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De décembre 2008 à avril 2009, vingt cas humains de fièvre jaune, dont huit décès, ont été rapportés dans l'État de Rio Grande do Sul, situé dans l'extrémité sud du pays. C'est la première fois depuis 1966 que des cas humains de fièvre jaune ont été rapportés dans cet État. En conséquence, la zone à risque de fièvre jaune a été étendue et inclut maintenant la ville de Porto Alegre.
Toujours dans la partie sud du pays, l'État de São Paolo a lui aussi été frappé par des cas humains de fièvre jaune (28 cas dont 11 décès de février à avril 2009) dans une zone géographique considérée jusqu'alors comme exempte de risque.
Le 10 mars 2010, les Centers for Disease Control and Prevention ont modifié les recommandations de la vaccination contre la fièvre jaune en cas de séjour au Brésil. Pour les états suivants :
la précision des régions à risque dans le texte a été remplacée par un renvoi à une carte du risque de fièvre jaune au Brésil.
Ces nouveautés épidémiologiques sont bien prises en compte par MesVaccins.net pour déterminer les conseils aux voyageurs et aux professionnels de santé.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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L'institut de veille sanitaire investigue actuellement une épidémie d'hépatite A ; 55 cas ont été identifiés de novembre 2009 à février 2010 dans 18 départements métropolitains, la plupart chez des adultes. Les foyers les plus importants concernaient les Hautes-Pyrénées, les Pyrénées-Atlantiques et le Lot.
L’hépatite A est une maladie d’origine virale, habituellement bénigne et asymptomatique chez le jeune enfant, mais entrainant plus souvent des signes cliniques chez l'adulte : fièvre et fatigue, signes digestifs et ictère (jaunisse). La fréquence des formes graves augmente avec l'âge. Environ 1500 cas d'hépatite A sont déclarés chaque année en France.
L'enquête a identifié comme origine probable de la contamination la consommation de tomates séchées importées surgelées de Turquie. Il y aquelqies mois, une épidémie d'hépatite A liée à la consommation de tomates séchées a été rapportée en Australie (voir la nouvelle sur MesVaccins.net). Le lot incriminé dans l'épidémie française n'est plus distribué et le risque correspondant devrait donc disparaître. Cependant, la maladie pouvant aussi être transmise de personne à personne, la survenue d'autres cas d'hépatite A est possible. Le respect des règles d'hygiène individuelles, notamment le lavage des mains après avoir été à la selle et avant les repas, réduit le risque de contracter la maladie. La vaccination contre l'hépatite A est le moyen de prévention le plus efficace, deux doses à six mois d'intervalle conférant une immunité de très longue durée.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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La Bulgarie fait face actuellement à une épidémie de rougeole : plus de 3.000 cas sont survenus depuis le début de l'année, plus de 5.000 depuis avril 2009. Au moins douze décès ont été déclarés.La gravité de la rougeole est souvent sous-estimée. La protection vaccinale peut nécessiter selon les cas une ou deux doses. Pour savoir si vous êtes à jour de la vaccination rougeoleuse, cliquez ici.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Un nouvel avis relatif à la vaccination contre la grippe saisonnière des personnes infectées par le VIH vient d'être publié sur le site Internet du Haut conseil de santé publique (HCSP). Cet avis, daté du 29 janvier 2010, fait suite à une saisine de la direction générale de la santé concernant une révision de la recommandation de vaccination contre la grippe saisonnière des personnes infectées par le VIH.
Si la grippe saisonnière n’est pas plus fréquente chez les sujets infectés par le VIH, elle peut en revanche entraîner des manifestations cliniques prolongées et augmenter le risque de complications et de mortalité. L’introduction des multithérapies a été associée à une réduction des hospitalisations qui restent cependant aussi fréquentes que pour d’autres groupes à haut risque. L’immunogénicité de la primo-vaccination antigrippale (capacité à produire des anticorps protecteurs contre le virus grippal) est plus faible que dans la population générale, en particulier chez les patients ayant des CD4 inférieurs à 200 par mm3, et l’efficacité clinique du vaccin est très variable (de 27 % à 78 %). L’infection grippale, tout comme la vaccination antigrippale, peut être responsable d’une élévation transitoire et modérée de la charge virale VIH, sans modification significative du nombre de lymphocytes CD4.
En conséquence, le Haut Conseil de la santé publique recommande la vaccination contre la grippe saisonnière de tous les sujets infectés par le VIH, quel que soit leur âge et leur statut immuno-virologique.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Un nouvel avis (daté du 11 décembre 2009) vient d'être publié sur le site du Haut Conseil de santé publique (HCSP). Cet avis fait suite à un courrier de l’Institut national du cancer du 22 janvier 2009 interrogeant le Haut Conseil de la santé publique sur la préconisation d’une vaccination contre l’hépatite A des personnels participant à la lecture des tests de dépistage du cancer colorectal par détection de saignement occulte dans les selles (test au gaïac ou immunologique) et sur le risque potentiel d’exposition à des agents infectieux à l’occasion du transport de tests immunologiques en phase liquide.
Le HCSP estime que la pratique de ces tests de dépistage n’implique, pour le technicien de laboratoire, aucune réelle manipulation de selles. Le respect des bonnes pratiques de laboratoire et notamment des règles élémentaires d’hygiène, ainsi qu'une formation à la réalisation des tests des personnels concernés, doivent permettre d’écarter tout risque de contamination. En conséquence, le HCSP ne recommande pas la vaccination contre l’hépatite A des personnels de laboratoire pratiquant les tests au gaïac ou les tests immunologiques pour le dépistage du cancer colorectal.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Des cas de leptospirose ont été signalés en Australie chez des ouvriers agricoles travaillant dans des bananeraies ou des champs de canne à sucre.
Source : Promed.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Seize nouveaux cas de rougeole, dont sept confirmés au laboratoire, ont été déclarés aux Philippines dans la province de Tarlac. En prenant en compte les déclarations antérieures (plus de 700 cas depuis le début de l'année), au moins cinq provinces sont concernées par l'épidémie de rougeole aux Philippines : Cavite, Metro Manila (où se trouve la capitale, Manille), Lanao del Sur, Quezon et Tarlac.
Source : Promed.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Des épidémies de méningite à méningocoque surviennent chaque année dans plusieurs pays d'Afrique subsaharienne, au sein d'une zone géographique s'étendant de l'Ethiopie au Sénégal. En effet, durant la saison sèche qui commence en décembre et se prolonge jusqu'au mois de juin de l'année suivante dans certains pays, souffle un vent sec et poussiéreux qui dessèche les muqueuses et favorise la pénétration du méningocoque dans le sang, première étape physiopathologique de la méningite.
Cette année, une méningite épidémique a frappé l'Afrique subsaharienne plus tôt que d'ordinaire. A la date du 7 février 2010, les pays à risque ont déclaré près de 2.500 cas, dont 13 % ont évolué vers un décès. C'est au Burkina Faso que le nombre de cas le plus élevé a été rapporté (n = 1250). Au Tchad, 507 cas de méningite dont 56 décès ont été dénombrés. La létalité (proportion de décès parmi les cas) était particulièrement élevée au Togo (23 %), mais ce chiffre traduit peut être une sous-déclaration des cas moins sévères. L'OMS juge la situation alarmante, peut-être annonciatrice d'une épidémie de grande ampleur si aucune mesure n'est prise rapidement. En 2009, 14 pays africains avaient déclaré près de 80.000 cas, dont 4.000 décès. Il s'agissait de l'incidence la plus élevée depuis l'épidémie de 1996.
Des études sont en cours pour évaluer le rôle éventuel des facteurs climatiques et environnementaux dans la genèse de l'épidémie actuelle. Il semble que l'épidémie s'enfonce plus au Sud de la ceinture de la méningite qu'habituellement, atteignant l'Ouganda, le Kenya et la République Démocratique du Congo. L'OMS recommande la vaccination des personnes âgées de 2 à 29 ans qui habitent dans une zone épidémique.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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La réduction des populations de chiens par leur élimination a été maintes fois tentée au cours des siècles pour lutter contre la rage, mais sans réel succès sur un territoire continental. Cette réduction a pu être obtenue dans les pays industrialisés par l'association d'une stérilisation de masse à des mesures interdisant l'accès des animaux aux ressources alimentaires, qui nécessitent des travaux d'infrastructure coûteux. Dans les pays en développement, en attendant l'impact de ces mesures d'application difficile, il est préférable de vacciner les chiens contre la rage plutôt que de les tuer.
Source : Promed.Auteur : Jean-Louis KOECK
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Le 17 février 2010, le Ministère de la Santé camerounais a notifié trois cas de fièvre jaune dans les arrondissements de Bandjoun et Fantun de la Région Ouest du Cameroun. Les cas ont été confirmés au Centre Pasteur du Cameroun puis au Laboratoire régional de référence pour la fièvre jaune à l’Institut Pasteur de Dakar (Sénégal),
En mai 2009, le Cameroun a organisé une campagne de vaccination antiamarile dans 62 arrondissements exposés au risque et représentant une population de 7,4 millions de personnes. Les arrondissements de Banjoun et Fantun, dont la population s'élève à environ 250.000 personnes, n’avaient cependant pas été inclus dans la campagne car aucun cas de fièvre jaune n'y avait été déclaré. Ils devraient maintenant en bénéficier.
Source : OMS.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Les Etats-Unis autorisent et recommandent le nouveau vaccin anti-pneumococcique conjugué 13-valent pour les nourrissons dès l'âge de 2 mois et chez les enfants jusqu'à l'âge de 4 ans révolus (59 mois). Ce vaccin sera commercialisé par le laboratoire Pfizer sous le nom de Prevnar 13 (Prevenar 13 en France). Il contient en effet 13 sérotypes du pneumocoque (1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F et 23 F). Depuis l'année 2000, un vaccin contre 7 sérotypes de pneumocoque est recommandé pour la protection des nourrissons. Les nouvelles recommandations consistent à le remplacer par le vaccin 13-valent.
Un vaccin précédent comportant 7 valences et commercialisé par le même laboratoire, et recommandé pour le nourrisson depuis l'année 2000.
Les vaccins 13-valent Prevenar 13 et 10-valent Synflorix (GSK) seront tous deux accessibles aux pays en développement pouvant prétendre à l'aide de GAVI (Global Alliance for Vaccines and Immunisation, ou "Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination" en français).
Auteur : Jean-Louis KOECK
La commission d'experts de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) se réunissait hier afin de déterminer si le pic pandémique de grippe A(H1N1) était passé. Les résultats ont été livrés ce matin et il est visiblement "trop tôt" pour dire que le pic pandémique est derrière nous. Pour l'OMS, la grippe A n'a pas dit son dernier mot Grégory Hartl, un porte-parole de l'OMS, a déclaré à l'AFP que "la commission a jugé qu'il était trop tôt pour conclure que toutes les parties du monde avaient connu le pic épidémique de grippe A(H1N1) et qu'il faudrait encore du temps et des compléments d'information pour disposer d'un avis d'experts sur le statut de la pandémie". La réunion des experts n'ayant été que consultative, c'est Margaret Chan, directrice générale de l'OMS, qui donnera la décision finale. Une conférence de presse aura tout de même lieu cet après-midi afin d'en apprendre plus. D'après l'OMS, la grippe A(H1N1) aurait tué 16.000 personnes environ depuis son apparition aux États-Unis il y a un an. Cependant, l'organisation déclare que cette estimation doit être sous-évaluée et que les vrais chiffres seront déterminés un à deux ans après la fin de la pandémie.
d'après Le Monde
Lire la suite : http://fr.news.yahoo.com/68/20100224/tsc-oms-la-grippe-a-h1n1-na-pas-encore-a-04aaa9b.html
Auteur : Xavier ROUX
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L’OMS a publié les recommandations concernant la composition des vaccins grippaux pour la saison hivernale 2010-2011 dans l’hémisphère Nord. Les trois souches virales inclues dans le vaccin sont :
Source: OMS.
Auteur : Isabelle LAVILLE
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Le nombre de cas de rougeole a considérablement augmenté au mois de février 2010 dans la province du Cap-Occidental (Western Cape), située dans le Sud-Ouest de l'Afrique du Sud, pour y atteindre près d'une demi-millier de cas. Cinq des neuf provinces du pays sont concernés pas l'épidémie, dont l'ampleur est chiffrée globalement à 5.000 cas. C'est dans la province du Gauteng (où se trouvent les villes de Pretoria et Johannesburg) que l'épidémie est la plus forte, avec près de 4.500 cas. Une campagne de vaccination de masse des enfants âgés de six mois à 15 ans devrait débuter en avril 2010.
MesVaccins.net fournit des recommandations vaccinales personnalisées aux voyageurs qui se rendent en Afrique du Sud.
Source : The Mercury (Afrique du Sud).
Auteur : Jean-Louis KOECK
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La ceinture de la méningite, ou ceinture de Lapeyssonnie, s'étend d'Est en Ouest en Afrique subsaharienne, de l'Éthiopie au Sénégal. De très nombreux cas de méningite à méningocoque y surviennent chaque année durant la saison sèche, entre les mois de décembre et juin. Des épidémies de grande ampleur y surviennent classiquement tous les 8 à 12 ans, mais cette périodicité semble actuellement plus aléatoire. Le taux d'attaque en période épidémique varie de 100 à 800 cas pour 100.000 personnes. Alors qu'en période endémique les taux d'attaque les plus élevés sont observés chez les jeunes enfants, les enfants plus âgés, les adolescents et les jeunes adultes sont également atteints de manière significative durant les épidémies. Bien que le méningocoque (de sérotyope A ou W135) soit le principal agent pathogène responsable de ces épidémies de méningite, deux autres bactéries sont des causes fréquentes de méningite purulente avec recrudescence saisonnière en Afrique subsaharienne : Haemophilus influenzae de type b d'une part et Streptococcus pneumoniae ou pneumocoque d'autre part.
Une revue de la littérature portant sur les articles publiés depuis 1970 a permis de modéliser le risque de méningite à pneumocoque pour une cohorte hypothétique de 100.000 personnes. Les taux d'incidence annuels pour 100.000 personnes étaient environ de 100 (nourrissons âgés de moins d'un an), 8 à 14 (1 à 19 ans) et 6 à 12 (20 à 99 ans), soit des chiffres plus élevés que pour le méningocoque chez les nourrissons âgés de moins d'un an et chez les adultes âgés de 20 ans et plus. Surtout, la létalité (c'est-à-dire la proportion de décès parmi les malades) était nettement plus élevée en cas de méningite à pneumocoque, variant de 36 à 66 % selon la tranche d'âge et supérieure à 60 % après l'âge de 40 ans. En Afrique, la létalité des infections invasives à méningocoque est nettement plus faible (8 % environ en moyenne). Au total, la mortalité par méningite était 2 à 12 fois plus élevée lorsque l'agent en cause était le pneumocoque que lorsqu'il s'agissait du méningocoque.
Au cours d'une vie, le risque de méningite à pneumocoque a été estimé à 0,6 % et celui de décès consécutif à cette maladie à 0,3 %. Le risque cumulatif le plus élevé était observé chez les personnes âgées de 5 à 59 ans, chez lesquelles survenaient près de 60 % des cas de méningite à pneumocoque. Après l'âge de 5 ans, 60 à 80 % des cas de méningite étaient dus au pneumocoque de sérotype 1. Or ce sérotype n'est pas inclus dans le vaccin pneumococcique conjugué 7-valent, qui contient les sérotypes 4, 6B, 9V, 14, 18C, 19F et 23. Il est par contre inclus dans les vaccins conjugués 10-valent (sérotypes 1, 4, 5, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19F et 23F des laboratoires GSK ou 13-valent des laboratoires Wyeth-Pfizer (1, 3, 4, 5, 6A, 6B, 7F, 9V, 14, 18C, 19A, 19F et 23 F). Il existe un vaccin 23-valent (laboratoire sanofi-pasteur), mais celui-ci n'est pas conjugué et serait moins adapté à une stratégie globale de lutte contre la circulation du pneumocoque à l'échelle d'un pays.
Ainsi, le pneumocoque est une cause majeure de méningite purulente dans les pays de la ceinture africaine de la méningite, aux côtés du méningocoque et d'Haemophilus influenzae, non seulement chez les enfants mais aussi chez les adultes économiquement actifs. La stratégie vaccinale anti-pneumococcique dans les pays concernés devrait tenir compte de ces données épidémiologiques.
Source : Promed.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Deux vaccins contre le méningocoque du sérogroupe C sont remboursables dans certaines indications (arrêté du 9 février 2010 paru dans le Journal officiel du 12 février 2010). Il s'agit du vaccin MENJUGATEKIT® (laboratoires NOVARTIS VACCINES AND DIAGNOSTICS SAS) et du vaccin NEISVAC® (laboratoires BAXTER SAS). Le prix TTC a été fixé à 24,15 euros pour chacun de ces vaccins. Un autre vaccin, le MENINGITEC®, est remboursable depuis début janvier 2010.
Les seules indications thérapeutiques ouvrant droit à la prise en charge ou au remboursement par l’assurance maladie sont :
L'immunité de groupe, ou immunité collective, est obtenue lorsque la vaccination de certaines personnes permet d'éviter la contamination d'autres personnes non vaccinées. Les vaccins contre le méningocoque C dits "conjugués" empêchent le portage de la bactérie au niveau de la gorge et donc sa transmission de personne à personne par l'intermédiaire des gouttelettes de salive. Par exemple, la vaccination des frères et sœurs dans une famille pourra contribuer à protéger les tout petits qui n'ont pas encore pu bénéficier de la vaccination. Un vaccin qui permet de protéger non seulement la personne vaccinée mais aussi, dans une certaine mesure, des personnes non vaccinées de l'entourage, est qualifié de vaccin altruiste.
Les trois vaccins permettant de conférer une protection contre le méningocoque C et disponibles en France (MENINGITEC®, MENJUGATEKIT® et NEISVAC®) sont donc maintenant remboursables. En 2008, près de 700 cas d'infections invasives à méningocoque ont été déclarés en France. Ces infections comprennent la méningite et la septicémie, dont la forme la plus grave est le redoutable purpura fulminans. Le sérogroupe C était en cause une fois sur quatre. Les infections dues à ce sérogroupe sont en effet souvent graves, justifiant la recommandation vaccinale publiée par le Haut Conseil de santé publique (séances des 24 avril et 26 juin 2009). Le site MesVaccins.net permet de déterminer au cas par cas, en fonction notamment de l'âge et de l'état de santé, les situations dans lesquelles il est recommandé d'être vacciné contre le méningocoque C.
Source : Journal officiel.
Auteur : Jean-Louis KOECK
MesVaccins.net.
La saison épidémique des infections invasives à méningocoque semble commencer dans la ceinture dite "de la méningite", ou ceinture de Lapeyssonnie. Au Burkina Faso, les districts de Pama et de Titao sont déjà en situation épidémique. Au Tchad, les districts de Doba et de Bedjondo sont en alerte. Le nombre de cas notifié au Burkina Faso et au Tchad est supérieur à celui de 2009 pour la même période. Les sérotypes en cause (probablement A ou W135) ne sont pas connus.
La vaccination méningococcique est recommandée aux voyageurs dans certaines situations qui peuvent être déterminées ici. Il existe un vaccin quadrivalent qui confère une protection contre les méningocoques A, C, Y et W135 (Mencevax®).
Source : OMS.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Un avis du Haut Conseil de santé publique (HCSP) relatif à la pertinence de la poursuite de la campagne de vaccination contre la grippe pandémique A (H1N1) 2009 a été publié sur Internet.
Il est rappelé dans cet avis que, depuis le début de l’épidémie, 1 266 cas graves et 275 décès liés à la grippe pandémique ont été signalés. L’hypothèse de la survenue prochaine d’une ou de plusieurs autres vagues pandémiques semble peu probable. En revanche, la souche de virus influenza A (H1N1) 2009 devrait prédominer durant la saison grippale 2010-2011.
Le HCSP recommande de poursuivre la campagne de vaccination contre la grippe A(H1N1)2009 pour les personnes estimées à risque de complications, quel que soit leur âge, ainsi que pour les personnels de santé et médico-sociaux les plus exposés au risque d’infection grippale et amenés à avoir des contacts fréquents et étroits avec des personnes grippées ou estimées à risque de complications. Vingt pour cent des cas graves (soit 257 personnes) et 15 % des décès (soit 42 personnes) sont survenues chez des personnes n’ayant pas de facteur de risque. Il est donc rappelé que toute personne qui le souhaite doit pouvoir être vaccinée.
La balance bénéfice/risque de la vaccination par un vaccin pandémique continue à être évaluée régulièrement en fonction des données nouvelles (données épidémiologiques, cliniques et virologiques, données de tolérance et d’immunogénicité sur les vaccins, évolution des autorisations de mise sur le marché). La situation sera reconsidérée lors de la réflexion sur la stratégie optimale de vaccination contre la grippe saisonnière en France pour l’hiver 2010-2011 et après les recommandations de l’OMS sur les souches vaccinales.
L'avis peut être consulté dans son intégralité ici.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Depuis près de 10 ans, l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi), soutenue par la Fondation Bill et Melinda Gates, collecte des fonds pour la recherche et la mise en oeuvre de la vaccination aux profit des pays les plus pauvres.
Julian Lob-Levyt, directeur du Gavi, a indiqué lors du Forum économique mondial de Davos que « nos investissements pour la vaccination des enfants dans les pays pauvres de la planète ont donné des résultats exceptionnels. Ils ont permis de sauver 5 millions d’enfants ».
En 9 ans, 250 millions d’enfants ont ainsi été vaccinés. Au Bangladesh, par exemple, seulement 5 % des enfants âgés de moins de 5 ans étaient vaccinés en 2003 contre l’hépatite B. Trois ans plus tard, le taux était passé à 83 %. Parallèlement, entre 2000 et 2008, la mortalité due à la rougeole a diminué de 92 % en Afrique.
Auteur : Xavier ROUX
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L'étude publiée en 1998 dans la revue britannique The Lancet, qui montrait l'existence d'un lien entre la vaccination triple contre la rougeole, la rubéole et les oreillons (RRO) et l'autisme chez les enfants, était entachée de graves irrégularités. En janvier dernier, le Conseil de l'Ordre des Médecins britannique estimait que certaines données de l'article étaient incorrectes et que les méthodes de recherche employées n'étaient pas éthiques. Plusieurs éléments semblent indiquer une falsification délibérée de l'étude par l'investigateur principal et premier auteur de l'article, le Docteur Andrew Wakesfield. Celui-ci a été condamné par le conseil de l'Ordre des Médecins le 28 janvier 2010. The Lancet s'est formellement rétracté et l'article a été retiré des archives de la revue.
Les résultats erronés de cette étude avaient jeté la suspicion sur la vaccination RRO. La forte couverture médiatique de l'événement avait provoqué un fort mouvement de défiance envers la vaccination, entraînant une baisse de la couverture vaccinale contre la rougeole, la rubéole et les oreillons au Royaume Uni. Depuis, de nombreuses études ont montré l'absence de lien entre la vaccination RRO et l'autisme.
La vaccination étant une méthode préventive souvent appliquée à un grand nombre de personnes, certaines maladies ont toutes les chances de survenir chez des personnes ayant été vaccinées (voir la nouvelle intitulée : "Effets indésirables post-vaccinaux : cause ou coïncidence ?"). La vaccination, notamment dans un contexte socio-médiatique favorable, peut alors faire figure de coupable idéal.
Références
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Le nouveau calendrier vaccinal des adultes a été récemment publié aux USA par le Comité consultatif des immunisations (Advisory Committee on Immunization Practices, ACIP) des Centers for Disease Control and Prevention (CDC). Ce calendrier présente plusieurs changements :
1. Vaccination contre les papillomavirus
Prise en compte de la commercialisation, depuis octobre 2009, du vaccin anti-papillomavirus bivalent (CERVARIX). Ce vaccin constitue une nouvelle option ; il protège contre les deux souches de papillomavirus associées à plus de 70 % des cas de cancer du col. Cependant, il ne contient pas les deux types qui permettent de protéger contre les condylomes. Pour les femmes âgées de 19 à 26 ans, le vaccin bivalent ou le vaccin quadrivalent peuvent être utilisés. L'ACIP autorise également l'emploi ("permissive recommendation") du vaccin quadrivalent chez les hommes pour la prévention des condylomes, mais la question du rapport coût/efficacité de cette vaccination chez l'homme reste posée.
2. Vaccination contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (RRO)
Il est maintenant précisé que les adultes nés avant 1957 ont généralement été immunisés par la survenue de la maladie naturelle. De prochains textes préciseront quels adultes nés en 1957 ou après n'auront pas besoin d'une dose ou plus du vaccin RRO pour les valences rougeoleuse et morbilleuse.
Les groupes à risque de rougeole ou d'oreillons, incluant les adultes exposés à ces maladies lors d'une épidémie, les professionnels de santé, les étudiants et les voyageurs à l'étranger, devraient recevoir deux doses du vaccin RRO. Les professionnels de santé des établissements de santé nés avant 1957 devraient bénéficier de la vaccination RRO en cas de sérologie négative.
Les femmes sans antécédent documenté de vaccination contre la rubéole devraient recevoir une dose du vaccin RRO.
3. La vaccination contre l'hépatite A
Cette vaccination est recommandée aux personnes non vaccinées qui vont s'occuper d'enfants adoptés d'origine étrangère. En effet, plus de 99 % de ces enfants viennent de pays endémiques pour l'hépatite A, et ceux âgés de moins de cinq ans peuvent présenter une infection asymptomatique par le virus de l'hépatite A.
4. Vaccination méningococcique
Lorsque la vaccination méningococcique est indiquée, il est préférable d'utiliser le vaccin conjugué pour les adultes âgés de 55 ans ou moins. Pour les adultes âgés de 56 ans et plus, c'est le vaccin polyosidique non conjugué qui est recommandé. Pour les adultes qui ont déjà été vaccinés contre les infections à méningocoque, que ce soit avec le vaccin conjugué ou avec le vaccin non conjugué, un vaccin conjugué est recommandé pour une éventuelle revaccination.
5. Vaccination contre les infections à Haemophilus influenzae type b
Il n'existe plus de recommandation vaccinale contre les infections à Haemophilus influenzae type b au-dessus de l'âge de cinq ans. Pour les personnes non vaccinées splénectomisées (ablation de la rate), infectées par le VIH, atteintes de drépanocytose ou de leucémie, l'administration d'une dose de vaccin anti-Haemophilus n'est pas contre-indiquée mais elle n'est pas non plus recommandée.
Source : Centers for Desease Control and Prevention.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Des appels au calme ont été lancés par les autorités sanitaires du Nigeria après la survenue d'une épidémie de rougeole à Owukoro, dans l'état de Bayelsa (Sud du pays). Selon certaines sources, au moins 18 personnes, surtout des enfants, seraient décédées de la rougeole. Les autorités locales auraient des difficultés pour faire face à l'épidémie. L'organisation non gouvernementale "Médecins sans frontières" aurait proposé son aide aux autorités.
L'épidémie pourrait être due aux réticences envers la vaccination exprimées par la population locale pour des raisons religieuses. Le même motif religieux avait eu pour conséquence une résurgence de la poliomyélite au Nigeria il y a quelques années.
L'Europe n'est pas épargnée. Plusieurs pays sont confrontés à la résurgence de la maladie depuis quelques années. Des épidémies de rougeole ont été rapportées dans des collectivités religieuses refusant la vaccination. En France, deux enfants sont morts de la rougeole en 2009.
Sources : Promed, Allafrican.com et NBF topics.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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Lors d'une conférence de presse qui s'est tenue aujourd'hui à Davos (Suisse), Bill Gates, le fondateur de Microsoft, et son épouse Melinda ont annoncé que leur fondation consacrerait dix milliards de dollars sur les dix ans à venir au développement et à la distribution de vaccins pour protéger les populations des pays en développement.
Bill et Melinda Gates ont choisi de se mobiliser en faveur de la vaccination car il s'agit du moyen de prévention possédant le rapport "coût-efficacité" le plus élevé. Ils ont joué un rôle majeur dans la création du "Global Alliance for Vaccines and Immunisation" (GAVI), ou "Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination" en français. GAVI est issue d'un partenariat public-privé dont l'objectif est d'aider à vacciner les populations des pays dont le produit intérieur brut est inférieur à 1.000 dollars par habitant et par an. Il s'agit de faciliter l'accès aux vaccins, y compris des nouveaux vaccins. Melinda Gates a d'ailleurs insisté au cours de cette conférence sur la nécessité de rendre accessibles aux populations pauvres de la planète les vaccins les plus récents, en particulier les vaccins contre les diarrhées à rotavirus ou contre les infections à pneumocoque ; ces maladies tuent en effet beaucoup d'enfants dans de nombreux pays d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique intertropicale.
Le conseil d'administration de GAVI rassemble les représentants de gouvernements de pays industrialisés et en voie de développement, la banque mondiale, la fondation Bill et Melinda Gates, des instituts de recherche, l'UNICEF et l'OMS, des associations non gouvernementales... GAVI a recours à des modes de financement innovants qui permettent le développement d'actions à long terme.
Depuis la création de GAVI il y a tout juste 10 ans, la couverture vaccinale a considérablement progressé dans plusieurs pays pauvres : le nombre de vies d'enfant sauvées est estimé à cinq millions. La vaccination devrait permettre d'empêcher la mort de près de huit millions d'enfants de moins de cinq ans entre 2010 et 2019, a souligné Bill Gates.
Auteur : Jean-Louis KOECK
MesVaccins.net.
Suite à une réunion au ministère de la santé, les médecins pourront se procurer les vaccins contre la grippe A (H1N1)v dans les pharmacies à compter du 1er février 2010. Pour les patients, un délai supplémentaire de quelques jours sera nécessaire avant de pouvoir acheter les vaccins monodose en pharmacie. Ceux-ci seront disponibles sur prescription médicale au prix de 3,11 euros, entièrement pris en charge par l’assurance maladie.
Lire la suite : vaccin H1N1, grippe pandémique,monodose, multidose
Auteur : Xavier ROUX
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Le vaccin Arepanrix®, produit par le laboratoire pharmaceutique GSK, vient de recevoir un avis favorable de l'Agence européenne du médicament pour la prévention de la grippe pandémique. Ce vaccin contient 3,75 µg de l'hémagglutinine H1 du nouveau virus influenza A (H1N1) 2009, soit la même quantité que le Pandemrix®. Comme celui-ci, il comporte un adjuvant et doit être reconstitué avant injection dans le muscle (deltoïde chez l'adulte ou quadriceps chez l'enfant).
Le vaccin Arepanrix® est déjà commercialisé au Canada, où il a permis de vacciner plus de cinq millions de personnes sans problème de sécurité.
Source : EMEA.
Auteur : Jean-Louis KOECK
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