SARS-CoV-2 et visons d'élevage au Danemark Médecine des voyages

Publié le 9 nov. 2020 à 11h13

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Depuis juin 2020, 214 cas humains de COVID-19 ont été identifiés au Danemark avec des variantes du SRAS-CoV-2 associées à des visons d'élevage, dont 12 cas avec une variante unique, signalés le 5 novembre. Les 12 cas ont tous été identifiés en septembre 2020 dans le Jutland du Nord, au Danemark. Les cas étaient âgés de 7 à 79 ans, huit d'entre eux avaient un lien avec l'industrie de l'élevage de visons et quatre étaient issus de la communauté locale.

Les visons ont été infectés à la suite d'une exposition à des humains infectés. Les visons peuvent agir comme un réservoir du CoV-2 du SRAS, en transmettant le virus entre eux, et présentent un risque de propagation du virus du vison à l'homme. L'homme peut alors transmettre ce virus au sein de la population humaine.

Les premières observations suggèrent que la présentation clinique, la gravité et la transmission parmi les personnes infectées sont similaires à celles d'autres virus circulants du SARS-CoV-2. Toutefois, cette variante, appelée "groupe 5", présentait une combinaison de mutations ou de changements qui n'avaient pas été observés auparavant. 

Dans l'intervalle, les autorités danoises prennent des mesures pour limiter la propagation de cette variante du virus parmi les visons et les populations humaines.
Les preuves disponibles suggèrent que le virus se transmet principalement entre les personnes par des gouttelettes respiratoires et des contacts étroits, mais il existe également des exemples de transmission entre les humains et les animaux. Bien que l'on pense que le virus soit ancestralement lié aux chauves-souris, l'origine du virus et le ou les hôtes intermédiaires du SARS-CoV-2 n'ont pas encore été identifiés.

Un point sur les infections à SARS-CoV-2 chez l'animal a été publié récemment sur le site mesvaccins.net (nouvelle 16 568).

Source : Organisation Mondiale de la Santé (OMS).