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Infections invasives à méningocoque

Le méningocoque est une bactérie présente dans la gorge de certaines personnes appelées "porteurs du méningocoque". Le méningocoque se transmet directement par voie aérienne par l'intermédiaire de gouttelettes de salive, d'un porteur à une autre personne. Dans les jours qui suivent son installation dans la gorge, le méningocoque peut traverser la muqueuse et atteindre la circulation sanguine, pouvant alors entraîner une méningite ou une septicémie dont l'évolution peut conduire au décès du malade. Le purpura fulminans est une complication redoutable de l'infection par le méningocoque,  qui se traduit par des plaques hémorragiques cutanées et un choc septique foudroyant mortel une fois sur trois.

Il existe plusieurs sérogroupes, parmi lesquels les cinq suivants ont une importance particulière : A, B, C, Y, W135.  Les sérogroupes en cause peuvent être très différents d'une région du monde à l'autre.

En Afrique, des épidémies de grande ampleur surviennent régulièrement dans une zone géographique sahélienne appelée pour cette raison "ceinture de la méningite" ou "ceinture de Lapeyssonnie', du nom du médecin militaire qui a lutté contre la maladie dans cette région. Le sérogroupe A est le plus fréquemment en cause.

Le sérogroupe W135 a été en cause dans des épidémies lors du pèlerinage à la Mecque en 2000 mais aussi en Afrique (Burkina Faso en 2003). Il est maintenant implanté dans plusieurs pays africains, avec une importance variable selon la zone géographique.

Dans les pays du Nord, la maladie est moins fréquente mais certaines souches sont très virulentes ; les médias se font souvent l'écho de cas d'autant plus dramatiques qu'ils concernent des sujets jeunes auparavant en parfaite santé. En 2007, en France, le sérogroupe B était en cause deux fois sur trois, le sérogroupe C une fois sur quatre, les sérogroupe W135 et Y dans 4 % des cas pour chacun d'eux. Cependant les infections dues au sérogroupe C sont souvent graves et justifient la recommandation récente de vaccination dès l'âge d'un an contre ce sérogroupe, avec un rattrapage jusqu'à l'âge de 24 ans. Depuis 2003, il existe une situation hyperendémique (fréquence élevée de la maladie) dans le département de Seine-Maritime, impliquant une souche B.