L'agence européenne du médicament (EMA) a rendu le 17 octobre 2019 un avis positif pour une autorisation de mise sur le marché conditionnelle de ce vaccin anti-Ebola. Le commission européenne a approuvé le lundi 11 novembre 2019 sa commercialisation. Un arrêté du 30 août 2018 du ministère des solidarités et de la santé autorise à titre dérogatoire son utilisation pour les professionnels se rendant dans une zone épidémique et pour les professionnels des établissements de santé susceptibles de prendre en charge un cas de maladie à virus Ebola en France. Les informations mentionnées ici proviennent de différentes sources et n'ont pas de valeur officielle. De nouveaux documents ont été publiés par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé le 8 août 2019 (voir ci-dessous dans la rubrique "Autres informations"). En cours de mise à jour

Description

Vaccin contre Ebola Zaïre (rVSVΔG-ZEBOV-GP, vivant).

Classe

Vivant

Forme et présentation

Ervebo solution injectable. La solution est un liquide incolore à légèrement jaune-brun.

Solution pour 1 dose dans un flacon (verre de type I) avec un bouchon (chlorobutyle) et un capuchon amovible en plastique avec un opercule en aluminium.

Conditionnement de 10 flacons.

Composition

Le vaccin Ervebo est un vaccin vivant atténué recombinant. Il est constitué du virus de la stomatite vésiculaire (VSV), dans lequel le gène codant la glycoprotéine (GP) d'enveloppe a été enlevé et remplacé par le gène codant la glycoprotéine d'enveloppe de la souche de virus Ebola ZEBOV (virus Ebola souche Zaïre). Le VSV a été choisi comme vecteur pour le vaccin Ebola car, si la séroprévalence des anticorps anti-VSV est faible, voire nulle, dans la population humaine, l’inoculation de ce vecteur viral sous forme non modifiée peut induire rapidement des anticorps neutralisants anti-vecteur après une seule injection. Cela rend son utilisation ultérieure impossible.

1. Antigène

Une dose (1 mL) contient :

  • Vaccin Ebola Zaïre (rVSVΔG-ZEBOV-GP1,2, vivant, atténué) : ≥ 72 millions d’ufp3

1 Virus de la stomatite vésiculaire recombinant (rVSV) souche Indiana avec une délétion de la glycoprotéine (G) d’enveloppe du VSV remplacée par la glycoprotéine (GP) de surface du virus Ebola Zaïre (ZEBOV) souche Kikwit 1995 

2 Produit sur cellules Vero 

3 ufp = unités formant plage

Ce produit contient des organismes génétiquement modifiés (OGM).

Ce vaccin contient des traces de protéine de riz. Voir rubrique "Contre-indications".

2. Autres composants

  • Albumine sérique humaine recombinante (2,5 mg/ml)
  • Tampon trométamol
  • Eau pour préparation injectable
  • Acide chlorhydrique (pour ajustement du pH)
  • Hydroxyde de sodium (pour ajustement du pH)
  • Protéine de riz à l'état de traces (voir la rubrique Contre-indications)

Indications

Ervebo est indiqué pour l’immunisation active des personnes âgées de 18 ans ou plus pour protéger contre la maladie à virus Ebola (MVE) due au virus Ebola Zaïre (voir rubriques "Posologie", "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Pharmacodynamie").

Ervebo doit être utilisé selon les recommandations officielles.

Utilisation en cas de flambée épidémique de maladie à virus Ebola.

La vaccination sera mise en oeuvre selon la stratégie «en anneau», qui est une approche similaire à celle utilisée pour éradiquer la variole. La vaccination en anneau suit la trace de l’épidémie, en recrutant les individus exposés à un risque accru d’infection en raison de leurs liens avec un cas confirmé d’atteinte par le virus.

Lorsqu’un cas est confirmé en laboratoire, l’anneau est défini comme suit :  

  • Les contacts sont définis comme des individus qui, au cours des 21 derniers jours, ont vécu dans le même foyer que le malade ou ont reçu sa visite après l’apparition chez lui des symptômes de la maladie, ou encore se sont rendus chez le malade ou ont été en contact physique rapproché avec le corps, des liquides corporels ou du linge et des vêtements lui appartenant.
  • Les contacts de contacts sont définis comme les voisins, les membres de la famille ou ceux de la famille élargie jusqu’à la plus proche frontière géographique de l’ensemble des contacts, plus les membres des foyers auxquels appartiennent tous les contacts à haut risque qui ne vivent pas dans la même localité que le malade. 

L’anneau ne correspond pas nécessairement à une zone géographique, mais recense un réseau social d’individus et de lieux, pouvant inclure des logements et des lieux de travail plus éloignés, où le cas indicateur a passé du temps lorsqu’il était symptomatique, ou les ménages d’individus ayant été en contact avec lui pendant sa maladie ou après sa mort. D’après l’expérience acquise, chaque anneau devrait comprendre 150 personnes en moyenne.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les personnes à prendre en considération pour la vaccination et recevoir une dose de vaccin sont les suivantes : 

  • les contacts et les contacts de contacts des cas confirmés de patients atteints de maladie à virus Ebola ; 
  • les agents de santé et les agents de première ligne locaux et internationaux, dans les zones touchées ; 
  • et les agents de santé et de première ligne dans les zones où il existe un risque d'expansion de la flambée épidémique.

Un avis du Haut Conseil de la santé publique daté du 29 juin et du 10 juillet 2018 définit les mesures préventives par la vaccination contre le virus Ebola des personnes susceptibles d'être en contact avec des patients à risque de transmission.

Posologie

Une dose vaccinale (supérieure ou égale à 2x10pfu).

Ervebo doit être administré par un professionnel de santé formé.

Posologie

Personnes âgées de 18 ans ou plus : une dose (1 mL) (voir rubrique "Pharmacodynamie").

La nécessité d’une dose de rappel n’a pas été établie.

Population pédiatrique

La tolérance, l’immunogénicité et l’efficacité d’Ervebo chez les enfants âgés de 1 à 17 ans n’ont pas encore été établies (voir rubriques "Effets indésirables" et "Pharmacodynamie").

Mode d'administration

Pour connaitre les précautions à prendre avant d’administrer le vaccin, voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi".

Pour les précautions concernant la décongélation, la manipulation et l’élimination du vaccin, voir rubrique "Manipulation".

Ervebo doit être administré par voie intramusculaire (IM). Le site privilégié est la région du deltoïde du bras non dominant ou la région antérolatérale supérieure de la cuisse. Ne pas injecter le vaccin par voie intravasculaire. Aucune donnée n’est disponible sur l’administration par voie sous-cutanée ou intradermique.

Couvrir le site d’injection du vaccin ou l’ensemble des vésicules avec un pansement adapté (par exemple tout type de pansement adhésif ou une compresse et du ruban adhésif) qui procure une barrière physique qui protège d’un contact direct (voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Données de sécurité préclinique"). Le pansement peut être retiré quand il n’y a plus de perte de fluide visible.

Le vaccin ne doit être mélangé à aucun autre vaccin ou médicament dans la même seringue.

Contre-indications

Hypersensibilité aux substances actives ou à l’un des excipients listés dans la rubrique Composition.

Mises en garde et précautions d'emploi

Traçabilité

Afin d’améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

Hypersensibilité

Il est recommandé de surveiller de près l’apparition de signes précoces d’anaphylaxie ou de réactions anaphylactoïdes après la vaccination. Comme pour tous les vaccins injectables, un traitement et une surveillance médicale appropriés doivent toujours être disponibles immédiatement en cas d’événement anaphylactique à la suite de l’administration du vaccin.

Durée de protection

La vaccination avec Ervebo peut ne pas protéger toutes les personnes vaccinées. L’efficacité du vaccin a été établie sur la période ≥ 10 jours et ≤ 31 jours après la vaccination, cependant la durée de protection n’est pas connue (voir rubrique "Pharmacodynamie"). L’utilisation d’autres mesures de protection contre Ebola ne doivent donc pas être interrompues.

Les contacts des cas d’Ebola doivent être vaccinés dès que possible (voir rubrique "Pharmacodynamie").

Précautions standards lors de la prise en charge des patients atteints d’une maladie Ebola connue ou suspectée

La vaccination avec Ervebo ne dispense pas de la nécessité d’appliquer les précautions standards pour la prise en charge des patients atteints d’une maladie Ebola connue ou suspectée. Tous les professionnels de santé et les personnels auxiliaires ayant été vaccinés ne doivent pas modifier leurs pratiques relatives à la sécurité des injections, l’hygiène et les équipements de protection individuelle (EPI) après vaccination.

Les professionnels de santé dispensant des soins à des patients atteints d’une maladie Ebola suspectée ou confirmée doivent appliquer des mesures supplémentaires de contrôle de l’infection afin de prévenir les contacts avec le sang et les fluides corporels des patients et les surfaces et matériaux contaminés comme les vêtements et la literie. Les échantillons prélevés sur l’homme ou l’animal pour une investigation d’infection Ebola doivent être manipulés par du personnel formé et être traités dans des laboratoires équipés de manière appropriée.

Les personnes administrant le vaccin doivent conseiller aux personnes vaccinées de continuer à se protéger avec des mesures appropriées.

Personnes immunodéprimées

La tolérance et l’efficacité d’Ervebo n’ont pas été évaluées chez les personnes immunodéprimées. Les personnes immunodéprimées peuvent ne pas répondre à Ervebo aussi bien que les personnes immunocompétentes. Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter d’utiliser Ervebo chez les personnes ayant un déficit immunitaire connu ou recevant un traitement immunosuppresseur, y compris dans les cas suivants :

  • Immunodéficience humorale ou cellulaire (primaire ou acquise) sévère, par exemple déficit immunitaire combiné sévère, agammaglobulinémie et sida ou infection VIH symptomatique. Aucune valeur seuil pour les lymphocytes T CD4+ n’a été établie pour une utilisation chez les personnes VIH-positives asymptomatiques.
  • Traitement immunosuppresseur en cours, y compris de fortes doses de corticoïdes. Cela n’inclut pas les personnes qui reçoivent des corticoïdes topiques, inhalés ou par voie parentérale à faible dose (par exemple en prophylaxie de l’asthme ou en traitement substitutif).
  • Maladies du sang telles que leucémie, lymphomes de tout type ou autres néoplasies malignes touchant les systèmes hématopoïétique et lymphatique.
  • Antécédents familiaux d’immunodéficience congénitale ou héréditaire, sauf si l’immunocompétence du potentiel sujet à vacciner est démontrée.

Femmes enceintes et allaitement

Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter d’utiliser Ervebo pendant la grossesse. Voir rubrique "Grossesse".

Transmission

Le virus vaccinal peut être présent dans les fluides biologiques comme le sang, l’urine, la salive, le sperme, les sécrétions vaginales, l’humeur aqueuse, le lait maternel, les selles, la sueur, le liquide amniotique et le placenta. L’ARN du virus vaccinal a été détecté par PCR dans le plasma de la plupart -des sujets adultes. L’ARN du virus vaccinal était principalement détecté du Jour 1 au Jour 7 post-vaccination. L’excrétion du virus vaccinal a été détectée par PCR dans l’urine ou la salive chez 19 des 299 sujets adultes vaccinés et dans les vésicules cutanées chez 4 des10 sujets adultes. L’ARN du virus vaccinal a été détecté dans une vésicule cutanée 12 jours après la vaccination chez l’un des 4 sujets concernés.

L’excrétion virale était observée plus fréquemment chez les enfants et les adolescents (28/39) que chez les adultes.

La transmission du virus vaccinal par contact personnel proche est considérée comme théoriquement possible. Les sujets vaccinés doivent éviter tout contact proche avec des personnes à haut risque et de les exposer au sang et aux fluides corporels pendant au moins 6 semaines après la vaccination. Les personnes à haut risque comprennent :

  • Les personnes immunodéprimées et les personnes sous traitement immunosuppresseur (voir rubrique ci-dessus) ;
  • Les femmes enceintes ou qui allaitent (voir rubrique "Grossesse") ;
  • Les enfants âgés de moins d’un an.

Les personnes qui développent une éruption cutanée vésiculeuse après la vaccination doivent couvrir les vésicules jusqu’à leur guérison afin de réduire le risque d’une éventuelle transmission du virus vaccinal par les vésicules ouvertes. Jeter les pansements contaminés selon les directives institutionnelles ou la politique de gestion des déchets d’activité de soins de l’OMS. Voir "Données de sécurité préclinique".

Une transmission accidentelle du virus vaccinal aux animaux et au bétail est aussi théoriquement possible. Voir ci-dessous.

Les personnes vaccinées par Ervebo ne doivent pas faire de don de sang pendant au moins 6 semaines après la vaccination.

Transmission aux animaux et au bétail

La transmission du virus vaccinal par contact proche avec du bétail est théoriquement possible. Les personnes vaccinées doivent essayer d’éviter l’exposition du bétail au sang et aux fluides corporels pendant au moins 6 semaines après la vaccination. Les personnes qui développent une éruption cutanée vésiculeuse après avoir reçu le vaccin doivent couvrir les vésicules jusqu’à leur guérison. Jeter les pansements contaminés selon les directives institutionnelles ou la politique de gestion des déchets d’activité de soins de l’OMS. Voir "Données de sécurité préclinique".

Maladies concomitantes

La vaccination doit être différée chez les sujets présentant une maladie fébrile modérée ou sévère. La présence d’une infection mineure ne doit pas retarder la vaccination.

Thrombocytopénie et troubles de la coagulation

Le vaccin doit être administré avec prudence aux personnes présentant une thrombocytopénie ou tout autre trouble de la coagulation car un saignement ou une ecchymose peut survenir après une injection intramusculaire chez ces personnes.

Protection contre les maladies à filovirus

Le vaccin ne préviendra pas les infections causées par les filovirus autres que le virus Ebola Zaïre.

Impact sur les tests sérologiques

Après la vaccination avec Ervebo, les personnes peuvent être testées positives aux acides nucléiques de la glycoprotéine (GP) Ebola, aux antigènes ou aux anticorps contre la GP Ebola, qui sont les cibles de certains tests de diagnostic d’Ebola. Par conséquent, les tests de diagnostic d’Ebola doivent cibler des parties non-GP du virus Ebola.

Sodium

Ce médicament contient moins d’1 mmol (23 mg) de sodium par dose, et est considéré comme essentiellement sans sodium.

Interactions

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée.

En l’absence de données disponibles sur l’administration concomitante d’Ervebo avec d’autres vaccins, l’administration concomitante d’Ervebo avec d’autres vaccins n’est pas recommandée.

Des immunoglobulines (Ig), des transfusions de sang ou de plasma ne doivent pas être administrées en même temps qu’Ervebo. L’administration d’immunoglobulines, des transfusions de sang ou de plasma 3 mois avant ou jusqu’à 1 mois après l’administration d’Ervebo peuvent interférer avec la réponse immunitaire attendue.

On ignore si l’administration concomitante de médicaments antiviraux pourrait avoir un impact sur la réplication et l’efficacité du virus vaccinal.

Grossesse

Il y a peu de données (moins de 300 grossesses) sur l’utilisation d’Ervebo chez les femmes enceintes ou chez les femmes ayant déclaré une grossesse après avoir été vaccinées. La sécurité d’emploi d'Ervebo n’a pas été établie chez les femmes enceintes.

Les données disponibles étant limitées, en particulier du fait du faible nombre de cas de grossesse, il convient de faire preuve de prudence avant d’émettre des conclusions. L'absence de données fiables sur les taux historiques de grossesse et d’issues néonatales dans les régions touchées rend également difficile l'évaluation contextuelle des données.

Les études de la toxicité de reproduction effectuées chez l’animal n’ont pas mis en évidence d’effets délétères directs ou indirects (voir "Données de sécurité préclinique").

Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’Ervebo pendant la grossesse. Cependant, considérant la sévérité de la maladie à virus Ebola, la vaccination ne doit pas être suspendue lorsqu'il existe un risque évident d'exposition à une infection Ebola.

Une grossesse doit être évitée pendant les 2 mois qui suivent la vaccination. Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode de contraception efficace.

Fertilité

Il n’y a pas de données sur les effets sur la fertilité chez l’Homme.

Les études chez l’animal menées chez des rates n’indiquent pas d’effets délétères (voir "Données de sécurité préclinique").

Allaitement

On ne sait pas si le virus vaccinal est sécrété dans le lait maternel.

Un risque pour les nouveau-nés/nourrissons allaités par les mères vaccinées ne peut être exclu.

Une recherche du virus vaccinal dans le lait animal n’a pas été conduite. Quand Ervebo a été administré chez les rates, des anticorps contre le virus vaccinal ont été détectés dans la descendance, probablement à cause de l’acquisition d’anticorps maternels par transfert placentaire pendant la gestation et par l’allaitement. Voir "Données de sécurité préclinique".

Une décision devra être prise entre arrêter l’allaitement et s’abstenir de vacciner avec Ervebo en prenant en compte le bénéfice de l’allaitement pour l’enfant et le bénéfice de la vaccination pour la femme. Dans certaines circonstances, quand les alternatives à l’allaitement sont limitées, le besoin immédiat et les bénéfices pour la santé du nourrisson doivent être pris en considération et mis en balance avec le besoin d’Ervebo pour la mère. Les deux peuvent présenter des besoins impérieux qui doivent être considérés avant de vacciner la mère.

Effets indésirables

Résumé du profil de tolérance

L’anaphylaxie a été rapportée très rarement (0,006 %) dans les essais cliniques.

Les effets indésirables les plus fréquents au site d’injection étaient douleur (70,3 %), gonflement(16,7 %) et érythème (13,7 %) au site d’injection.

Les effets indésirables systémiques les plus fréquents signalés après vaccination par Ervebo étaient : céphalées (36,9 %), fièvre (34,3 %), myalgie (32,5 %), fatigue (18,5 %), arthralgie (17,1 %), nausées(8,0 %), frissons (6,3 %), arthrite (3,7 %), éruption cutanée (3,6 %), hyperhidrose (3,2 %) et douleur abdominale (1,4 %). En général, ces réactions étaient rapportées dans les 7 jours suivant la vaccination, étaient d’intensité légère à modérée et de courte durée (moins d’1 semaine).

Liste des effets indésirables

Les fréquences sont indiquées comme :

  • Très fréquent (≥ 1/10)
  • Fréquent (≥ 1/100 à < 1/10)
  • Peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) 
  • Rare(≥ 1/10 000 à < 1/1 000) 
  • Très rare (< 1/10 000) 
  • Fréquence indéterminée (ne peut pas être estimée sur la base des données disponibles).

Pour chaque groupe de fréquence, les effets indésirables sont présentés par ordre décroissant de gravité.

Résumé des effets indésirables considérés comme liés à la vaccination

Affections du système immunitaire 

  • Très rare : Réaction anaphylactique

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : Céphalée

Affections gastro-intestinales

  • Fréquent : Douleurs abdominales, nausées

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Fréquent : Éruption cutanée§

Affections musculo squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : Arthralgie§, myalgie
  • Fréquent : Arthrite§

Troubles généraux et anomalies au site d’administration

  • Très fréquent : Fièvre, fatigue, douleur au site d’injection, érythème au site d’injection, gonflement au site d’injection
  • Fréquent : Frissons, hyperhidrose (sueurs)

§ Voir description d’effets indésirables sélectionnés.

Description d’effets indésirables sélectionnés

Arthralgie et arthrite

L’arthralgie a généralement été rapportée dans les quelques jours suivant la vaccination, était d’intensité légère à modérée et a disparu dans la semaine suivant son apparition. L’arthrite (arthrite, épanchement articulaire, gonflement articulaire, ostéoarthrite, monoarthrite ou polyarthrite) a généralement été rapportée dans les quelques semaines suivant la vaccination. Dans les études cliniques avec des cas d’arthrite rapportés, le délai d’apparition médian était compris entre 10 et12 jours (entre 0 et 25 jours). L’arthrite a été rapportée par les sujets aux cours des essais cliniques à une fréquence de 0 % dans plusieurs protocoles à 23,5 % dans une étude de Phase 1. La majorité des réactions d’arthrite étaient de sévérité légère à modérée. La durée médiane de l’arthrite dans tous les essais cliniques dans lesquels des cas d’arthrite ont été rapportés était de 2 jours à 81,5 jours (incluant la durée des arthrites récurrentes) avec un maximum de 330 jours. Les raisons des différences de notifications d’arthrite parmi les études cliniques ne sont pas connues mais elles peuvent être dues aux différences dans les populations étudiées ou dans les signalements des issues des cas. Dans l’étude de Phase 1 ayant le plus haut taux d’arthrite, 6 des 24 patients (25 %) qui ont rapporté des arthrites après vaccination ont eu des symptômes articulaires persistants 2 ans après la vaccination. Chez un petit nombre de sujets, le virus vaccinal a été retrouvé dans des échantillons d’épanchement articulaire, ce qui suggère un processus à médiation virale post-vaccination.

Eruption cutanée

L’éruption cutanée s’est manifestée au cours des essais cliniques sous différentes formes, notamment éruption cutanée généralisée (2,3 %), éruption cutanée vésiculeuse (0,5 %), dermatite (0,3 %) ou vasculite cutanée (0,01 %). Dans les différentes études, l’éruption cutanée était rapporté avec un délai d’apparition médian de 7,5 à 10,5 jours (entre 0 et 47 jours). La durée médiane rapportée était de 6 à18 jours. Chez 6 des 18 sujets étudiés, le virus vaccinal a été détecté dans des éruptions cutanées (décrites comme dermatite, vésicules ou lésions vasculaires cutanées), ce qui suggère un processus à médiation virale post-vaccination.

Diminution transitoire des globules blancs

Des diminutions transitoires des numérations des lymphocytes, des neutrophiles et des globules blancs totaux au cours des 3 premiers jours suivant la vaccination ont été observées très fréquemment dans les études de Phase 1/2 ; ces événements disparaissent généralement dans un délai d’une semaine après la vaccination. Aucun événement indésirable d’infection n’a été observé dans les études de Phase 1/2.

Population pédiatrique

Dans les essais de Phase 1 à 3, 234 enfants et adolescents âgés de 6 à 17 ans ont reçu une dose d’Ervebo.

Le profil de tolérance d’Ervebo chez les enfants et les adolescents âgés de 6 à 17 ans était généralement similaire à celui observé chez les adultes.

Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration.

Pharmacodynamie

Classe pharmacothérapeutique : Vaccins, Vaccins Viraux, Code ATC : J07BX02

Mécanisme d’action

Ervebo est un vecteur viral vivant atténué recombinant de la stomatite vésiculaire exprimant le gène de la glycoprotéine d’enveloppe du virus Ebola Zaïre (rVSV?G-ZEBOV-GP). L’immunisation des sujets par le vaccin entraîne une réponse immunitaire et protège contre la Maladie à virus Ebola Zaïre (MVE). Les contributions respectives de l’immunité innée, humorale et cellulaire dans la protection contre le virus Ebola Zaïre ne sont pas connues.

Efficacité clinique

Le programme de développement clinique comprenait quatre études cliniques de Phase 2/3 (Protocoles 009 à 012). Tous les sujets ont reçu une dose unique de vaccin. L’efficacité clinique du vaccin a été étudiée dans le Protocole 010.

Le protocole 010 (étude sur la vaccination en anneau) était un essai de Phase 3, randomisé par groupe, mené en ouvert utilisant la stratégie de vaccination en anneau (vaccination des contacts et des contacts des contacts [CCC] des cas index d’Ebola) qui a évalué l’efficacité et la tolérance d’Ervebo en Guinée. Dans cet essai, 9 096 sujets âgés de 18 ans et plus ayant été considérés comme des CCC d’un cas avec une MVE confirmée biologiquement ont été randomisés pour recevoir une vaccination par Ervebo soit immédiate (4 539 sujets dans 51 groupes) soit différée de 21 jours (4 557 sujets dans 47 groupes). Parmi les 9 096 sujets, 4 160 ont reçu Ervebo (2 119 sujets ont été vaccinés dans le bras vaccination immédiate et 2 041 sujets ont été vaccinés dans le bras vaccination différée). L’âge médian des CCC consentants était de 35 ans. L’analyse principale finale incluait 2 108 sujets (51 groupes) vaccinés dans le bras vaccination immédiate et 1 429 sujets (46 groupes) éligibles et consentants à Jour 0 dans le bras vaccination différée.

L’analyse principale finale a permis d’évaluer l’efficacité contre les MVE confirmées biologiquement en comparant l’incidence des cas survenant 10 à 31 jours post-randomisation chez les sujets qui étaient vaccinés dans le bras vaccination immédiate à l’incidence des cas chez ceux ayant donné leur consentement à Jour 0 dans le bras vaccination retardée. L’efficacité du vaccin était de 100 % (IC à 95 % non ajusté : 63,5 % à 100 %, IC à 95 % ajusté pour les comparaisons multiples : 10,4 % à 100 %) (0 cas dans le bras immédiat ; 10 cas dans 4 anneaux dans le bras différé). La randomisation a été arrêtée après une analyse intermédiaire avec un p = 0,0036 qui n’atteignait pas le niveau alpha prédéfini de 0,0027. Dans les 10 cas, 7 étaient des contacts et 3 des contacts de contacts. Compte tenu des limitations méthodologiques et des circonstances exceptionnelles de l’essai, des incertitudes demeurent quant au niveau, à la durée et au type de protection.

Immunogénicité clinique

Aucun corrélat immunologique de protection n’a été défini à ce jour.

Le protocole 009 Partnership for Research on Ebola Vaccines in Liberia (Partenariat pour la Recherche sur les Vaccins Ebola au Libéria, PREVAIL) était une étude de Phase 2, randomisée, en double aveugle, contrôlée contre placebo, qui a évalué la tolérance et l’immunogénicité de candidats vaccins contre Ebola, dont Ervebo. Cet essai a comparé Ervebo à un placebo (solution saline normale) chez 1 000 adultes âgés de 18 ans et plus au Liberia.

Le protocole 011, intitulé Sierra Leone Trial to Introduce a Vaccine against Ebola (Essai en Sierra Leone d’Introduction d’un vaccin Ebola, STRIVE) était un essai de Phase 2/3, randomisé en ouvert qui a évalué la tolérance et l’immunogénicité d’Ervebo chez des adultes âgés de 18 ans et plus travaillant dans des établissements de santé ou menant des activités de première ligne liées à la réponse à Ebola en Sierra Leone. Dans cet essai, 8 673 sujets adultes ont été inclus et 8 651 sujets ayant des consentements valides ont été randomisés pour recevoir une vaccination immédiate (dans les 7 jours suivant l’inclusion) ou différée (18 à 24 semaines après l’inclusion) par Ervebo. Une sous étude d’immunogénicité a inclus 508 sujets qui ont été vaccinés et ont fourni des échantillons pour l’évaluation de l’immunogénicité.

Le protocole 012 était un essai de Phase 3, randomisé, en double aveugle, contrôlé contre placebo, qui a évalué la tolérance et l’immunogénicité de trois lots de qualification et d’un lot à haute dose (environ cinq fois supérieure à la dose dans les lots de qualification et à la dose utilisée dans d’autres essais de Phase 2/3) d’Ervebo, par rapport à un placebo (solution saline normale). Un total de 1 197 sujets sains âgés de 18 à 65 ans ont été inclus aux États-Unis, au Canada et en Espagne.

Des tests d’immunogénicité ont été réalisés dans le cadre des protocoles 009, 011 et 012, et comprennent l’évaluation de la liaison de l’immunoglobuline G (IgG) spécifique à la GP Kikwit ZEBOV purifiée par dosage immuno-enzymatique (GP-ELISA) validé ainsi que la neutralisation validée du virus vaccinal par un test de séroneutralisation par réduction des plages (PRNT).

Comme indiqué dans les Tableaux 1 et 2, les moyennes géométriques des titres (MGT) mesurées par les tests GP-ELISA et PRNT en post-vaccination étaient augmenté par rapport aux MGT en pré-vaccination. Plus de 93,8 % des sujets vaccinés répondaient aux critères de séroréponse, définie par une augmentation ≥ x2 par rapport au niveau de référence et ≥ 200 UE/mL à tout moment post-vaccinationpar le test GP-ELISA, et plus de 80,4 % des sujets répondaient aux critères de séroréponse, définie par une augmentation ≥ x4 par rapport au niveau de référence à tout moment post-vaccination par le test PRNT. Plus de 80,1 % des sujets et plus de de 63,5 % des sujets vaccinés répondaient toujours aux critères de séroréponse respectivement mesurées par le test GP-ELISA et par le test PRNT. La pertinence clinique des données d’immunogénicité n’est pas actuellement connue.

Les données d’efficacité ont été obtenues dans le cadre du Protocole 010 en Guinée. Les données d’immunogénicité ont été obtenues dans le cadre du Protocole 009 au Libéria, du Protocole 011 en Sierra Leone et du Protocole 12 aux Etats-Unis, au Canada et en Europe. La séropositivité de base, l’irradiation gamma des échantillons afin de réduire les risques d’une infection par le virus Ebola sauvage chez les personnels des laboratoires, et d’autres facteurs ont pu impacter la réponse immunitaire au vaccin, ce qui a conduit à une réponse immunitaire supérieure dans le Protocole 012. Bien que la pertinence clinique des MGT mesurées par le test GP-ELISA et la séroréponse ne soient actuellement pas connues, en se basant sur les données disponibles, il est attendu que le vaccin soit efficace chez les sujets en Guinée, Libéria, Sierra Leone, Etats-Unis, Canada, Europe et d’autres parties du monde.

Tableau 1. Résumé des Moyennes Géométriques de Titres mesurées par le test GP-ELISA dans les Protocoles 009, 011 et 012

La population de l'ensemble des analyses était la population principale pour les analyses d'immunogénicité des Protocoles 009 et 011 et comprenait tous les sujets vaccinés pour lesquels des données sérologiques étaient disponibles et pour lesquels un échantillon de sérum avait été prélevé dans un délai acceptable.La population d’immunogénicité per-protocole était la population principale pour les analyses d’immunogénicité du Protocole 012 et comprenait tous les sujets ayant respecté le protocole, vaccinés, séronégatifs au Jour 1 et avec un échantillon de sérum prélevé à un ou plusieurs moments donnés dans des délais acceptables.n = Nombre de sujets ayant contribué à l'analyseIC = intervalle de confiance GP-ELISA = anti-glycoprotéine humaine par dosage d’immuno-absorption enzymatique (EU/mL) MGT =moyenne géométrique des titres*Protocole 011 à partir des Mois 9-12§Les Protocoles 009 et 011 ont traité les échantillons par irradiation gamma pour réduire le risque d'infection par le virus Ebola de type sauvage chez les personnels de laboratoire.

Tableau 2. Résumé des Moyennes Géométriques des Titres mesurées par le test PRNTdans les Protocoles 009, 011 et 012

La population de l'ensemble des analyses était la population principale pour les analyses d'immunogénicité des Protocoles 009 et 011 et comprenait tous les sujets vaccinés pour lesquels des données sérologiques étaient disponibles et pour lesquels un échantillon de sérum avait été prélevé dans un délai acceptable.La population d’immunogénicité per-protocole était la population principale pour les analyses d’immunogénicité du Protocole 012 et comprenait tous les sujets ayant respecté le protocole, vaccinés, séronégatifs au Jour 1 et avec un échantillon de sérum prélevé à un ou plusieurs moments donnés dans des délais acceptables.n = Nombre de sujets ayant contribué à l'analyse.IC = intervalle de confiance ; GP-ELISA = anti-glycoprotéine humaine par dosage d’immuno-absorption enzymatique (EU/mL) ; MGT =moyenne géométrique des titres*Protocole 011 à partir de Mois 9-12§Les Protocoles 009 et 011 ont traité les échantillons par irradiation gamma pour réduire le risque d'infection par le virus Ebola de type sauvage chez les personnels de laboratoire.

Population pédiatrique

L’efficacité chez les enfants n’a pas été évaluée. Dans un essai de Phase 1 mené chez des enfants âgés de 6 à 17 ans (âge médian = 10 ans), les résultats des tests de neutralisation des pseudovirions (PsVNA) et ELISA non validés au Jour 28 et au Jour 180 post-vaccination étaient similaires à ceux observés chez les adultes dans le même essai (voir également rubriques "Mises en garde et précautions d’emploi" et "Effets indésirables").

L’Agence européenne des médicaments a différé l’obligation de soumettre les résultats d’études réalisées avec Ervebo dans un ou plusieurs sous-groupes de la population pédiatrique en prévention de la maladie Ebola (voir rubrique "Posologie" pour les informations concernant l’usage pédiatrique).

Une autorisation de mise sur le marché « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament.

Cela signifie que des preuves supplémentaires concernant ce médicament sont attendues.

L’Agence européenne des médicaments réévaluera toute nouvelle information sur ce médicament au moins chaque année et, si nécessaire, ce RCP sera mis à jour.

Conservation

Durée de conservation : 3 ans

A conserver et transporter congelé entre -80 °C et -60 °C.

Après décongélation, le vaccin doit être utilisé immédiatement ; toutefois, les données de stabilité encours d’utilisation ont montré qu’une fois décongelé, le vaccin peut être conservé avant utilisation pendant une durée maximale de 14 jours entre 2 °C et 8 °C. À l’issue des 14 jours, le vaccin doit être utilisé ou jeté. Lors de la sortie du congélateur, la date de sortie du congélateur et la nouvelle date d’expiration (remplaçant la date d’expiration mentionnée sur l’emballage) devront être indiquées sur le produit. Une fois décongelé, le vaccin ne peut pas être recongelé.

Conserver le flacon dans l’emballage extérieur à l’abri de la lumière.

Autres informations

  1. Note d'information sur la vaccination contre la maladie à virus Ebola par le vaccin rVSV-ZEBOV ;
  2. Protocole d'utilisation du vaccin RVSV-ZEBOV contre la maladie à virus Ebola.

     Ce médicament fait l’objet d’une surveillance supplémentaire qui permettra l’identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de la santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique "Effets indésirables" pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

Données de sécurité préclinique

Les données non-cliniques basées sur des études conventionnelles de toxicité à doses répétées et de toxicité de reproduction et de développement, n’ont pas révélé de risque particulier pour l’Homme.

Quand Ervebo a été administré chez les rates, des anticorps contre le virus vaccinal ont été détectés chez les fœtus et la descendance, probablement suite à un transfert transplacentaire pendant la gestation et l’acquisition d’anticorps maternels pendant l’allaitement, respectivement (voir rubrique 4.6).

Administré à des rates, Ervebo n’a eu aucun effet sur la propention à l’accouplement, la fertilité ou le développement embryonnaire/fœtal.

Administré à des rates, Ervebo n’a eu aucun effet sur le développement ou le comportement de la progéniture.

Évaluation du risque environnemental (ERE)

Le virus vaccinal est un organisme génétiquement modifié (OGM). Une ERE a été menée afin de déterminer l’impact potentiel de ce vaccin sur la santé humaine et l’environnement. Ce vaccin contenant du VSV, virus pathogène connu du bétail (par exemple chevaux, bovins, porcs), l’évaluation du risque a porté sur les espèces pouvant être affectées par le VSV de type sauvage.

Dans une étude de biodistribution menée chez des primates non-humains, l’ARN du virus vaccinal a été détecté dans les organes lymphoïdes jusqu’à 112 jours après vaccination. Cependant, le virus infectieux a été détecté au Jour 1 et la persistance du virus infectieux n’a pas été détectée lors des dosages ultérieurs (Jours 56, 84 et 112).

Considérant l’excrétion limitée du virus vaccinal chez les adultes, les résultats d’une étude de toxicité chez les primates non-humains et l’absence de transmission horizontale chez les porcs, le risque global d’Ervebo pour la santé humaine et l’environnement est considéré comme négligeable. Toutefois, par mesure de précaution, les personnes vaccinées doivent éviter d’exposer le bétail à leur sang et fluides corporels pendant au moins 6 semaines après la vaccination afin d’éviter le risque théorique de propagation du virus vaccinal au bétail.

Les personnes qui présentent une éruption cutanée vésiculeuse après la vaccination doivent couvrir leurs vésicules jusqu’à leur guérison. Couvrir le site d’injection ou l’ensemble des vésicules avec un pansement adapté (par exemple tout type de pansement adhésif ou une compresse et un ruban adhésif). Le pansement procure une barrière physique pour protéger du contact direct avec le contenu des vésicules (voir rubrique "Posologie"). Le pansement peut être retiré quand il n’y a plus de perte de fluide visible. Afin d’éviter toute exposition non intentionnelle du bétail, veiller à ce que les déchets médicaux et autres matériels de nettoyage des vésicules n’entrent pas en contact avec le bétail.

Voir rubriques "Mises en garde et précautions d'emploi" et "Manipulation" pour plus d’informations.

Résumé à l'intention du public

https://www.mesvaccins.net/textes/20191113-RCP-Ervebo-anx_146469_fr.pdf