutralisés par la vaccination : A, C, Y et W135. 

Source : Promed.

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

Epidémie de rougeole en Zambie - 15/07/2010

L’épidémie de rougeole qui sévit en Zambie a dépassé les 3 000 cas et est responsable de 62 décès à la date du 5 juillet 2010. Bien que la majorité des malades soient des enfants âgés de 6 à 9 mois, les adultes immunodéprimés porteurs du VIH sont également atteints par l’infection. Le Ministère de la Santé estime que le pic épidémique est passé à présent. Une campagne de vaccination est en cours. Il reste toutefois très important pour les personnes se rendant en Zambie ou dans ses régions frontalières d’être à jour de la vaccination contre la rougeole ; le formulaire du site MedecineDesVoyages.net apporte des recommandations vaccinales personnalisées aux voyageurs. 

Source : Promed.

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

Encéphalite japonaise à Taïwan - 15/07/2010

Le CDC de Taïwan a annoncé que le nombre de cas d’encéphalite japonaise déclarés cette année était passé à 14 le 9 juillet 2010 avec 3 nouveaux cas. Un des cas a été importé lors d’un voyage d’affaires dans la province du Guangdong, en République Populaire de Chine

La ceinture endémique de l’encéphalite japonaise s’étend de l’Asie du Sud à la pointe nord de l’Australie en passant par l’Asie de l’Est. Il s’agit de la principale cause d'encéphalite virale en Asie, avec 30 000 à 50 000 cas signalés chaque année. La prévention de l’encéphalite japonaise repose sur le respect des règles de lutte anti-vectorielle et l’administration d’un vaccin entier inactivé, IXIARO®, en deux doses espacées de 28 jours pour les voyageurs de plus de 18 ans.

Source : Promed

Auteur : Sébastien LARRÉCHÉ

 !  Nouvel avis du HCSP : pas de recommandation vaccinale contre les infections à rotavirus en France - 15/07/2010

Dans un nouvel avis récemment publié, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a réévalué les recommandations relatives à la vaccination contre les rotavirus des nourrissons âgés de moins de 6 mois, comme cela était préconisé dans les conclusions de l'avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France du 5 décembre 2006. 

Les infections à rotavirus sont fréquentes chez les nourrissons et les jeunes enfants, entrainant chaque année en France 18 000 hospitalisations environ. Leur impact sur le recours au système de soins est important, surtout en période hivernale. Le rotavirus est aussi la principale cause d'infections nosocomiales en pédiatrie. Dans les pays développés qui ont mis en place une vaccination de masse contre le rotavirus des nourrissons âgés de moins de six mois, une réduction importante des hospitalisations secondaires aux infections à rotavirus et des infections nosocomiales liées à ce virus a été observé.

Cependant, le HCSP ne recommande pas actuellement la vaccination systématique contre le rotavirus des nourrissons âgés de moins de six mois en France pour les raisons suivantes :

  • La vaccination ne semble pas avoir d'impact significatif sur la mortalité liée aux diarrhées du nourrisson, du fait de la létalité très faible des infections à rotavirus en France ;
  • Du matériel génétique de circovirus porcins a été mis en évidence dans les deux vaccins disponibles sur le marché (Rotarix® et Rotateq®) ;
  • L'observation d'une augmentation faible du risque d’invagination intestinale aiguë dans les sept jours suivant l’’administration de la première dose du vaccin monovalent et, pour le vaccin pentavalent, l’’impossibilité actuelle d’’éliminer un tel risque.

Par ailleurs, le HCSP recommande la poursuite de la mise en œœuvre des mesures destinées à améliorer la prise en charge d’’une gastro-entérite aiguë chez le nourrisson et les pratiques sur la réhydratation orale, comme indiqué dans l’’avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France en décembre 2006, et préconise qu’’une évaluation de ces actions soit menée.

Auteur : Jean-Louis KOECK

 !  Nouvel avis relatif à la stratégie vaccinale contre la grippe à La Réunion pour la saison 2010 - 14/07/2010

Un nouvel avis concernant la stratégie vaccinale contre la grippe à la Réunion, daté du 25 juin 2010, a été publié sur le site du Haut Conseil de la santé publique.  

En attente du vaccin trivalent contre la grippe saisonnière, les personnes pour lesquelles la vaccination contre la grippe saisonnière est recommandée devraient être vaccinées d'abord avec le vaccin monovalent contre la grippe pandémique A(H1N1) 2009, puis avec le vaccin trivalent contre la grippe saisonnière. Il n'y a pas de délai particulier à respecter entre l'administration des deux vaccins. Les personnes présentant des facteurs de risque justifiant une recommandation spécifique de vaccination contre la grippe pandémique, ne devraient être vaccinées que par le vaccin monovalent anti-A(H1N1) 2009. Dans un second temps, lorsque le vaccin trivalent contre la grippe saisonnière pour l'hémisphère nord sera disponible, les recommandations de l'avis du 23 avril 2010, actualisées par l'avis du 25 juin 2010, s'appliqueront.

Auteur : Jean-Louis KOECK