La maladie

La variole est une maladie contagieuse d’origine virale dont l'éradication a été déclarée officiellement par l'OMS le 8 mai 1980. Le virus de la variole était à l’origine de manifestations cliniques diverses comprenant fièvre, courbatures et douleurs abdominales, suivies d'une éruption cutanée généralisée faite de vésicules puis de pustules.

Les recommandations vaccinales

1. Vaccins contre la variole.

Il existe des vaccins anti-varioliques de première, deuxième et troisième génération.

Vaccins de première génération. Composés du virus vivant de la vaccine, ces vaccins historiques étaient produits sur peau de moutons ou de veaux vivants. Il en existe encore des stocks. Les vaccins de première génération peuvent entrainer des effets indésirables graves : encéphalite et encéphalopathie post-vaccinale (de cinq à plusieurs centaines par million de personnes vaccinées) ; eczema vaccinatum (favorisé par un eczéma pré-existant) ; vaccine progressive (vaccinia necrosum), complication grave survenant notamment chez les personnes immunodéprimées ; vaccine généralisée : plus fréquente que la vaccine progressive mais d’évolution généralement favorable ; inoculation accidentelle, de l’ordre de 60 pour 100.000 vaccinés, guérissant le plus souvent ; complications cardiaques, essentiellement à type de myo-péricardites, révélées par les campagnes intensives de revaccination menées aux Etats-Unis depuis 2001. 

Vaccins de deuxième génération. Produits à partir des souches vaccinales historiques adaptées en culture cellulaire, ils offrent une meilleure qualité microbiologique mais sont associés aux mêmes risques d’effets indésirables qu’un vaccin de première génération.

Vaccins de troisième génération. Ils ont été développés à partir d’une souche atténuée réplicative. Seul le vaccin Imvanex, de la firme Bavarian Nordic, a une autorisation de mise sur le marché européen.

2. Recommandations vaccinales.

La variole faisait l’objet d’une vaccination qui a été supprimée après l'éradication de la maladie. L’actualité récente a fait reparler de cette maladie en raison de son utilisation potentielle comme agent de bioterrorisme.

Le Haut Conseil de la santé publique a publié un avis daté du 21 décembre 2012 relatif à la révision du plan variole, dans lequel les recommandations vaccinales sont définies en fonction du niveau de menace de variole :

  • Niveau 0 : menace non spécifique.
  • Niveau 1 : menace avérée de variole (en l’absence de tout cas de variole).
  • Niveau 2 : attaque avec cas isolés à l’extérieur du territoire.
  • Niveau 3 : attaque avec cas confirmés isolés ou cas dispersés sur territoire national (ou en proximité géographique du territoire national).
  • Niveau 4 : survenue de nombreux cas simultanément sur le territoire français. 

Suite à l'importation d'un cas de monkeypox du Nigeria début septembre 2018, les autorités sanitaires du Royaume-Uni ont décidé de recommander la vaccination anti-variolique par le vaccin Imvanex pour prévenir cette maladie chez les professionnels de santé exposés. Le vaccin Imvanex ne dispose pas d'autorisation pour la prévention du monkeypox ; cependant, il existe des données historiques montrant une efficacité du vaccin anti-variolique pour la prévention du monkeypox, cette maladie étant causée par un virus très proche du virus de la variole.