Vaccin autorisé dans l'Union européenne depuis le 21 octobre 2022. Le 09/11/2022, la HAS recommande d’intégrer ce vaccin dans la stratégie vaccinale de rappel contre la covid 19 chez les sujets de plus de 30 ans éligibles au rappel.

Description

Vaccin à ARNm bivalent contre la covid 19, virus originel + variant Omicron BA.4/BA.5, 50 microgrammes chacun.

Classe

Inerte
- ARN

Forme et présentation

Ce symbole indique que ce vaccin fait l'objet d'une surveillance supplémentaire. Cela permettra d'identifier rapidement de nouvelles informations de sécurité. Il est demandé aux professionnels de santé de signaler tout effet indésirable suspecté.

Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL.

Dispersion injectable.

Dispersion blanche à blanc cassé (pH : 7,0 - 8,0).

1. Nature et contenu de l'emballage extérieur

Flacons multidoses [Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable]

  • Dispersion de 2,5 mL dans un flacon multidose (verre de type 1 ou verre de type équivalent au type 1 ou en polymère cyclo-oléfine avec revêtement barrière intérieur) avec un bouchon (caoutchouc chlorobutyle) et une capsule en plastique bleu amovible avec opercule (aluminium).
  • Taille de conditionnement : 10 flacons multidoses. Chaque flacon contient 2,5 mL.

Composition

1. Antigène

Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable

  • Flacon multidose de 2,5 mL (capsule amovible bleue). 5 doses de 0,5 mL chacune.

Composition par dose

Une dose (0,5 mL) contient 25 microgrammes d’élasoméran et 25 microgrammes de davésoméran, un vaccin à ARNm contre la covid 19 (encapsulé dans des nanoparticules lipidiques).

L’élasoméran est un ARN messager simple brin, à coiffe en 5’, produit par transcription sans cellule in vitro à partir des matrices d’ADN correspondantes, codant la protéine Spike (S) virale du SARS-CoV- 2 (Original).

Le davésoméran est un ARN messager simple brin, à coiffe en 5’, produit par transcription sans cellule in vitro à partir des matrices d’ADN correspondantes, codant la protéine Spike (S) virale du SARS- CoV-2 (Omicron BA.4-5). Les protéines S des lignées de variants SARS-CoV-2 Omicron BA.4 et BA.5 sont identiques.

2. Autres composants

Ce vaccin contient du polyéthylène glycol/macrogol (PEG) comme élément du PEG2000-DMG.

  • Lipide SM-102 (8-{(2-hydroxyéthyl)[6-oxo-6-(undecyloxy)hexyl]amino}octanoate d'heptadécane-9-yl)
  • Cholestérol
  • 1,2-distéaroyl-sn-glycéro-3-phosphocholine (DSPC)
  • 1,2-dimyristoyl-rac-glycéro-3-méthoxypolyéthylène glycol-2000 (PEG 2000 DMG)
  • Trométamol
  • Chlorhydrate de Trométamol
  • Acide acétique
  • Acétate de sodium trihydraté
  • Saccharose
  • Eau pour préparation injectables

Indications

Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 est indiqué pour l’immunisation active afin de prévenir la covid 19 causée par le SARS-CoV-2 chez les personnes âgées de 12 ans et plus qui ont déjà reçu au moins un schéma de primo-vaccination contre la covid 19 (voir les rubriques "Posologie" et "Pharmacodynamie").

L’utilisation de ce vaccin doit être conforme aux recommandations officielles.

Posologie

La dose de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 est de 0,5 mL à administrer par voie intramusculaire.

Un intervalle d’au moins 3 mois doit être respecté entre l’administration de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 et la dernière dose de vaccin contre la covid 19 reçue précédemment.

Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 est indiqué uniquement chez les personnes ayant déjà reçu au moins une primo-vaccination contre la covid 19.

Pour plus d’informations sur le schéma de primo-vaccincation des personnes âgées de 12 ans et plus, voir le Résumé des caractéristiques du produit de Spikevax 0,2 mg/mL, dispersion injectable.

Population pédiatrique

La sécurité et l’efficacité de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 chez les enfants âgés de moins de 12 ans n’ont pas encore été établies. Aucune donnée n’est disponible.

Population âgée

Aucun ajustement posologique n’est nécessaire chez les individus âgés de ≥ 65 ans.

Mode d'administration

Le vaccin doit être administré par voie intramusculaire. Le site privilégié est le muscle deltoïde de la partie supérieure du bras.

Ne pas administrer ce vaccin par voie intraveineuse, sous-cutanée ou intradermique.

Le vaccin ne doit pas être mélangé à d’autres vaccins ou médicaments dans la même seringue.

Pour les précautions à prendre avant l’administration du vaccin, voir la rubrique 4.4.

Pour les instructions concernant la décongélation, la manipulation et l'élimination du vaccin, voir la rubrique "Manipulation".

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition".

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Hypersensibilité et anaphylaxie

Des cas d’anaphylaxie ont été rapportés chez les sujets ayant reçu Spikevax (original). Il convient de toujours disposer d’un traitement médical approprié et de surveiller le sujet vacciné au cas où une réaction anaphylactique surviendrait suite à l’administration du vaccin.

Une surveillance étroite d’au moins 15 minutes est recommandée après la vaccination. Les doses suivantes de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 ne doivent pas être administrées aux sujets ayant présenté une réaction anaphylactique après une dose précédente de Spikevax (original).

Myocardite et péricardite

Il existe un risque accru de myocardite et de péricardite après vaccination par Spikevax (original).

Ces pathologies peuvent se développer en l’espace de quelques jours seulement après la vaccination, et sont survenus principalement dans les 14 jours. Elles ont été observées plus souvent après la seconde dose qu’après la première dose, et plus souvent chez des hommes plus jeunes (voir rubrique "Effets indésirables"). Le profil à risque semble être le même pour la deuxième et la troisième dose.

Les données disponibles suggèrent que l'évolution de la myocardite et de la péricardite après vaccination n'est pas différente de celle de la myocardite ou de la péricardite en général.

Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes de la myocardite et de la péricardite. Les personnes vaccinées doivent être informées qu'elles doivent consulter immédiatement un médecin si elles développent des symptômes indiquant une myocardite ou une péricardite tels qu'une douleur thoracique (aiguë et persistante), un essoufflement ou des palpitations après la vaccination.

Les professionnels de santé doivent consulter des conseils et/ou des spécialistes pour diagnostiquer et traiter cette affection. 

Réactions liées à l'anxiété

Des réactions liées à l'anxiété, y compris des réactions vaso-vagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir en association avec la vaccination en tant que réponse psychogène à l'injection par aiguille. Il est important que des précautions soient prises pour éviter toute blessure due à un évanouissement.

Maladie concomitante

La vaccination doit être reportée chez les personnes souffrant d'une maladie fébrile sévère aiguë ou d'une infection aiguë. La présence d'une infection mineure et/ou d'une fièvre légère ne doit pas retarder la vaccination.

Thrombocytopénie et troubles de la coagulation

Comme pour les autres injections intramusculaires, le vaccin doit être administré avec prudence chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou celles souffrant de thrombocytopénie ou de tout trouble de la coagulation (tel que l'hémophilie) car des saignements ou des ecchymoses peuvent survenir après une administration intramusculaire chez ces personnes.

Poussées de syndrome de fuite capillaire

Quelques cas de poussées de syndrome de fuite capillaire (SFC) ont été rapportés dans les premiers jours suivant la vaccination par Spikevax (virus originel). Les professionnels de santé doivent connaître les signes et symptômes du SFC afin de reconnaître et traiter rapidement cette affection. Chez les personnes ayant des antécédents médicaux de SFC, la planification de la vaccination doit être faite en collaboration avec les experts médicaux appropriés.

Personnes immunodéprimées

L’efficacité et la sécurité du vaccin Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 n’ont pas été évaluées chez les sujets immunodéprimés, y compris ceux recevant un traitement immunosuppresseur. L’efficacité de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 peut être diminuée chez les sujets immunodéprimés.

Durée de la protection

La durée de la protection conférée par le vaccin n’est pas établie et est toujours en cours d’évaluation dans les études cliniques.

Limites de l'efficacité du vaccin

Comme avec tout vaccin, il est possible que les personnes vaccinées avec Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 ne soient pas toutes protégées.

Excipients à effet notoire

Ce vaccin contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose de 0,5 mL, c'est-à-dire qu'il est essentiellement " sans sodium ".

Interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

L’administration concomitante de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 avec d’autres vaccins n’a pas été étudiée.

Grossesse

Aucune donnée n’est encore disponible concernant l’utilisation de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 pendant la grossesse.

Cependant, un grand nombre de données observationnelles chez les femmes enceintes vaccinées par Spikevax (original) au cours du deuxième et du troisième trimestre de grossesse n’a pas mis en évidence de conséquences néfastes pour la grossesse. Bien que les données sur l’issue des grossesses après une vaccination au cours du premier trimestre de grossesse soient limitées, aucune augmentation du risque de fausse-couche n’a été observée. Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryo-fœtal, la mise-bas ou le développement post-natal (voir rubrique 5.3). Etant donné que les différences entre les produits se limitent à la séquence de la protéine Spike et qu’il n’existe aucune différence cliniquement significative en termes de réactogénicité, Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 peut être utilisé pendant la grossesse.

Fertilité

Les études effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects sur la reproduction (voir rubrique "Autres informations" / "Données de sécurité préclinique").

Allaitement

Aucune donnée n’est encore disponible concernant l’utilisation de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 pendant l’allaitement.

Cependant, aucun effet sur le nouveau-né/nourrisson allaité n’est attendu dans la mesure où l’exposition systémique au vaccin chez la femme allaitante est négligeable. Les données observationnelles chez les femmes ayant allaité après la vaccination par Spikevax (original) n’ont pas mis en évidence d’effets indésirables chez les nouveau-nés/nourrissons allaités. Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 peut être utilisé pendant l’allaitement.

Effets indésirables

1. Résumé du profil de sécurité.

Participants âgés de 18 ans et plus

La sécurité de Spikevax a été évaluée au cours d’un essai clinique de phase 3, randomisé, contrôlé contre placebo, en aveugle de l’observateur, en cours, mené aux États-Unis et impliquant 30 351 participants âgés de 18 ans et plus, ayant reçu au moins une dose de Spikevax (n = 15 185) ou du placebo (n = 15 166) (NCT04470427). Au moment de la vaccination, l’âge moyen de la population était de 52 ans (extrêmes : 18 à 95) ; 22 831 (75,2 %) des participants avaient entre 18 et 64 ans et 7 520 (24,8 %) des participants avaient 65 ans et plus.

Les effets indésirables les plus fréquemment signalés sont une douleur au point d'injection (92 %), une fatigue (70 %), des maux de tête (64,7 %), des myalgies (61,5 %), des arthralgies (46,4 %), des frissons (45,4 %), des nausées ou vomissements (23 %), un gonflement ou une sensibilité axillaire (19,8 %), une fièvre (15,5 %), un gonflement au point d'injection (14,7 %) et une rougeur (10 %). Les effets indésirables étaient généralement d'intensité légère ou modérée et se sont résorbés quelques jours après la vaccination. Une fréquence légèrement plus faible des événements de réactogénicité a été associée à un âge plus avancé.

Globalement, une incidence plus élevée de certains effets indésirables a été observée dans les groupes d’âge plus jeunes : l’incidence d’œdème/sensibilité axillaire, de fatigue, de céphalées, de myalgie, d’arthralgie, de frissons, de nausées/vomissements, et de fièvre était plus élevée chez les adultes âgés de 18 à < 65 ans par rapport à ceux âgés de 65 ans et plus. Les réactions indésirables locales et systémiques ont été plus fréquemment rapportées après la dose 2 qu’après la dose 1.

Adolescents âgés de 12 à 17 ans

Les données relatives à la sécurité de Spikevax chez les adolescents ont été recueillies dans le cadre d'une étude clinique de phase 2/3 en cours, randomisée, contrôlée par placebo et en aveugle, menée aux Etats-Unis et impliquant 3 762 participants âgés de 12 à 17 ans qui ont reçu au moins une dose de Spikevax (n=2 486) ou un placebo (n=1 240) (NCT04649151). Les caractéristiques démographiques étaient similaires chez les participants ayant reçu Spikevax et ceux ayant reçu le placebo.

Les effets indésirables les plus fréquents chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans étaient les suivants : douleur au point d'injection (97 %), céphalées (78 %), fatigue (75 %), myalgie (54 %), frissons (49 %), gonflement/sensibilité axillaire (35 %), arthralgie (35 %), nausées/vomissements (29 %), gonflement au point d'injection (28 %), érythème au point d'injection (26 %) et fièvre (14 %).

Enfants de 6 ans à 11 ans

Les données de sécurité de Spikevax chez les enfants ont été collectées au cours d’une étude clinique de phase 2/3 en deux parties, randomisée, avec observateur en aveugle, en cours, menée aux États- Unis et au Canada (NCT04796896). La partie 1, phase en ouvert de l’étude visant à évaluer la sécurité, la dose à sélectionner et l’immunogénicité, comprenait 380 participants âgés de 6 à 11 ans ayant reçu au moins 1 dose (0,25 mL) de Spikevax. La partie 2, phase contrôlée contre placebo visant à évaluer la sécurité, comprenait 4 016 participants âgés de 6 ans à 11 ans ayant reçu au moins une dose (0,25 mL) de Spikevax (n = 3 012) ou de placebo (n = 1 004). Aucun des participants de la partie 1 n’a participé à la partie 2. Les caractéristiques démographiques étaient similaires entre les participants ayant reçu Spikevax et ceux ayant reçu le placebo.

Les effets indésirables les plus fréquents chez les participants âgés de 6 ans à 11 ans après la primo- vaccination étaient la douleur au site d’injection (98,4 %), la fatigue (73,1 %), les céphalées (62,1 %), la myalgie (35,3 %), les frissons (34,6 %), les nausées/vomissements (29,3 %), l’œdème/la sensibilité axillaire (27,0 %), la fièvre (25,7 %), l’érythème au site d’injection (24,0 %), le gonflement au site d’injection (22,3 %) et l’arthralgie (21,3 %).

Enfants âgés de 6 mois à 5 ans

Une étude de phase 2/3, randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle, en cours, évaluant la sécurité, la tolérance, la réactogénicité et l’efficacité de Spikevax a été menée aux États- Unis et au Canada. Cette étude impliquait 10 390 participants âgés de 6 mois à 11 ans qui ont reçu au moins une dose de Spikevax (n = 7 798) ou un placebo (n = 2 592).

L’étude a inclus des enfants dans 3 groupes d’âge : de 6 ans à 11 ans, de 2 ans à 5 ans et de 6 mois à 23 mois. Cette étude pédiatrique impliquait 6 388 participants âgés de 6 mois à 5 ans qui ont reçu au moins une dose de Spikevax (n = 4 791) ou un placebo (n = 1 597). Les caractéristiques démographiques étaient similaires parmi les participants ayant reçu Spikevax et ceux ayant reçu un placebo.

Dans cette étude clinique, les effets indésirables chez les participants âgés de 6 mois à 23 mois après l’administration de la primovaccination étaient l’irritabilité/les pleurs (81,5 %), la douleur au site d’injection (56,2 %), la somnolence (51,1 %), la perte d’appétit (45,7 %), la fièvre (21,8 %), le gonflement au site d’injection (18,4 %), l’érythème au site d’injection (17,9 %) et le gonflement/la sensibilité axillaire (12,2 %).

Les effets indésirables chez les participants âgés de 24 à 36 mois après l’administration de la primovaccination étaient la douleur au site d’injection (76,8 %), l’irritabilité/les pleurs (71,0 %), la somnolence (49,7 %), la perte d’appétit (42,4 %), la fièvre (26,1 %), l’érythème au site d’injection (17,9 %), le gonflement au site d’injection (15,7 %) et le gonflement/la sensibilité axillaire (11,5 %).

Les effets indésirables chez les participants âgés de 37 mois à 5 ans après l’administration de la primovaccination étaient la douleur au site d’injection (83,8 %), la fatigue (61,9 %), les maux de tête (22,9 %), la myalgie (22,1 %), la fièvre (20,9 %). %), les frissons (16,8 %), les nausées/vomissements (15,2 %), le gonflement/la sensibilité axillaire (14,3 %), l’arthralgie (12,8 %), l’érythème au site d’injection (9,5 %) et le gonflement au site d’injection (8,2 %).

2. Liste récapitulative des effets indésirables observés dans les études cliniques et dans le cadre de la surveillance après l’autorisation chez les personnes âgées de 6 mois et plus.

Le profil de sécurité présenté ci-dessous est fondé sur les données générées dans plusieurs études cliniques contrôlées par placebo : 

  • 30 351 adultes âgés de ≥ 18 ans
  • 3 726 adolescents âgés de 12 à 17 ans
  • 4 002 enfants âgés de 6 à 11 ans
  • 6 388 enfants âgés de 6 mois à 5 ans
  • et l’expérience post-commercialisation.

Les effets indésirables observés au cours des études cliniques, énumérés ci-dessous, sont classées selon les catégories de fréquence suivantes : 

  • très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;
  • très rare (< 1/10 000) ;
  • fréquence indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Très fréquent : lymphadénopathie 1.

Affections du système immunitaire

  • Indéterminée : anaphylaxie, hypersensibilité.

Troubles du métabolisme et de la nutrition

  • Très fréquent : diminution de l’appétit 2.

Affections psychiatriques

  • Très fréquent : irritabilité / pleurs 2.

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : céphalées, somnolence 2.
  • Peu fréquent : vertiges.
  • Rare : paralysie faciale périphérique aiguë 3, hypoesthésie.

Affections cardiaques

  • Très rare : myocardite et péricardite.

Affections gastro-intestinales

  • Très fréquent : nausées, vomissements.
  • Fréquent : diarrhées.
  • Peu fréquent : douleur abdominale 4.

Affections de la peau et des tissus sous-cutanés

  • Fréquent : éruption cutanée.
  • Peu fréquent : urticaire 5.
  • Indéterminée : érythème polymorphe.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : arthralgies, myalgies.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Très fréquent : douleur au site d'injection, fatigue, frissons, fièvre, gonflement au site d'injection, érythème au site d’injection.
  • Fréquent : urticaire ou éruption au site d'injection, rash au site d’injection, réaction retardée au site d’injection 6.
  • Peu fréquent : prurit au site d'injection.
  • Rare : gonflement du visage 7.
  • Indéterminée : gonflement important du membre ayant reçu la dose de vaccin.

1 : la lymphadénopathie a été enregistrée en tant que lymphadénopathie axillaire du même côté que le site d’injection. D’autres ganglions lymphatiques (par exemple, cervicaux, supraclaviculaires) ont été affectés dans certains cas ;
2 : observés dans la population pédiatrique (patients âgés de 6 mois à 5 ans) ;
3 : tout au long de la période suivi de la sécurité, une paralysie faciale périphérique aiguë (paralysie faciale de Bell) a été signalée par trois participants du groupe recevant Spikevax et par un participant recevant le placebo. La survenue chez les participants du groupe recevant le vaccin était de 22 jours, 28 jours et 32 jours après la seconde dose ;
4 : des douleurs abdominales ont été observées dans la population pédiatrique (5 à 11 ans) : 0,2 % dans le groupe Spikevax et 0 % dans le groupe placebo ;
5 : des cas d’urticaire d’apparition rapide (dans les jours suivant la vaccination) ou retardée (jusqu’à environ deux semaines après la vaccination) ont été observés ;
6 : le délai médian de survenue était de 9 jours après la première injection et de 11 jours après la deuxième injection. La durée médiane était de 4 jours après la première injection, et de 4 jours après la deuxième injection ;
7 : deux événements indésirables graves de gonflement du visage ont été observés chez des personnes vaccinées présentant des antécédents d’injection d’agents de comblement cosmétiques. La survenue du gonflement a été signalée 1 et 2 jours après la vaccination, respectivement.

Le profil de tolérance et de sécurité observé chez les 343 personnes ayant reçu le vaccin Spikevax, qui étaient séropositives pour le SARS-CoV-2 au début de l'étude, était comparable à celui des personnes séronégatives pour le SARS-CoV-2 au début de l'étude.

Participants de 18 ans et plus (dose de rappel)

La sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité d’une dose de rappel de Spikevax sont en cours d’évaluation dans une étude de phase 2, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, de confirmation de dose, menée avec des participants de 18 ans et plus (NCT04405076). Dans cette étude, 198 participants ont reçu deux doses (0,5 mL, 100 microgrammes à 1 mois d’intervalle) du schéma de primo-vaccination Spikevax. Dans une phase en ouvert de cette étude, 167 de ces participants ont reçu une dose de rappel unique (0,25 mL, 50 microgrammes) au moins 6 mois après avoir reçu la deuxième dose de la primo-vaccination. Les effets indésirables apparus pour la dose de rappel (0,25 mL, 50 microgrammes) sont similaires à ceux observés après la deuxième dose de la primo-vaccination.

Description de certains effets indésirables

Myocardite

Le risque accru de myocardite après vaccination par Spikevax est plus élevé chez les hommes jeunes (voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi").

L’excès de risque chez les hommes jeunes après la seconde dose de Spikevax a été évalué dans le cadre de deux grandes études pharmaco-épidémiologiques européennes. Une étude a montré qu’au cours d’une période de 7 jours suivant la seconde dose, on comptait environ 1,316 (IC à 95 %: 1,299 – 1,333) cas supplémentaire de myocardite chez les hommes âgés de 12 à 29 ans pour 10 000 personnes vaccinées par rapport à des personnes non exposées. Dans une autre étude, sur une période de 28 jours suivant la seconde dose, on comptait 1,88 cas supplémentaire de myocardite (IC à 95 % 0,956 – 2,804) chez les hommes âgés de 16 à 24 ans pour 10 000 personnes vaccinées par rapport à des personnes non exposées.

3. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Spikevax n’a aucun effet ou un effet négligeable sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines. Toutefois, certains des effets mentionnés à la rubrique "Effets indésirables" peuvent temporairement affecter l’aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

4. Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été signalé. En cas de surdosage, il est recommandé de surveiller les fonctions vitales et d'appliquer un éventuel traitement symptomatique.

5. Déclaration des effets indésirables suspectés

Il est important de signaler les effets indésirables suspectés après l'autorisation du médicament. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. 

Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration (Annexe V du résumé des caractéristiques du produit), en précisant le numéro de lot, s’il est disponible.

Les professionnels de santé et les usagers devront signaler les éventuels évènements indésirables graves sur le portail national à l'aide de deux outils :

  1. le téléservice VACCIN COVID ;
  2. le portail des signalements du Gouvernement.

La traçabilité sera un élément essentiel de cette campagne de vaccination anti-covid 19.

MesVaccins contribue au signalement avec un outil de pharmacovigilance renforcée permettant de collecter de manière proactive et exhaustive des informations sur la survenue ou la non survenue d'un événement indésirable post-vaccinal.

Résultats de la surveillance en France au 28 octobre 2022

Les résultats de la surveillance des effets indésirables post-vaccinaux sont accessibles ici.

Les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) rapporteurs (Lille et Besançon) ont analysé les cas d’effets indésirables à partir des données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM du 19 janvier 2021 au 20 octobre 2022.

  • 354 nouveaux cas déclarés * au 20/10/2022
  • 31 895 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 23 985 500 injections

* : cas déclaré ne signifie pas que l'effet est imputable au vaccin.

1. Nouveaux signaux potentiels

  • Aucun nouveau signal identifié.

2. Nouveaux événements à surveiller

  • Aucun nouvel événement à surveiller identifié.

3. Signaux confirmés

  • Troubles vasculaires de type d’hypertension artérielle
  • Réaction retardée (réaction locale douloureuse, érythémateuse, prurigineuse au site d’injection)
  • Myocardite / péricardite
  • Erythème polymorphe

4. Signaux potentiels déjà sous surveillance

  • Troubles du rythme
  • Zona
  • Perte de connaissance, plus ou moins associée à des chutes
  • Polyarthrite rhumatoide
  • Néphropathie glomérulaire
  • Troubles menstruels
  • Syndrome de Parsonage Turner
  • Hépatite auto-immune
  • Hémophilie acquise
  • Anémie-hémolytique auto- immune
  • Vascularite
  • Surdité 

5. Evénements déjà sous surveillance

  • Réactogénicité D2
  • Evénement thromboembolique, dont thrombose veineuse cérébrale
  • Déséquilibre / récidive de pathologie chronique
  • Ictus amnésique
  • Acouphènes
  • Vascularite systémique à ANCA
  • Troubles musculo-squelettiques
  • Thyroïdite
  • Uvéite

Les données recueillies sur la période de suivi n’apportent pas d’élément nouveau sur ces évènements et signaux potentiels sous surveillance.

Concernant les cas de décès déclarés, les éléments transmis n’indiquent pas un rôle potentiel du vaccin. Ces événements continueront de faire l’objet d’une surveillance spécifique.

Dose de rappel : aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté dans une population comparable.

Schéma hétérologue : aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma hétérologue (un schéma hétérologue correspond à un schéma vaccinal avec au moins deux vaccins différents).

6. Surveillance spécifique de certaines populations

6.1. Femmes enceintes et allaitantes

Données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM depuis le 27 décembre 2020 et transmises aux deux CRPV rapporteurs (Lyon et Toulouse).

  • Aucun nouveau signal ou évènement à surveiller identifié.

6.1.1. Depuis le début de la vaccination 

Les fausses couches spontanées représentent la majorité des effets indésirables enregistrés dans la BNPV. Les données actuelles ne permettent pas de conclure que ces événements sont liés au vaccin, d’autant que des facteurs de risques étaient associés dans plusieurs cas et qu’il s’agit d’un évènement relativement fréquent en population générale (de 12 à 20 % des grossesses selon les études). Par ailleurs, 3 études récentes (Zauche & al., Kharbanda & al. et Magnus & al.) n’ont pas retrouvé de lien entre les fausses couches spontanées et les vaccins à ARNm contre le Covid-19.

Ainsi, le lien avec le vaccin ne peut pas être établi.

6.1.2. Evènements déjà sous surveillance

  • Morts in utero
  • Métrorragies
  • Contractions utérines

Aucun signal n’a été identifié chez les femmes enceintes ou allaitantes.

Pharmacodynamie

Groupe pharmacothérapeutique : Vaccin, autres vaccins viraux.

Code ATC : J07BX03.

1. Mécanisme d'action

Spikevax (élasoméran) et Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 (élasoméran/imélasoméran) contiennent tous deux un ARNm encapsulé dans des nanoparticules lipidiques. L’ARNm code la protéine Spike de pleine longueur du SARS-CoV-2, modifiée par 2 substitutions de proline dans le domaine de répétition d’heptades 1 (S-2P) pour stabiliser la protéine Spike dans sa conformation de préfusion. Après injection par voie intramusculaire, les cellules au site d’injection et les ganglions lymphatiques drainants intègrent les nanoparticules lipidiques et délivrent efficacement la séquence d’ARNm dans les cellules pour la traduction en protéine virale. L’ARNm produit n’entre pas dans le noyau cellulaire ou n’interagit pas avec le génome, il est non réplicatif, et est exprimé de façon transitoire principalement par les cellules dendritiques et les macrophages du sinus sous-capsulaire. La protéine Spike de la membrane du Sars-CoV-2 exprimée est alors reconnue par les cellules immunitaires comme un antigène étranger. Cela induit une réponse immunitaire en lymphocytes T et en lymphocytes B pour générer des anticorps neutralisants pouvant contribuer à la protection contre la covid 19. L’ARNm modifié par un nucléoside dans Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (élasoméran/davésoméran) est formulé dans des particules lipidiques, qui permettent l’administration de l’ARNm modifié par un nucléoside dans les cellules hôtes pour permettre l’expression de l’antigène du SARS-CoV-2 S. Le vaccin provoque une réponse immunitaire à l’antigène S, qui protège contre la covid 19.

2. Efficacité clinique

Immunogénicité chez des participants âgés de 18 ans et plus – après une dose de rappel Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 (0,5 mL, 25 microgrammes/25 microgrammes)

La sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité d’une dose de rappel de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 sont en cours d’évaluation dans une étude de phase 2/3 en ouvert menée chez des participants âgés de 18 ans et plus (mRNA-1273-P205). Dans cette étude, 437 participants ont reçu une dose de rappel Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 50 microgrammes et 377 participants ont reçu une dose de rappel Spikevax (original) 50 microgrammes.

La partie G de l’étude P205 a évalué la sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 administré en deuxième dose de rappel chez des adultes ayant précédemment reçu 2 doses de Spikevax (original) (100 microgrammes) dans le cadre du schéma de primovaccination et une dose de rappel de Spikevax original (50 microgrammes) au moins 3 mois avant leur inclusion. Dans la partie F de l’étude P205, les participants ont reçu Spikevax original (25 microgrammes/25 microgrammes) en deuxième dose de rappel ; le groupe G a servi de groupe de comparaison non contemporain par rapport au groupe Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1.

Dans cette étude, l’analyse primaire d’immunogénicité est basée sur le groupe immunogénicité primaire, comprenant des participants sans signe d’infection par le SARS-CoV-2 à l’inclusion (avant la dose de rappel). Dans l’analyse primaire, les moyennes géométriques estimées des titres (MGT) des anticorps neutralisants et l’IC à 95 % correspondant étaient respectivement de 6 422,3 (5 990,1 ; 6 885,7) et 5 286,6 (4 887,1 ; 5 718,9) 28 jours après les doses de rappel de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 et Spikevax (original). Ces MGT correspondent au rapport entre la réponse de Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 et celle de Spikevax (original), contre la souche de SARS- CoV-2 ancestrale (D614G). La MGT (IC à 97,5 %) était de 1,22 (1,08 ; 1,37), remplissant ainsi le critère prédéfini de non-infériorité (limite inférieure de l’IC à 97,5 % ≥ 0,67).

La MGT estimée des anticorps neutralisants contre Omicron, BA.1 au jour 29 était de 2 479,9 (2 264,5 ; 2 715,8) et 1 421,2 (1 283,0 ; 1 574,4) respectivement dans les groupes de rappel Spikevax bivalent Original/Omicron BA.1 et Spikevax (original), et le RMG (IC à 97,5 %) était de 1,75 (1,49 ; 2,04), remplissant le critère prédéfini de supériorité (limite inférieure de l’IC > 1).

Efficacité clinique chez l’adulte

L’étude chez l’adulte était une étude clinique de phase 3 randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle (NCT04470427), qui a exclu les sujets immunodéprimés ou ayant reçu des immunosuppresseurs dans les 6 mois, ainsi que les femmes enceintes, ou les participants ayant des antécédents connus d’infection par le SARS-CoV-2. Les participants atteints d’une infection stable par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) n’ont pas été exclus. Les vaccins contre la grippe pouvaient être administrés 14 jours avant ou 14 jours après l’une des doses de Spikevax (original). Les participants devaient également observer un intervalle minimal de 3 mois après réception de produits sanguins/plasmatiques ou d’immunoglobulines avant l’entrée dans l’étude, afin de pouvoir recevoir Spikevax (original) ou le placebo.

Au total, 30 351 sujets ont été suivis pendant une durée médiane de 92 jours (extrêmes : 1-122) pour la survenue de la covid 19.

La population de l’analyse principale de l’efficacité (correspondant à la population Per-Protocole ou PPS [Per Protocol Set]) comprenait 28 207 sujets ayant reçu soit Spikevax (original) (n = 14 134) soit le placebo (n = 14 073), et ayant un statut négatif vis-à-vis du SARS-CoV-2 à l’inclusion. La population PPS comprenait 47,4 % de femmes, 52,6 % d’hommes, 79,5 % de Caucasiens, 9,7 % d’Afro-Américains, 4,6 % d’Asiatiques et 6,2 % d’autres origines. 19,7 % des participants ont été identifiés comme Hispaniques ou Latinos. L’âge médian des participants était de 53 ans (extrêmes : 18-94). La seconde dose (prévue au 29e jour) pouvait être administrée dans un intervalle allant de -7 à +14 jours pour la population PPS. 98 % des sujets vaccinés ont reçu la seconde dose 25 à 35 jours après la première dose (ce qui correspond à une fenêtre de -3 à +7 jours par rapport aux 28 jours).

Les cas de covid 19 ont été confirmés par réaction en chaîne par polymérase après transcription inverse (RT-PCR) et par un Comité d’adjudication. L’efficacité vaccinale globale et par principaux groupes d’âge est présentée dans le tableau 1.

Tableau 1 : analyse de l’efficacité vaccinale : cas de covid 19# confirmés quelle que soit la sévérité, survenus à partir de 14 jours après la 2e dose – Population – per-protocol set.

# : cas de covid 19 symptomatique nécessitant un résultat positif à la RT-PCR et au moins deux symptômes généraux ou un symptôme respiratoire. Cas commençant 14 jours après la seconde dose ;
* : efficacité vaccinale et intervalle de confiance (IC) à 95 % estimés à partir d’un modèle de risque proportionnel de Cox stratifié ;
** : l’IC n’est pas ajusté pour la multiplicité. Des analyses statistiques ajustées ont été réalisées dans une analyse intermédiaire incluant moins de cas de covid 19, non décrites ici.

Parmi tous les sujets de la population PPS, aucun cas de covid 19 sévère n’a été rapporté dans le groupe vaccin alors que 30 cas ont été rapportés sur 185 (16 %) dans le groupe placebo. Parmi les 30 participants ayant présenté une forme sévère, 9 ont été hospitalisés, dont 2 ont été admis en unités de soins intensifs. Pour la majorité des autres formes sévères de covid 19, seul le critère de saturation en oxygène (SpO2) pour une forme sévère (SpO2 ≤ 93 % en air ambiant) était présent.

L’efficacité de Spikevax dans la prévention de la covid 19, avec ou sans infection antérieure par le SARS-CoV-2 (déterminée par une sérologie et l’analyse d’un prélèvement nasopharyngé à l’inclusion) à partir de 14 jours après la deuxième dose était de 93,6 % (intervalle de confiance à 95 % de 88,6% à 96,5 %).

En outre, des analyses de sous-groupes du paramètre d'efficacité principal ont montré des estimations de points d'efficacité similaires entre les sexes, les groupes ethniques et les participants présentant des comorbidités médicales associées à un risque élevé de covid 19 grave.

Immunogénicité chez les adolescents de 12 à 17 ans

Une analyse de non-infériorité évaluant les titres neutralisant à 50 % le SARS-CoV-2 et les taux de séroréponses 28 jours après la dose 2 a été effectuée dans les sous-groupes d’immunogénicité per protocole des adolescents âgés de 12 à 17 ans (n = 340) dans l’étude chez l’adolescent et chez les participants âgés de 18 à 25 ans (n = 296) dans l’étude chez l’adulte. Les sujets ne présentaient aucun signe immunologique ou virologique d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2. Le ratio des moyennes géométriques (RMG) des titres d’anticorps neutralisants chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans comparés à ceux des adultes âgés de 18 à 25 ans était de 1,08 (IC à 95 % : 0,94, 1,24). La différence au niveau du taux de séroréponse était de 0,2 % (IC à 95 % : -1,8, 2,4). Les critères de non- infériorité (borne inférieure de l’IC à 95 % pour le RMG > 0,67 et borne inférieure de l’IC à 95 % de la différence du taux de séroréponse > -10 %) ont été satisfaits.

Efficacité clinique chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans

L'étude sur les adolescents est une étude clinique de phase 2/3 en cours, randomisée, contrôlée par placebo et en aveugle (NCT04649151) visant à évaluer la sécurité, la réactogénicité et l'efficacité de Spikevax chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans. Les participants ayant des antécédents connus d'infection par le SRAS-CoV-2 ont été exclus de l'étude. Au total, 3 732 participants ont été randomisés 2:1 pour recevoir 2 doses de Spikevax ou un placebo salin à 1 mois d'intervalle.

Une analyse secondaire d’efficacité a été effectuée sur 3 181 participants ayant reçu 2 doses du Spikevax (n = 2 139) ou le placebo (n = 1 042) et présentant un statut négatif pour le SARS-CoV-2 à la référence dans la population per protocole. Il n’existait aucune différence notable au niveau des données démographiques et des conditions médicales préexistantes entre les participants ayant reçu Spikevax et ceux ayant reçu le placebo.

La covid 19 a été défini comme une covid 19 symptomatique nécessitant un résultat RT-PCR positif et au moins 2 symptômes systémiques ou 1 symptôme respiratoire. Les cas ont commencé 14 jours après la deuxième dose.

Aucun cas de covid 19 symptomatique n’a été observé dans le groupe Spikevax et 4 cas de covid 19 symptomatiques dans le groupe placebo.

3. Immunogénicité chez les enfants de 6 ans à 11 ans

Une analyse évaluant les titres neutralisant à 50 % le SARS-CoV-2 et les taux de séroréponses 28 jours après la dose 2 a été effectuée dans un sous-groupe incluant des enfants âgés de 6 à 11 ans (n = 319) inclus dans l’étude pédiatrique et chez des participants de 18 à 25 ans (n = 295) inclus dans l’étude chez l’adulte. Les sujets ne présentaient aucun signe immunologique ou virologique d’une infection antérieure par le SARS-CoV-2 à l’inclusion. Le RMG des titres d’anticorps neutralisants chez les enfants de 6 à 11 ans comparés à ceux des adultes de 18 à 25 ans était de 1,239 (IC à 95 % : 1,072 ; 1,432). La différence au niveau du taux de séroréponse était de 0,1 % (IC à 95 % : -1,9 ; 2,1). Les critères de non-infériorité (borne inférieure de l’IC à 95 % pour le RMG > 0,67 et borne inférieure de l’IC à 95 % pour la différence de taux de séroréponse > -10 %) ont été satisfaits.

Efficacité clinique chez les enfants de 6 ans à 11 ans

L’étude pédiatrique est une étude clinique de phase 2/3 randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle, en cours, visant à évaluer la sécurité, la réactogénicité et l’efficacité de Spikevax chez les enfants âgés de 6 à 11 ans aux États-Unis et au Canada (NCT04796896). Les participants ayant des antécédents connus d’infection par le SARS-CoV-2 ont été exclus de l’étude. Un total de 4 011 participants a été randomisé selon un rapport de 3:1 pour recevoir 2 doses de Spikevax ou de placebo à base de sérum physiologique à 1 mois d’intervalle.

Une analyse secondaire de l’efficacité évaluant les cas confirmés de covid 19 accumulés jusqu’à la date de l’analyse des données du 10 novembre 2021 a été effectuée sur 3 497 participants ayant reçu deux doses (0,25 mL à 0 et 1 mois) de Spikevax (n = 2 644) ou de placebo (n = 853) et qui présentaient un statut négatif pour le SARS-CoV-2 à l’inclusion dans la population per protocole. Il n’existait aucune différence notable au niveau des données démographiques entre les participants ayant reçu Spikevax et ceux ayant reçu le placebo.

La covid 19 a été définie par une covid 19 symptomatique survenue 14 jours après la deuxième dose, nécessitant un résultat RT-PCR positif et au moins 2 symptômes systémiques ou 1 symptôme respiratoire.

Trois cas de covid 19 (0,1 %) ont été observés dans le groupe Spikevax et quatre cas de covid 19 (0,5 %) dans le groupe placebo.

Efficacité clinique chez les enfants de 6 mois à 5 ans

Une étude de phase 2/3 en cours a été menée pour évaluer la sécurité, la tolérance, la réactogénicité et l’efficacité de Spikevax chez des enfants en bonne santé âgés de 6 mois à 11 ans. L’étude a inclus des enfants dans 3 groupes d’âge : de 6 ans à 11 ans ; 2 ans à 5 ans ; et 6 mois à 23 mois.

Une analyse descriptive de l’efficacité évaluant les cas confirmés de covid 19 accumulés jusqu’à la date limite des données du 21 février 2022 a été réalisée chez 5 476 participants âgés de 6 mois à 5 ans qui ont reçu deux doses (à 0 et 1 mois) de Spikevax (n =4 105) ou de placebo (n = 1 371) et avait un statut de base négatif pour le SARS-CoV-2 (appelé l’ensemble per protocole pour l’efficacité). Il n’y avait aucune différence notable dans les données démographiques entre les participants qui ont reçu Spikevax et ceux qui ont reçu le placebo.

La durée médiane du suivi de l’efficacité après la dose 2 était de 71 jours pour les participants âgés de 2 ans à 5 ans et de 68 jours pour les participants âgés de 6 mois à 23 mois.

L’efficacité du vaccin dans cette étude a été observée pendant la période où le variant B.1.1.529 (Omicron) était le variant prédominant en circulation.

L’efficacité du vaccin (EV) dans la partie 2 pour l’ensemble d’efficacité per protocole pour les cas de covid 19 14 jours ou plus après la dose 2, en utilisant la « définition de cas covid 19 P301 » (c’est-à-dire la définition utilisée dans l’étude pivot d’efficacité chez l’adulte), était de 36,8 % (IC à 95 % : 12,5, 54,0) pour les enfants âgés de 2 ans à 5 ans et de 50,6 % (IC à 95 % : 21,4, 68,6) pour les enfants âgés de 6 mois à 23 mois.

Immunogénicité chez les enfants âgés de 6 mois à 5 ans

Pour les enfants âgés de 2 ans à 5 ans, la comparaison des réponses des AcN au jour 57 dans ce sous- ensemble d’immunogénicité per protocole de la partie 2 (n = 264 ; 25 microgrammes) à celles des jeunes adultes (n = 295 ; 100 microgrammes) a démontré un RMG de 1,014 (IC à 95 % : 0,881, 1,167), répondant aux critères de réussite de non-infériorité (c’est-à-dire borne inférieure de l’IC à 95 % pour le RMG ≥ 0,67 ; estimation ponctuelle ≥ 0,8). La moyenne géométrique des titres d’anticorps neutralisants (GMFR [geometric mean fold rise]) entre l’inclusion et le jour 57 pour ces enfants était de 183,3 (IC à 95 % : 164,03 ; 204,91). La différence de taux de séroréponse (SRR [seroresponse rate]) entre les enfants et les jeunes adultes était de -0,4 % (IC à 95 % : -2,7 %, 1,5 %), ce qui répondait également aux critères de réussite de non-infériorité (borne inférieure de l’IC à 95 % de la différence de SRR > -10 %).

Pour les nourrissons et les jeunes enfants âgés de de 6 mois à 23 mois, la comparaison des réponses des AcN au jour 57 dans ce sous-ensemble d’immunogénicité per protocole de la partie 2 (n = 230 ; 25 microgrammes) à celles des jeunes adultes (n = 295 ; 100 microgrammes) a démontré un RMG de 1,280 (IC à 95 % : 1,115, 1,470), répondant aux critères de réussite de non-infériorité (c’est-à-dire borne inférieure de l’IC à 95 % pour le GMR ≥ 0,67 ; estimation ponctuelle ≥ 0,8). La différence de taux de SRR entre les nourrissons/jeunes enfants et les jeunes adultes était de 0,7 % (IC à 95 % : -1,0 %, 2,5 %), répondant également aux critères de réussite de non-infériorité (borne inférieure de l’IC à 95 % de la différence de taux de séroréponse > -10 %).

En conséquence, les critères de réussite prédéfinis pour l’objectif principal d’immunogénicité ont été satisfaits pour les deux groupes d’âge, permettant de déduire l’efficacité de 25 microgrammes chez les enfants de 2 à 5 ans, ainsi que chez les nourrissons et les jeunes enfants âgés de 6 mois à 23 mois (Tableaux 5 et 6).

Tableau 2 : résumé du ratio de la moyenne géométrique des concentrations et du taux de séroréponse - comparaison des participants âgés de 6 mois à 23 mois aux participants âgés de 18 à 25 ans - ensemble d’immunogénicité per protocole.

MGC = Moyenne géométrique des concentrations ;
n = nombre de participants avec des données non manquantes à l’inclusionet au jour 57 ;
* : les valeurs d’anticorps rapportées comme étant inférieures à la limite inférieure de quantification (LIQ) sont remplacées par 0,5 x LIQ. Les valeurs supérieures à la limite supérieure de quantification (LSQ) sont remplacées par la LSQ si les valeurs réelles ne sont pas disponibles.
a : les taux d’anticorps transformés en log sont analysés à l’aide d’un modèle d’analyse de covariance (ANCOVA) avec la variable de groupe (participants de 6 mois à 5 ans et jeunes adultes) comme effet fixe. Les moyennes des MC résultantes, la différence des moyennes des MC et les IC à 95 % sont retransformés à l’échelle d’origine pour la présentation ;
b : la non-infériorité est déclarée si la borne inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le rapport des MGC est supérieur à 0,67, avec une estimation ponctuelle > 0,8 et si la borne inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour la différence du taux de séroréponse est supérieur à -10 %, avec une estimation ponctuelle > -5 % ;
c : la moyenne géométrique des concentrations (MGC) finales d’anticorps en UA/ml a été déterminée à l’aide du test de microneutralisation du SARS-CoV-2 ;
d : la séroréponse due à la vaccination spécifique à la concentration d’anticorps neutralisants RVP du SRAS-CoV-2 au niveau du sujet est définie dans le protocole comme un changement d’un niveau inférieur à la LIQ à une valeur égale ou supérieure à 4 x LIQ, ou au moins une augmentation de 4 fois si la valeur de référence est égale ou supérieure à la LIQ. L’IC à 95 % de la séroréponse est calculé à l’aide de la méthode Clopper-Pearson ;
e : la différence dans l’IC à 95 % du taux de séroréponse est calculée à l’aide des limites de confiance de Miettinen-Nurminen (score).

Tableau 3 : résumé du ratio des moyennes géométriques des concentrations et du taux de séroréponse - comparaison des participants âgés de 2 ans à 5 ans aux participants âgés de 18 à 25 ans - ensemble d’immunogénicité per protocole.

MGC = Moyenne géométrique des concentrations ;
n = nombre de participants avec des données non manquantes à l’inclusion et au jour 57 ;
* : les valeurs d’anticorps rapportées comme étant inférieures à la limite inférieure de quantification (LIQ) sont remplacées par 0,5 x LIQ. Les valeurs supérieures à la limite supérieure de quantification (LSQ) sont remplacées par la LSQ si les valeurs réelles ne sont pas disponibles ;
a : les taux d’anticorps transformés en log sont analysés à l’aide d’un modèle d’analyse de covariance (ANCOVA) avec la variable de groupe (participants de 6 mois à 5 ans et jeunes adultes) comme effet fixe. Les moyennes des MC résultantes, la différence des moyennes des MC et les IC à 95 % sont retransformés à l’échelle d’origine pour la présentation ;
b : la non-infériorité est déclarée si la borne inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le rapport des MGC est supérieur à 0,67, avec une estimation ponctuelle > 0,8 et si la borne inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour la différence du taux de séroréponse est supérieur à -10 %, avec une estimation ponctuelle > -5 % ;
c : la moyenne géométrique des concentrations (MGC) finales d’anticorps en UA/ml a été déterminée à l’aide du test de microneutralisation du SARS-CoV-2 ;
d : la séroréponse due à la vaccination spécifique à la concentration d’anticorps neutralisants RVP du SRAS-CoV-2 au niveau du sujet est définie dans le protocole comme un changement d’un niveau inférieur à la LIQ à une valeur égale ou supérieure à 4 x LIQ, ou au moins une augmentation de 4 fois si la valeur de référence est égale ou supérieure à la LIQ. L’IC à 95 % de la séroréponse est calculé à l’aide de la méthode Clopper-Pearson ;
e : la différence dans l’IC à 95 % du taux de séroréponse est calculée à l’aide des limites de confiance de Miettinen-Nurminen (score).

Immunogénicité chez les participants de 18 ans et plus – après la dose de rappel (0,25 mL, 50 microgrammes)

La sécurité, la réactogénicité et l’immunogénicité d’une dose de rappel de Spikevax sont en cours d’évaluation dans une étude de phase 2, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, de confirmation de dose, menée chez des participants de 18 ans et plus (NCT04405076). Dans cette étude, 198 participants ont reçu deux doses (0,5 mL, 100 microgrammes à 1 mois d’intervalle) du schéma de primo-vaccination Spikevax. Dans une phase en ouvert de cette étude, 149 de ces participants (population per protocole) ont reçu une seule dose de rappel (0,25 mL, 50 microgrammes) au moins 6 mois après avoir reçu la deuxième dose du schéma de primo-vaccination. Il a été montré qu’une seule dose de rappel (0,25 mL, 50 microgrammes) résultait en une augmentation de la moyenne géométrique des titres d’anticorps neutralisants (GMFR [geometric mean fold rise]) d’un facteur 12,99 (IC à 95% : 11,04, 15,29) entre avant la dose de rappel et 28 jours après la dose de rappel. La GMFR des titres d’anticorps neutralisants était d’un facteur 1,53 (IC à 95% : 1,32, 1,77) en comparant la réponse 28 jours après la deuxième dose (primo-vaccination) et 28 jours après la dose de rappel.

Immunogénicité d’une dose de rappel après une primo-vaccination réalisée avec un autre vaccin autorisé contre la covid 19 chez les adultes de 18 ans et plus

La sécurité et l’immunogénicité d’une vaccination de rappel hétérologue avec Spikevax ont été étudiées dans une étude menée à l’initiative de l’investigateur chez 154 participants. Le délai minimal entre la primo-vaccination réalisée avec un vaccin contre la covid 19 à base de vecteur adénoviral ou à base d’ARN et l’injection de rappel avec Spikevax était de 12 semaines (intervalle : 12 semaines à 20,9 semaines). La dose utilisée pour le rappel dans cette étude était de 100 microgrammes. Les titres d’anticorps neutralisants mesurés par un test de neutralisation de pseudovirus ont été évalués le jour 1 avant administration et les jours 15 et 29 après la dose de rappel. Une réponse au rappel a été mise en évidence, indépendamment de la primo-vaccination.

Les données d’immunogénicité sont uniquement disponibles à court terme ; la protection et la mémoire immunologique à long terme ne sont pas connues à ce jour.

Sécurité et immunogénicité de sept vaccins contre la covid 19 utilisés pour la troisième dose (rappel) au Royaume-Uni

COV-BOOST est une étude de phase 2 multicentrique, randomisée, menée à l’initiative de l’investigateur, évaluant la troisième dose de vaccination (rappel) contre la covid 19, avec un sous- groupe visant à évaluer l’immunologie de façon détaillée. Les participants étaient des adultes âgés de 30 ans ou plus, en bonne santé physique (les comorbidités légères à modérées bien contrôlées étaient autorisées), ayant reçu deux doses de vaccins Pfizer–BioNTech ou Oxford–AstraZeneca (première dose en décembre 2020, janvier 2021 ou février 2021) et ayant reçu la deuxième dose au moins 84 jours auparavant au moment de l’inclusion. Spikevax a boosté les réponses des anticorps et des anticorps neutralisants et a été bien toléré, indépendamment de la primo-vaccination reçue. La dose utilisée pour le rappel dans cette étude était de 100 microgrammes. Les titres d’anticorps neutralisants mesurés par le test de neutralisation de pseudovirus ont été évalués le jour 28 après la dose de rappel.

Anticorps neutralisants dirigés contre le variant B.1.617.2 (Delta) chez les adultes avant et après la dose de rappel

Les résultats du test de neutralisation de pseudovirus (PsVNA) contre le variant B.1.617.2 (Delta), établis avant le rappel et le jour 29 après le rappel, ont montré que l’administration d’une dose de rappel de Spikevax (0,25 mL, 50 microgrammes) chez les adultes a induit une augmentation d’un facteur 17 des anticorps neutralisants dirigés contre le variant Delta par comparaison avec les taux mesurés avant le rappel (GMFR = 17,28 ; IC à 95 % : 14,38 ; 20,77 ; n = 295).

Anticorps neutralisants dirigés contre le variant B.1.617.2 (Delta) chez les enfants de 6 à 11 ans

Les échantillons de sérum du sous-groupe d’immunogénicité per protocole (n = 134) de l’étude pédiatrique en cours, recueillis à l’inclusion et au jour 57, ont été soumis à un test PsVNA sur la base du variant B.1.617.2 (Delta).

Chez les enfants de 6 ans à 11 ans, la GMFR entre l’inclusion et le jour 57 a été de 81,77 (IC à 95 % : 70,38 ; 95,00) pour le variant Delta (mesurée par le test PsVNA). Par ailleurs, 99,3 % des enfants ont atteint les critères définissant une séroréponse.

4. Sujets âgée

Spikevax (original) a été évalué chez des individus âgés de 6 mois et plus, incluant 3 768 sujets âgés de 65 ans et plus. L’efficacité de Spikevax (original) chez les sujets âgés (≥ 65 ans) était en cohérence avec celle observée chez les sujets adultes plus jeunes (18-64 ans).

5. Population pédiatrique

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Spikevax (original) dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique en prévention de la covid 19 (voir la rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

Conservation

1.1. Flacon multidose non ouvert [Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable]

  • Durée de conservation : 9 mois entre -50 °C et -15 °C.
  • Au cours de cette période de 9 mois, une fois sorti du congélateur, le flacon de vaccin non ouvert peut être conservé au réfrigérateur à une température entre 2 °C et 8 °C, à l’abri de la lumière, pendant 30 jours au maximum. Pendant cette période, il peut être transporté pendant une durée maximale de 12 heures à une température de 2 °C à 8 °C.
  • La stabilité physicochimique des flacons de vaccin non ouverts a été démontrée pendant 12 mois entre ‐50 °C et ‐15 °C, à condition qu’une fois décongelé et conservé à une température de 2 °C à 8 °C, à l’abri de la lumière, le flacon non ouvert soit utilisé dans les 14 jours maximum (au lieu de 30 jours, en cas de conservation du produit entre ‐50 °C et ‐15 °C pendant 9 mois), sans toutefois dépasser une durée de conservation totale de 12 mois.
  • Une fois décongelé, le vaccin ne doit pas être recongelé.
  • Le vaccin non ouvert peut être conservé à une température comprise entre 8 °C et 25 °C pendant un maximum de 24 heures après son retrait du réfrigérateur.

1.2. Flacon multidose après première utilisation [Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable]

  • La stabilité physicochimique en cours d’utilisation a été démontrée pendant 19 heures entre 2 °C et 25 °C après première utilisation (au cours de la période d’utilisation autorisée de 30 jours ou 14 jours, respectivement, entre 2 °C et 8 °C, y compris la période autorisée de 24 heures entre 8 °C et 25 °C). D’un point de vue microbiologique, le produit doit être utilisé immédiatement. S’il n’est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation du vaccin en cours d’utilisation relèvent de la responsabilité de l’utilisateur.

2. Précautions particulières de conservation

2.1. Flacons multidoses [Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable]

  • À conserver congelé à une température comprise entre -50 °C et -15 °C.
  • À conserver dans l’emballage d’origine à l’abri de la lumière.

Conservation à l'état congelé

Transport des flacons décongelés à l’état liquide entre 2 °C et 8 °C

  • Si le transport entre -50 °C et -15 °C n’est pas réalisable, les données disponibles sont favorables au transport d’un ou de plusieurs flacons décongelés à l’état liquide pendant maximum 12 heures entre 2 °C et 8 °C (au cours de la durée de conservation de 30 jours ou 14 jours, respectivement, entre 2 °C et 8 °C). Une fois décongelés et transportés à l’état liquide entre 2 °C et 8 °C, les flacons ne doivent pas être recongelés et doivent être conservés entre 2 °C et 8 °C jusqu’à utilisation.

Manipulation

1. Instructions générales pour la manipulation du vaccin

  • Le vaccin doit être préparé et administré par un professionnel de santé qualifié en respectant les règles d’asepsie afin de maintenir la stérilité de la dispersion.
  • Les flacons sont à conserver congelés entre -50 °C et -15 °C.

Flacons multidoses [Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable]

  • Le vaccin est prêt à l’emploi après décongélation.
  • Ne pas secouer ni diluer. Tourner délicatement le flacon après la décongélation et avant chaque prélèvement. De préférence, percez le bouchon chaque fois à un endroit différent. 
  • Un sur remplissage est inclus dans chaque flacon multidose pour garantir que 5 doses puissent être administrées.
  • Vérifiez que le flacon est doté d’une capsule amovible bleue et que le nom du produit est Spikevax bivalent Original/Omicron BA.4-5 (50 microgrammes/50 microgrammes)/mL, dispersion injectable. Si le flacon est doté d’une capsule amovible bleue et que le nom du produit est Spikevax 0,1 mg/mL, dispersion injectable ou Spikevax bivalent Original/Omicron BA1, veuillez consulter le résumé des caractéristiques de cette formulation.

Préparation des doses : version illustrée en 2 étapes

Étape 1

Étape 2

Administration

Le vaccin doit être administré par voie intramusculaire, de préférence au niveau du muscle deltoïde, dans le haut du bras. Ne pas administrer ce vaccin par voie intravasculaire, sous-cutanée ou intradermique. 

Flacons multidoses

Élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément à la réglementation en vigueur.

L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un carnet de vaccination électronique.

Autres informations

1. Données de sécurité précliniques

Les données non cliniques ne révèlent aucun danger particulier pour l'homme d'après les études conventionnelles de toxicité par doses répétées et de toxicité pour la reproduction et le développement.

1.1. Toxicité générale

Des études de toxicité générale ont été menées sur des rats (recevant par voie intramusculaire jusqu'à 4 doses supérieures à la dose humaine une fois toutes les 2 semaines). Un œdème et un érythème transitoires et réversibles au point d'injection ainsi que des modifications transitoires et réversibles des tests de laboratoire (notamment une augmentation des éosinophiles, du temps de céphaline activée et du fibrinogène) ont été observés. Les résultats suggèrent que le potentiel de toxicité pour l'homme est faible.

1.2. Génotoxicité / Cancérogénicité

Des études de génotoxicité in vitro et in vivo ont été menées avec le nouveau composant lipidique SM-102 du vaccin. Les résultats suggèrent que le potentiel de génotoxicité pour l'homme est très faible.

Aucune étude de cancérogénicité n'a été réalisée.

1.3. Toxicité pour la reproduction

Dans une étude de toxicité pour le développement, 0,2 mL d'une formulation de vaccin contenant la même quantité d'ARNm (100 microgrammes) et d'autres ingrédients inclus dans une dose unique pour l'homme de Spikevax a été administrée à quatre reprises à des rats femelles par voie intramusculaire : 28 et 14 jours avant l'accouplement, et aux jours 1 et 13 de la gestation. Des réponses aux anticorps anti-SARS-CoV-2 ont été présentes chez les rats femelles depuis la période précédant l'accouplement jusqu'à la fin de l'étude, au 21ème jour de la lactation, ainsi que chez les fœtus et la progéniture. Aucun effet indésirable lié au vaccin n'a été observé sur la fertilité des femelles, la grossesse, le développement des embryons, des fœtus ou de la progéniture, ni sur le développement postnatal. Aucune donnée n'est disponible sur le transfert placentaire ou l'excrétion dans le lait du vaccin ARNm-1273 (autre nom du vaccin Spikevax - virus originel).

Composants non antigéniques