Vaccin autorisé dans l'Union européenne le 20 décembre 2021. L'efficacité vaccinale contre les formes symptomatiques est d'environ 90 %. La Haute Autorité de santé recommande ce vaccin pour la primo-vaccination des adultes qui ne souhaitent pas recevoir de vaccin à ARN ou qui ont présenté un événement indésirable grave après l'administration d'un vaccin à ARN. Mise à jour 23 juin 2022 : le vaccin peut être utilisé dès l'âge de 12 ans (au lieu de 18 ans auparavant), mais il n'existe pas à ce jour de recommandation vaccinale particulière pour les adolescents (12 à 17 ans) en France.

Description

Vaccin sous-unitaire recombinant à nanoparticules avec adjuvant (Matrix M), autre dénomination : NOVAVAX NVX-CoV2373 COVID-19 Vaccine.

Classe

Inerte
- Protéine recombinante

Adjuvant

Matrix-M

Forme et présentation

Ce symbole indique que ce vaccin fait l'objet d'une surveillance supplémentaire. Cela permettra d'identifier rapidement de nouvelles informations de sécurité. Il est demandé aux professionnels de santé de signaler tout effet indésirable suspecté.

Nuvaxovid dispersion pour injection.

Vaccin COVID-19 (recombinant, avec adjuvant).

La dispersion est incolore à légèrement jaune, limpide à légèrement opalescente (pH 7,2).

Flacon multidose contenant 10 doses de 0,5 mL.

Nature et contenu de l’emballage extérieur

5 ml de dispersion dans un flacon (verre de type I) avec un bouchon (caoutchouc de bromobutyle) et une bague en aluminium avec une capsule amovible en plastique bleu.

Chaque flacon contient 10 doses de 0,5 mL.

Présentation : 10 flacons multidoses.

Composition

1. Antigène

Une dose (0,5 mL) contient 5 microgrammes de la protéine Spike (S) du SRAS-CoV-2 *, adjuvée avec Matrix-M.

* : produit par la technologie de l'ADN recombinant en utilisant un système d'expression de baculovirus dans une lignée cellulaire d'insecte qui est dérivée des cellules Sf9 de l'espèce Spodoptera frugiperda.

2. Adjuvant (Matrix-M)

L'adjuvant Matrix-M contient par dose de 0,5 mL : fraction A (42,5 microgrammes) et fraction C (7,5 microgrammes) de l'extrait de Quillaja saponaria Molina.

  • Cholestérol
  • Phosphatidylcholine (y compris tout le rac-alpha-Tocophérol)
  • Phosphate de potassium dihydrogéné
  • Chlorure de potassium
  • Hydrogénophosphate disodique dihydraté
  • Chlorure de sodium
  • Eau pour préparations injectables

Protéine S (AgS) exprimée en totalité et sous une forme stabilisée.

Des trimères se forment, comme ils se forment à la surface du virus, et sont insérés dans des nanoparticules.

Un adjuvant (Matrix-M™) est ajouté à la préparation. Testé dans des candidats vaccins contre la grippe, des adjuvants de ce type (Matrix-M™, Iscomatrix™) permettent d'induire des anticorps contre des épitopes (des parties d'antigènes) plus nombreux, qui restent "cachés" en l'absence d'adjuvant, et d'obtenir ainsi une réponse neutralisante plus puissante, élargie à des virus grippaux autres que celui qui était inclus dans le vaccin.

Matrix-M™ se présente sous forme de nanoparticules composées de saponine (extraite de l'arbre Quillaja saponaria ou "bois de Panama", ou "bois à l'écorce de savon"), de cholestérol et de phospholipides.

3. Excipients

  • Hydrogénophosphate disodique heptahydraté 
  • Dihydrogénophosphate de sodium monohydraté 
  • Chlorure de sodium
  • Polysorbate 80
  • Hydroxyde de sodium (pour l'ajustement du pH) 
  • Acide chlorhydrique (pour l'ajustement du pH)
  • Eau pour préparations injectables
Sodium : ce vaccin contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose, c'est-à-dire qu'il est essentiellement "sans sodium".

Potassium : ce vaccin contient du potassium, moins de 1 mmol (39 mg) par 0,5 ml, c'est-à-dire essentiellement "sans potassium".

Indications

Nuvaxovid est indiqué pour l'immunisation active afin de prévenir la covid 19 causée par le coronavirus SARS-CoV-2 chez les personnes âgées de 12 ans et plus.

L'utilisation de ce vaccin doit être conforme aux recommandations officielles.

Posologie

Information de la Direction générale de la santé

Ce vaccin est indiqué en primo-vaccination pour toutes les personnes de 18 ans et plus, qui en font explicitement la demande, qui présentent une contre-indication aux autres vaccins disponibles ou qui refusent la vaccination par un vaccin à ARN messager. Dans toutes les autres situations, il convient de privilégier les vaccins à ARN messager.

Le schéma de primovaccination comporte l’administration de deux doses à 21 jours d’intervalle, avec une tolérance de 18 à 28 jours pour effectuer la deuxième injection.

1. Schéma de primo-vaccination

Personnes âgées de 12 ans et plus

Nuvaxovid est administré par voie intramusculaire en une série de 2 doses de 0,5 mL chacune. Il est recommandé d'administrer la seconde dose 3 semaines après la première (voir la rubrique "Pharmacodynamie").

2. Interchangeabilité

Il n'existe pas de données sur l'interchangeabilité de Nuvaxovid avec d'autres vaccins contre la covid 19 pour compléter le cycle de primovaccination. Les personnes qui ont reçu une première dose de Nuvaxovid doivent recevoir la deuxième dose de Nuvaxovid pour compléter le schéma vaccinal.

3. Dose de rappel

Dose de rappel chez les personnes âgées de 18 ans et plus

Une dose de rappel de Nuvaxovid (0,5 ml) peut être administrée par voie intramusculaire environ 6 mois après le schéma de primo-vaccination par Nuvaxovid chez les personnes âgées de 18 ans et plus (dose de rappel homologue).

Nuvaxovid peut également être administré en dose de rappel chez les personnes âgées de 18 ans et plus ayant reçu une primo-vaccination avec un vaccin à ARNm ou d’un vaccin à vecteur adénoviral (dose de rappel hétérologue). L’intervalle d’administration pour la dose de rappel hétérologue est le même que celui autorisé pour la dose de rappel du vaccin utilisé dans la primo-vaccination (voir rubrique "Pharmacodynamie").

4. Population pédiatrique

La sécurité et l'efficacité de Nuvaxovid chez les enfants et les adolescents de moins de 12 ans n'ont pas encore été établies. Aucune donnée n'est disponible.

5. Population âgée

Aucun ajustement de la dose n'est nécessaire chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Mode d'administration

Nuvaxovid est destiné à être injecté par voie intramusculaire uniquement, de préférence dans le muscle deltoïde du bras. 

Ne pas injecter le vaccin par voie intravasculaire, sous-cutanée ou intradermique.

Le vaccin ne doit pas être mélangé dans la même seringue avec d'autres vaccins ou médicaments. Pour les précautions à prendre avant d'administrer le vaccin, voir rubrique "Mises en garde et précautions d'emploi".

Pour les instructions concernant la manipulation et l'élimination du vaccin, voir rubrique "Manipulation".

Contre-indications

Hypersensibilité à la substance active ou à l'un des excipients mentionnés à la rubrique "Composition".

Mises en garde et précautions d'emploi

1. Traçabilité

Afin d'améliorer la traçabilité des médicaments biologiques, le nom et le numéro de lot du produit administré doivent être clairement enregistrés.

2. Recommandations générales

2.1. Hypersensibilité et anaphylaxie

Des cas d'anaphylaxie ont été rapportés avec Nuvaxovid. Un traitement et une surveillance médicale appropriés doivent toujours être disponibles en cas de réaction anaphylactique après l'administration du vaccin.

Une surveillance étroite pendant au moins 15 minutes est recommandée après la vaccination. Une deuxième dose de vaccin ne doit pas être administrée aux personnes ayant présenté une anaphylaxie après la première dose de Nuvaxovid.

2.2. Myocardite et péricardite

Il existe un risque accru de myocardite et de péricardite après la vaccination par Nuvaxovid. Ces pathologies peuvent se développer quelques jours seulement après la vaccination et sont principalement survenues dans les 14 jours (voir la rubrique "Effets indésirables").

Les données disponibles suggèrent que l’évolution des cas de myocardite et de péricardite après vaccination n’est pas différente des myocardites ou péricardites en général.

Les professionnels de santé doivent être attentifs aux signes et symptômes de myocardite et de péricardite. Les personnes vaccinées (notamment les parents et les aidants) doivent être informées qu’elles doivent consulter immédiatement un médecin si elles présentent des symptômes évocateurs de myocardite ou de péricardite tels qu’une douleur thoracique (aiguë et persistante), un essoufflement ou des palpitations après la vaccination.

Les professionnels de santé doivent consulter les recommandations et/ou des spécialistes pour diagnostiquer et traiter ces affections.

2.3. Réactions liées à l'anxiété

Des réactions liées à l'anxiété, y compris des réactions vasovagales (syncope), une hyperventilation ou des réactions liées au stress peuvent survenir en association avec la vaccination en tant que réponse psychogène à l'injection de l'aiguille. Il est important que des précautions soient prises pour éviter toute blessure due à un évanouissement.

2.4. Maladie concomitante

La vaccination doit être reportée chez les personnes souffrant d'une maladie fébrile grave et aiguë ou d'une infection aiguë. La présence d'une infection mineure et/ou d'une fièvre légère ne doit pas retarder la vaccination.

2.5. Thrombocytopénie et troubles de la coagulation

Comme pour les autres injections intramusculaires, le vaccin doit être administré avec précaution chez les personnes recevant un traitement anticoagulant ou celles souffrant de thrombocytopénie ou de tout trouble de la coagulation (tel que l'hémophilie) car des saignements ou des ecchymoses peuvent survenir après une administration intramusculaire chez ces personnes.

2.6. Personnes immunodéprimées

L'efficacité, la sécurité et l'immunogénicité du vaccin ont été évaluées chez un nombre limité de personnes immunodéprimées. L'efficacité de Nuvaxovid peut être plus faible chez les personnes immunodéprimées.

2.7. Durée de la protection

La durée de la protection conférée par le vaccin est inconnue car elle est encore déterminée par les essais cliniques en cours.

2.8. Limites de l'efficacité du vaccin

Il est possible que les individus ne soient pas totalement protégés avant 7 jours après leur deuxième dose. Comme pour tous les vaccins, la vaccination avec Nuvaxovid peut ne pas protéger toutes les personnes vaccinées.

2.9. Excipients

Sodium : ce vaccin contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par dose de 0,5 mL, c'est-à-dire qu'il est essentiellement "sans sodium".

Potassium : ce vaccin contient du potassium, moins de 1 mmol (39 mg) par dose de 0,5 mL, c'est-à-dire essentiellement "sans potassium".

Interactions

L'administration concomitante de Nuvaxovid avec des vaccins grippaux inactivés a été évaluée chez un nombre limité de participants dans une sous-étude exploratoire de l'essai clinique, voir rubriques "Effets indésirables" et "Pharmacodynamie".

La réponse des anticorps de liaison au SRAS-CoV-2 était plus faible lorsque Nuvaxovid était administré en même temps que le vaccin grippal inactivé. La signification clinique de ce résultat est inconnue.

L'administration concomitante de Nuvaxovid avec d'autres vaccins n'a pas été étudiée.

Grossesse

L'expérience de l'utilisation de Nuvaxovid chez la femme enceinte est limitée. Les études chez l'animal n'indiquent pas d'effets nocifs directs ou indirects en ce qui concerne la grossesse, le développement embryonnaire/fœtal, la parturition ou le développement post-natal, voir rubrique "Autres informations / Données de sécurité préclinique ".

L'administration de Nuvaxovid pendant la grossesse ne doit être envisagée que lorsque les bénéfices potentiels l'emportent sur les risques potentiels pour la mère et le fœtus.

Fertilité

Les études sur les animaux n'indiquent pas d'effets nocifs directs ou indirects en ce qui concerne la toxicité pour la reproduction, voir rubrique "Autres informations / Données de sécurité préclinique ".

Allaitement

On ignore si le Nuvaxovid est excrété dans le lait maternel.

Aucun effet sur le nouveau-né/nourrisson allaité n'est prévu puisque l'exposition systémique de la femme qui allaite au Nuvaxovid est négligeable.

Effets indésirables

1. Résumé du profil de sécurité d’emploi après la primo-vaccination en deux doses

Participants âgés de 18 ans et plus

La sécurité d’emploi de Nuvaxovid a été évaluée lors d’une analyse intermédiaire des données regroupées de 5 essais cliniques en cours menés en Australie, en Afrique du Sud, au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Mexique. Au moment de l’analyse, un total de 49 950 participants, âgés de 18 ans et plus avaient reçu au moins une dose du schéma de primo-vaccination en deux doses de Nuvaxovid (n = 30 058) ou de placebo (n = 19 892). Au moment de la vaccination, l’âge médian était de 48 ans (intervalle de 18 à 95 ans). La durée médiane de suivi était de 70 jours après la dose 2, 32 993 (66 %) participants ont été suivis pendant plus de 2 mois après la dose 2.

Sur les données regroupées de réactogénicité, issues des participants âgés de 18 ans et plus inclus dans les deux études de phase 3 ayant reçu toute dose de Nuvaxovid (n = 20 055) ou de placebo (n = 10 561), les effets indésirables les plus fréquents étaient une sensibilité au site d’injection (75 %), une douleur au site d’injection (62 %), de la fatigue (53 %), des myalgies (51 %), des maux de tête (50 %), un malaise (41 %), desarthralgies (24 %) et des nausées ou vomissements (15 %). Les effets indésirables étaient généralement d'intensité légère à modérée, avec une durée médiane inférieure ou égale à 2 jours pour les manifestations locales et inférieure ou égale à 1 jour pour les manifestations systémiques après la vaccination.

Globalement, l’incidence de certains effets indésirables était plus élevée chez les participants plus jeunes : l’incidence de la sensibilité au site d’injection, de la douleur au site d’injection, de la fatigue, de la myalgie, des maux de tête, du malaise, de l’arthralgie et des nausées ou vomissements était plus élevée chez les adultes âgés de 18 à moins de 65 ans que chez ceux âgés de 65 ans et plus.

Les effets indésirables locaux et systémiques ont été plus fréquemment rapportés après la dose 2 qu'après la dose 1.

Des vaccins autorisés contre la grippe saisonnière inactivée ont été co-administrés aux participants le même jour que la dose 1 de Nuvaxovid (n = 217) ou du placebo (n = 214) dans le muscle deltoïde opposé chez 431 participants inscrits à une sous-étude exploratoire de phase 3 (2019nCoV-302). La fréquence des effets indésirables locaux et systémiques dans la population de la sous-étude sur la grippe était plus élevée que dans la population de l'étude principale après la dose 1, tant chez les receveurs de Nuvaxovid que de placebo.

Adolescents âgés de 12 à 17 ans

La sécurité d’emploi de Nuvaxovid a été évaluée chez des adolescents dans le cadre d’une analyse intermédiaire de la partie d’expansion pédiatrique d’une étude de phase 3, multicentrique, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, en cours (étude 2019nCoV-301). Les données sur la sécurité d’emploi ont été recueillies aux États-Unis chez 2 232 participants âgés de 12 à 17 ans, avec ou sans signe d’infection antérieure par le SARS-CoV-2, ayant reçu au moins une dose de Nuvaxovid (n = 1 487) ou de placebo (n = 745). Les données démographiques étaient similaires entre les participants ayant reçu Nuvaxovid et ceux ayant reçu le placebo.

Les effets indésirables les plus fréquents étaient une sensibilité au site d’injection (71 %), une douleur au site d’injection (67 %), des maux de tête (63 %), des myalgies (57 %), de la fatigue (54 %), un malaise (43 %), des nausées ou vomissements (23 %), des arthralgies (19 %) et de la pyrexie (17 %). Comparativement aux adultes, la fièvre a été observée plus fréquemment chez les adolescents de 12 à 17 ans, et a été avérée comme très fréquente après la deuxième dose chez les adolescents. Les effets indésirables étaient généralement de sévérité légère à modérée avec une durée médiane après la vaccination inférieure ou égale à 2 jours pour les événements locaux et inférieure ou égale à 1 jour pour les événements systémiques.

2. Résumé du profil de sécurité d’emploi après la dose de rappel

Participants âgés de 18 ans et plus

La sécurité d’emploi et l’immunogénicité d’une dose de rappel de Nuvaxovid ont été évaluées dans une étude clinique en cours de phase 2, randomisée, contrôlée contre placebo, avec observateur en aveugle (étude 2019nCoV-101, partie 2), menée chez des participants âgés de 18 à 84 ans. Au total, 254 participants ont reçu deux doses de Nuvaxovid (0,5 ml, à 3 semaines d’intervalle) comme schéma de primo-vaccination. Un sous-groupe de 105 participants (ensemble d’analyse de la sécurité d’emploi) a été randomisé pour recevoir une dose de rappel de Nuvaxovid environ 6 mois après la dose 2 du schéma de primo-vaccination et ont reçu au moins 1 dose de vaccin à l’étude ; 104 des 105 participants ont reçu Nuvaxovid (ensemble d’analyse complet). L’intervalle médian entre la deuxième et la troisième doses était de 165 jours.

Des effets indésirables sollicités se sont produits à des fréquences plus élevées et à un grade supérieur suite à la dose de rappel par rapport à après le schéma de primo-vaccination en deux doses. Les personnes qui ont présenté des réactions sévères après la deuxième dose peuvent être plus susceptibles de présenter des réactions sévères suite à la troisième dose. Les effets indésirables sollicités les plus fréquents étaient une sensibilité au site d’injection (81 %), une fatigue (63 %), une douleur au site d’injection (55 %), des myalgies (51 %), un malaise (47 %), des maux de tête (46 %), des arthralgies (29 %) et de la pyrexie (17 %), avec une durée médiane de 1 à 3 jours après la vaccination.

Dans une étude indépendante (étude CoV-BOOST, EudraCT 2021-002175-19) évaluant l’utilisation d’une dose de rappel par Nuvaxovid chez des personnes ayant effectué la primo-vaccination avec un vaccin à ARNm contre la COVID-19 ou un vaccin à vecteur adénoviral contre la covid 19, autorisé, aucun nouvel élément en termes de sécurité d’emploi n’a été identifié.

Effets récapitulative des effets indésirables

Les effets indésirables observés au cours des études cliniques, énumérés ci-dessous, sont classées selon les catégories de fréquence suivantes : 

  • très fréquent (≥ 1/10) ;
  • fréquent (≥ 1/100 à < 1/10) ;
  • peu fréquent (≥ 1/1 000 à < 1/100) ;
  • rare (≥ 1/10 000 à < 1/1 000) ;
  • très rare (< 1/10 000) ;
  • indéterminée (la fréquence ne peut être estimée à partir des données disponibles).

Effets indésirables au cours des essais cliniques sur Nuvaxovid et dans le cadre de la surveillance post-AMM chez les personnes âgées de 12 ans et plus

Affections hématologiques et du système lymphatique

  • Peu fréquent : lymphadénopathie.

Affections du système immunitaire

  • Indéterminé : anaphylaxie.

Affections du système nerveux

  • Très fréquent : maux de tête.

Affections cardiaques

  • Indéterminé : Myocardite, péricardite.

Affection du système vasculaire

  • Peu fréquent : hypertension artérielle 4.

Affections gastro-intestinales

  • Très fréquent : nausées ou vomissements 1.

Affections de la peau et du tissu sous-cutané

  • Peu fréquent : éruption cutanée, érythème, prurit et urticaire.

Affections musculo-squelettiques et systémiques

  • Très fréquent : myalgie 1, arthralgie 1.

Troubles généraux et anomalies au site d'administration

  • Très fréquent : sensibilité au point d'injection 1, douleur au point d'injection 1, fatigue 1, malaise 1, 2.
  • Fréquent : rougeur au point d'injection 1, 3, gonflement au point d'injection 1, fièvre 5, frissons, douleur aux extrémités.
  • Peu fréquent : prurit au point d'injection. 

1 : des fréquences plus élevées de ces événements ont été observées après la deuxième dose ;
2 : ce terme inclut également les événements rapportés comme syndrome grippal ;
3 : ce terme inclut à la fois la rougeur et l'érythème au point d'injection (fréquent) ;
4 : l’hypertension n’a pas été rapportée chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans de l’étude clinique ;
5 : comparativement aux adultes, la pyrexie a été observée plus fréquemment chez les adolescents de 12 à 17 ans, et a été avérée comme très fréquente après la deuxième dose chez les adolescents.

3. Description de certains effets indésirables

Dans l’ensemble des essais cliniques, une hypertension a été observée à une incidence accrue au cours des 3 jours suivant la vaccination avec Nuvaxovid (n = 46, 1,0 %) par rapport au placebo (n = 22, 0,6 %) chez les adultes âgés..

4. Effets sur l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Nuvaxovid n'a pas d'influence ou une influence négligeable sur l'aptitude à conduire et à utiliser des machines. Cependant, certains des effets mentionnés à la rubrique "Effets indésirables" peuvent affecter temporairement l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines.

5. Surdosage

Aucun cas de surdosage n'a été rapporté. En cas de surdosage, une surveillance des fonctions vitales et un éventuel traitement symptomatique sont recommandés.

6. Déclaration des effets indésirables suspectés

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance - Site internet : www.signalement-sante.gouv.fr.

Étude de tolérance

  • Les résultats obtenus au cours des 35 premiers jours de l'étude de phase 1/2 enregistrée sous la référence NCT04368988 ont été publiés dans le revue New England Journal of Medicine (DOI: 10.1056/NEJMoa2026920). La tolérance clinique a été évaluée quotidiennement pendant les 7 jours suivant les injections, puis suivie jusqu’à J35. La tolérance biologique a été évaluée au 7éme jour après injection. Aucun événement indésirable grave n’a été rapporté. Après la première vaccination la fréquence des réactions locales étaient respectivement de 0%, 4%, 11%, 16% et 12% dans les groupes A, B, C, D et E et celle des réactions systémiques était respectivement de 9%, 8%, 4%, 32% et 11%. Après la seconde injection ces fréquences étaient respectivement de 0%, 0%, 35%, 33% et 0% pour les réactions locales et de 14%, 16%, 27%, 42% et 4% pour les réactions systémiques. La douleur et une sensibilité étaient les EI locaux les plus fréquents. Elles semblent plus fréquentes avec les vaccins adjuvés : leurs fréquences lors de la seconde injection de l’ordre de 70% à 80% avec les vaccins adjuvés étaient de 10 à 15% dans le groupe placebo et dans le groupe recevant un vaccin non adjuvé. Les EI systémiques les plus fréquents étaient la fatigue, les céphalées et les myalgies. Ils paraissent associés aux vaccins adjuvés. Une seule réaction fébrile a été notifiée. De rares anomalies biologiques transitoires sans retentissement clinique ont été relevées : chute du taux d’hémoglobine sans hémolyse chez 5% des sujets, élévation des enzymes hépatiques chez 3% des sujets.

Essai de phase 3 au Royaume-Uni

L'analyse de sécurité retrouve les résultats des phases antérieures : on a observé 1,1 % d'évènements "graves" dans le groupe "vaccin" contre 0,7 % dans le groupe "placébo", et 0,4 % d'évènements "graves" dans les deux groupes.

Résultats de la surveillance en France au 28 octobre 2022

Les résultats de la surveillance des effets indésirables post-vaccinaux sont accessibles ici.

Les Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) rapporteurs (Lyon et Grenoble) ont analysé les cas d’effets indésirables à partir des données de pharmacovigilance françaises validées par l’ANSM au 20 octobre 2022.

  • 3 nouveaux cas déclarés * au 20/10/2022
  • 80 cas depuis le début de la vaccination pour plus de 33 100 injections

* : cas déclaré ne signifie pas que l'effet est imputable au vaccin.

1. Nouveaux signaux potentiels

  • Aucun nouveau signal identifié.

2. Nouveaux événements à surveiller

  • Aucun nouvel événement à surveiller identifié. 

3. Signaux confirmés

  • Paresthésie (sensation de fourmillement à la surface de la peau) / hypoesthésie (perte de sensibilité) 
  • Anaphylaxie

4. Signaux potentiels déjà sous surveillance

  • Péricardites

5. Evénements déjà sous surveillance

  • Douleurs thoracique

Les données recueillies sur la période de suivi n’apportent pas d’élément nouveau sur ces évènements et signaux potentiels sous surveillance.

Dose de rappel : aucun signal spécifique n’a été identifié chez les personnes ayant eu une dose de rappel. Le profil des effets indésirables rapportés est similaire à celui rapporté dans une population comparable.

Schéma hétérologue : aucun signal spécifique n’a été identifié après l’administration d’un schéma hétérologue (un schéma hétérologue correspond à un schéma vaccinal avec au moins 2 vaccins différents).

Pharmacodynamie

Groupe pharmacothérapeutique : vaccins, autres vaccins viraux.

Code ATC : J07BX03.

1. Mécanisme d'action

Nuvaxovid est composé d'une protéine de pointe (S) recombinante SARS-CoV-2 pleine longueur purifiée et stabilisée dans sa conformation de préfusion. L'ajout de l'adjuvant Matrix-M à base de saponine facilite l'activation des cellules du système immunitaire inné, ce qui augmente l'ampleur de la réponse immunitaire spécifique à la protéine S. Les deux composants du vaccin provoquent des réponses immunitaires des lymphocytes B et T à la protéine S, y compris des anticorps neutralisants, qui peuvent contribuer à la protection contre la covid 19.

2. Efficacité clinique

L'efficacité clinique, la sécurité et l'immunogénicité de Nuvaxovid sont en cours d'évaluation dans deux études pivotales de phase 3, contrôlées par placebo, l'étude 1 (2019nCoV-301) menée en Amérique du Nord et l'étude 2 (2019nCoV-302) menée au Royaume-Uni, ainsi que dans une étude de phase 2a/b, l'étude 3, menée en Afrique du Sud.

Étude 1 (2019nCoV-301) – schéma de primo-vaccination en deux doses

L’étude 1 est une étude de phase 3, multicentrique, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, en cours, avec une étude principale chez les adultes menée chez des participants âgés de 18 ans et plus aux États-Unis et au Mexique et une expansion pédiatrique réalisée chez des participants âgés de 12 à 17 ans aux États-Unis.

Participants âgés de 18 ans et plus

Lors de leur inclusion dans l’étude principale chez les adultes, les participants ont été stratifiés selon leur âge (18 à 64 ans ou ≥ 65 ans) et randomisés selon un ratio 2:1 afin de recevoir Nuvaxovid ou le placebo. L’étude a exclu les participants sévèrement immunodéprimés en raison de leur état clinique ; atteints d’un cancer traité par chimiothérapie ; ayant reçu un traitement chronique par immunosuppresseur, des immunoglobulines ou des produits dérivés du sang dans les 90 jours précédents ; les femmes enceintes ou qui allaitent et les participants ayant un antécédent de COVID-19 biologiquement confirmé. Des participants présentant des comorbidités stables sur le plan clinique ont été inclus, de même que des participants présentant une infection par le VIH bien contrôlée.

L’inclusion des adultes s’est terminée en février 2021. Les participants sont suivis jusqu’à 24 mois après la deuxième dose afin d’évaluer la sécurité et l’efficacité contre la COVID-19. Après le recueil de données de sécurité suffisantes pour appuyer la demande d’autorisation d’utilisation en situation d’urgence, les premiers participants ayant reçu le placebo ont été invités à recevoir deux injections de Nuvaxovid à 21 jours d’intervalle et les premiers participants ayant reçu Nuvaxovid ont été invités à recevoir deux injections de placebo à 21 jours d’intervalle (« étude croisée en aveugle »). Tous les participants ont eu la possibilité de continuer à être suivis dans l’étude.

La population de l’analyse principale de l’efficacité (correspondant à la population d’analyse de l’efficacité selon le protocole [Per-Protocol Efficacy, PP-EFF]) comprenait 25 452 participants ayant reçu Nuvaxovid (n = 17 312) ou le placebo (n = 8 140), à raison de deux doses (dose 1 le Jour 0 ; dose 2 le Jour 21, médiane 21 jours [IIQ : 21 - 23], extrême 14 - 60), n’ayant pas présenté de déviation majeure au protocole et n’ayant eu aucun signe d’infection par le SARS-CoV-2 jusqu’à 7 jours après la deuxième dose.

Les données démographiques à l’inclusion étaient équilibrées entre les participants ayant reçu Nuvaxovid et ceux ayant reçu le placebo. Dans la population d’analyse PP-EFF, chez les participants ayant reçu Nuvaxovid, l’âge médian était de 47 ans (extrême : 18 à 95 ans) ; 88 % (n = 15 264) étaient âgés de 18 à 64 ans et 12 % (n = 2 048) étaient âgés de 65 ans et plus ; 48 % étaient des femmes ; 94 % vivaient aux États-Unis et 6 % au Mexique ; 76 % étaient Caucasiens, 11 % étaient Afro- américains, 6 % étaient des Indiens américains (comprenant les Amérindiens) ou autochtones d’Alaska et 4 % étaient asiatiques ; 22 % étaient hispaniques ou latino-américains. Au moins une comorbidité préexistante ou un facteur de risque lié au mode de vie associé à un risque accru de forme sévère de COVID-19 était présente chez 16 493 (95 %) participants. Les comorbidités comprenaient : obésité (définie par un indice de masse corporelle [IMC] ≥ 30 kg/m2) ; maladie pulmonaire chronique ; diabète de type 2, maladie cardiovasculaire ; maladie rénale chronique ; ou virus de l’immunodéficience humaine (VIH). Les autres facteurs de risque comprenaient un âge ≥ 65 ans (avec ou sans comorbidités) ou un âge < 65 ans associé à des comorbidités et/ou des conditions de vie ou de travail impliquant une exposition fréquente au SARS-CoV-2 ou à des zones densément peuplées.

Les cas de covid 19 ont été confirmés par un test PCR par un laboratoire central. L'efficacité du vaccin est présentée dans le tableau 1.

Tableau 1 : efficacité du vaccin contre le covid 19 confirmé par PCR et apparaissant à partir de 7 jours après la seconde vaccination 1 - Ensemble d'analyse PP-EFF ; Étude 2019nCoV-301.

1 : VE évaluée chez les participants ne présentant pas d'écarts majeurs au protocole, qui sont séronégatifs (pour le SRAS-CoV-2) au départ, qui ne présentent pas d'infection actuelle par le SRAS-CoV-2 confirmée en laboratoire, dont les symptômes sont apparus jusqu'à 6 jours après la deuxième dose, et qui ont reçu le schéma complet prescrit du vaccin de l'essai ;
2 : taux moyen d'incidence de la maladie par an sur 1 000 personnes ;
3 : basé sur un modèle log-linéaire du taux d'incidence de l'infection à covid 19 confirmée par PCR utilisant une régression de Poisson avec le groupe de traitement et les strates d'âge comme effets fixes et une variance d'erreur robuste, où VE = 100 × (1 - risque relatif) (Zou 2004) ;
4 : a satisfait au critère d'efficacité primaire de succès avec un intervalle de confiance à limite inférieure (LBCI) > 30 %. lors de l'analyse de confirmation primaire prévue.

L'efficacité du vaccin Nuvaxovid pour prévenir l'apparition de covid 19 à partir de sept jours après la dose 2 était de 90,4% (IC 95% 82,9 - 94,6). Aucun cas de covid 19 grave n'a été rapporté chez les 17 312 participants à Nuvaxovid, contre 4 cas de covid 19 graves rapportés chez les 8 140 bénéficiaires du placebo dans l'ensemble d'analyse PP-EFF.

Les analyses de sous-groupes du critère principal d'efficacité ont montré des estimations ponctuelles d'efficacité similaires pour les participants masculins et féminins et les groupes raciaux, ainsi que pour les participants présentant des comorbidités médicales associées à un risque élevé de covid 19 grave. Il n'y avait pas de différences significatives dans l'efficacité globale du vaccin chez les participants présentant un risque accru de covid 19 grave, y compris ceux présentant une ou plusieurs comorbidités qui augmentent le risque de covid 19 grave (par exemple IMC ≥ 30 kg/m2, maladie pulmonaire chronique, diabète sucré de type 2, maladie cardiovasculaire et maladie rénale chronique).

Les résultats de l'efficacité reflètent le recrutement qui a eu lieu pendant la période où les souches classées comme Variantes préoccupantes ou Variantes d'intérêt circulaient principalement dans les deux pays (États-Unis et Mexique) où l'étude a été menée. Les données de séquençage étaient disponibles pour 61 des 77 cas du critère d'évaluation (79 %). Sur ces 61 cas, 48 (79 %) ont été identifiés comme des variantes préoccupantes ou des variantes d'intérêt. Les variantes préoccupantes les plus fréquemment identifiées étaient les suivantes : Alpha avec 31/61 cas (51%), Beta (2/61, 4%) et Gamma (2/61, 4%), tandis que les variantes d'intérêt les plus fréquentes étaient Iota avec 8/61 cas (13%) et Epsilon (3/61, 5%).

Efficacité chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans

L’efficacité et l’immunogénicité de Nuvaxovid chez les participants adolescents âgés de 12 à 17 ans a été évaluée aux États-Unis dans la partie d’expansion pédiatrique de l’étude 2019nCoV-301 de phase 3, multicentrique, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, en cours. Au total, 1 799 participants affectés selon un ratio 2:1 pour recevoir deux doses de Nuvaxovid (n = 1 205) ou de placebo (n = 594) par injection musculaire à 21 jours d’intervalle constituaient la population d’efficacité per protocole. Les participants avec une infection confirmée ou une infection antérieure par le SARS CoV-2 au moment de la randomisation n’étaient pas inclus dans l’analyse principale de l’efficacité.

L’inclusion des adolescents s’est achevée en juin 2021. Les participants seront suivis jusqu’à 24 mois après la deuxième dose afin d’évaluer la sécurité d’emploi, l’efficacité et l’immunogénicité contre la COVID-19. Après le recueil de données sur une période de suivi de la sécurité d’emploi de 60 jours, les premiers adolescents ayant reçu le placebo ont été invités à recevoir deux injections de Nuvaxovid à 21 jours d’intervalle et les premiers participants ayant reçu Nuvaxovid ont été invités à recevoir deux injections de placebo à 21 jours d’intervalle (« étude croisée en aveugle »). Tous les participants ont eu la possibilité de continuer à être suivis dans l’étude.

La COVID-19 était définie comme un premier épisode de COVID-19 léger, modéré ou sévère confirmée par PCR avec au moins l’un des symptômes prédéfinis au sein de chaque catégorie de sévérité. La COVID-19 légère était définie par de la fièvre, une toux nouvellement apparue ou au moins 2 ou plus symptômes supplémentaires de COVID-19.

Vingt cas de COVID-19 légers symptomatiques confirmés par PCR ont été observés (Nuvaxovid, n = 6 [0,5 %] ; placebo, n = 14 [2,4 %]), ce qui conduit à une estimation ponctuelle de l’efficacité de 79,5 % (IC à 95 % : 46,8 %, 92,1 %).

Au moment de cette analyse, le variant préoccupant Delta (lignées B.1.617.2 et AY) était le variant prédominant circulant aux États-Unis et représentait tous les cas pour lesquels les données de séquence étaient disponibles (11/20, 55 %).

Immunogénicité chez les adolescents âgés de 12 à 17 ans

La réponse en anticorps neutralisant le SARS-CoV-2 14 jours après la dose 2 (Jour 35) a été analysée chez les participants adolescents séronégatifs pour la nucléoprotéine (NP) anti-SARS-CoV-2 et négatifs pour la PCR à l’inclusion. Les réponses en anticorps neutralisants ont été comparées avec celles observées chez les participants adultes séronégatifs et négatifs pour la PCR, âgés de 18 ans à 25 ans, dans l’étude principale chez les adultes (population d’immunogénicité per protocole [Per Protocol Immunogenicity, PP-IMM]), comme indiqué dans le Tableau 2. La non-infériorité exigeait que soient satisfaits les trois critères suivants : limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour le ratio de moyenne géométrique des titres (geometric mean titers, GMT) (GMT de 12 à 17 ans/GMT de 18 à 25 ans) > 0,67 ; estimation ponctuelle du ratio de GMT ≥ 0,82 ; et la limite inférieure de l’IC bilatéral à 95 % pour la différence des taux de séroconversion (seroconversion rates, SCR) (SCR de 12 à 17 ans moins SCR de 18 à 25 ans) > -10 %. Ces critères de non-infériorité ont été atteints.

Tableau 2 : ratio ajusté de moyenne géométrique des titres d’anticorps neutralisants pour le virus SARS-CoV-2 S de type sauvage déterminés par un test de microneutralisation au Jour 35, globalement et par tranche d’âge (population d’analyse PP-IMM)

Abréviations : ANCOVA = analyse de covariance ; IC = intervalle de confiance ; GMR = ratio de GMT, défini comme le ratio de 2 GMT pour la comparaison de deux cohortes d’âge ; GMT = moyenne géométrique des titres ; LIdQ = limite inférieure de quantification ; MN = microneutralisation ; N = nombre de participants dans l’ensemble d’analyse PP-IMM spécifique au test dans chaque partie de l’étude avec une réponse non manquante à chaque visite ; PP-IMM = immunogénicité per protocole ; SARS-CoV-2 = coronavirus 2 du syndrome respiratoire aigu sévère ;
1 : le tableau inclut uniquement les participants dans le groupe de vaccin actif ;
2 : une ANCOVA avec la cohorte d’âge comme effet principal et les anticorps neutralisants du test MN à l’inclusion comme covariable a été réalisée pour estimer le GMR. Les valeurs de réponse individuelle enregistrées comme étant inférieures à la LIdQ ont été définies à la moitié de la LIdQ ;
3 : représente les populations (n1, n2) définies comme suit :
- n1 = nombre de participants dans l’étude principale chez l’adulte (18 à < 26 ans) avec un résultat des anticorps neutralisants non manquant
- n2 = nombre de participants dans l’expansion pédiatrique (12 à < 18 ans) avec un résultat des anticorps neutralisants non manquant.

Étude 2 (2019nCoV-302) – schéma de primo-vaccination en deux doses

L'étude 2 est une étude de phase 3, multicentrique, randomisée, en aveugle et contrôlée par placebo, en cours chez des participants âgés de 18 à 84 ans au Royaume-Uni. Lors du recrutement, les participants ont été stratifiés par âge (18 à 64 ans ; 65 à 84 ans) pour recevoir Nuvaxovid ou un placebo. L'étude excluait les participants qui étaient significativement immunodéprimés en raison d'une maladie immunodéficitaire ; d'un diagnostic ou d'un traitement actuel pour un cancer ; d'une maladie/condition auto-immune ; d'un traitement immunosuppresseur chronique ou de l'administration d'immunoglobuline ou de produits dérivés du sang dans les 90 jours ; d'un trouble de la coagulation ou de l'utilisation continue d'anticoagulants ; d'antécédents de réactions allergiques et/ou d'anaphylaxie ; d'une grossesse ; ou d'antécédents de diagnostic de covid 19 confirmé en laboratoire. Les participants présentant une maladie cliniquement stable, définie comme une maladie ne nécessitant pas de modification significative du traitement ou d'hospitalisation pour aggravation de la maladie au cours des 4 semaines précédant le recrutement ont été inclus. Les participants présentant une infection stable connue par le VIH, le virus de l'hépatite C (VHC) ou le virus de l'hépatite B (VHB) n'étaient pas exclus de l'inscription.

Le recrutement s'est achevé en novembre 2020. Les participants sont suivis jusqu'à 12 mois après la série de vaccinations primaires pour des évaluations de la sécurité et de l'efficacité contre le covid 19.
L'ensemble d'analyse de l'efficacité primaire (PP-EFF) comprenait 14 039 participants qui ont reçu soit Nuvaxovid (n = 7 020), soit un placebo (n = 7 019), ont reçu deux doses (dose 1 le jour 0 ; dose 2 au bout de 21 jours en médiane (IQR 21-23), fourchette 16-45, n'ont pas subi d'écart au protocole d'exclusion et n'ont pas présenté de preuve d'infection par le SRAS-CoV-2 jusqu'à 7 jours après la deuxième dose.
Les caractéristiques démographiques et de base étaient équilibrées entre les participants ayant reçu Nuvaxovid et ceux ayant reçu le placebo. Dans l'ensemble d'analyse PP-EFF pour les participants qui ont reçu Nuvaxovid, l'âge médian était de 56,0 ans (fourchette : 18 à 84 ans) ; 72 % (n = 5 067) étaient âgés de 18 à 64 ans et 28 % (n = 1 953) étaient âgés de 65 à 84 ans ; 49 % étaient des femmes ; 94 % étaient de race blanche ; 3 % étaient asiatiques ; 1 % étaient de races multiples, <1 % étaient noirs ou afro-américains et <1 % étaient hispaniques ou latinos ; et 45 % avaient au moins une condition comorbide.

Tableau 3 : analyse de l'efficacité vaccinale du covid 19 confirmé par PCR et apparaissant au moins 7 jours après la seconde vaccination - (population PP-EFF) : Étude 2 (2019nCoV-302).

1 : taux moyen d'incidence de la maladie par an sur 1000 personnes ;
2 : basé sur un modèle log-linéaire d'occurrence utilisant une régression de Poisson modifiée avec une fonction de lien logarithmique, le groupe de traitement groupe de traitement et strates (groupe d'âge et région regroupée) comme effets fixes et variance d'erreur robuste [Zou 2004] ;
3 : le critère d'efficacité primaire a été rempli avec un intervalle de confiance inférieur (LBCI) > 30 %, l'efficacité a été confirmée lors de l'analyse intermédiaire ;
4 : basé sur le modèle de Clopper-Pearson (en raison du peu d'événements), IC à 95 % calculés en utilisant la méthode binomiale exacte de Clopper-Pearson ajustée pour la durée totale de surveillance. méthode binomiale exacte de Clopper-Pearson ajustée pour la durée totale de surveillance.

Ces résultats reflètent les inscriptions qui ont eu lieu pendant la période où la variante B.1.17 (Alpha) circulait au Royaume-Uni. L'identification du variant Alpha était basée sur l'échec de la cible du gène S par PCR. Des données étaient disponibles pour 95 des 106 cas du critère d'évaluation (90 %). Parmi ceux-ci, 66 sur 95 (69%) ont été identifiés comme étant la variante Alpha, les autres cas étant classés comme non-Alpha.
Aucun cas de covid 19 grave n'a été signalé chez les 7 020 participants à Nuvaxovid, contre 4 cas de covid 19 grave signalés chez les 7 019 receveurs de placebo dans l'ensemble d'analyse PP-EFF.

Sous-étude de coadministration de vaccins homologués contre la grippe saisonnière

Au total, 431 participants ont été co-vaccinés avec des vaccins inactivés contre la grippe saisonnière ; 217 participants à la sous-étude ont reçu Nuvaxovid et 214 ont reçu un placebo. Les caractéristiques démographiques et de base étaient équilibrées entre les participants ayant reçu Nuvaxovid et ceux ayant reçu le placebo. Dans l'ensemble d'analyse de l'immunogénicité per-protocole (PP-IMM) pour les participants qui ont reçu Nuvaxovid (n = 191), l'âge médian était de 40 ans (fourchette : 22 à 70 ans) ; 93% (n = 178) étaient âgés de 18 à 64 ans et 7% (n = 13) étaient âgés de 65 à 84 ans ; 43% étaient des femmes ; 75% étaient blancs ; 23% étaient multiraciaux ou issus de minorités ethniques ; et 27% avaient au moins une condition comorbide. L'administration conjointe n'a entraîné aucune modification des réponses immunitaires au vaccin contre la grippe, mesurées par le test d'inhibition de l'hémagglutination (HAI). Une réduction de 30 % des réponses anticorps à Nuvaxovid a été notée, évaluée par un dosage des IgG anti-spike, avec des taux de séroconversion similaires à ceux des participants n'ayant pas reçu de vaccin antigrippal concomitant (voir rubriques "Interactions" et "Effets indésirables").

Étude 3 (2019nCoV-501) – schéma de primo-vaccination en deux doses

L'étude 3 est une étude de phase 2a/b, multicentrique, randomisée, en aveugle et contrôlée par placebo, en cours chez des participants séronégatifs âgés de 18 à 84 ans et des personnes vivant avec le VIH (PLWH) âgées de 18 à 64 ans en Afrique du Sud. Les PVVIH étaient médicalement stables (sans infections opportunistes), recevaient un traitement antirétroviral hautement actif et stable, et avaient une charge virale du VIH-1 < 1000 copies/mL.

Le recrutement s'est achevé en novembre 2020.

La population de l’analyse principale de l’efficacité (PP-EFF) comprenait 2 770 participants ayant reçu Nuvaxovid (n = 1 408) ou le placebo (n = 1 362), à raison de deux doses (dose 1 le Jour 0 ; dose 2 le Jour 21), n’ayant pas de déviation majeure au protocole et n’ayant aucun signe d’infection par le SARS-CoV-2 jusqu’à 7 jours après la deuxième dose.

Les données démographiques à l’inclusion étaient équilibrées entre les participants ayant reçu Nuvaxovid et ceux ayant reçu le placebo. Dans la population d’analyse PP-EFF, chez les participants ayant reçu Nuvaxovid, l’âge médian était de 28 ans (extrême : 18 à 84 ans) ; 40 % étaient des femmes ; 91 % étaient Afro-américains, 2 % étaient Caucasiens, 3 % avaient plusieurs origines ethniques, 1 % étaient asiatiques et 2 % étaient hispaniques ou latino-américains ; et 5,5 % étaient séropositifs pour le VIH.

Au total, l’analyse complète du critère d’évaluation principal de l’efficacité regroupait 147 cas de COVID-19 aux symptômes légers, modérés ou sévères, parmi tous les participants adultes, séronégatifs (pour le SARS-CoV-2) à l’inclusion (population d’analyse PP-EFF), dont 51 cas (3,62 %) avaient reçu Nuvaxovid et 96 cas (7,05 %) avaient reçu le placebo. Cette analyse a montré une efficacité du vaccin Nuvaxovid de 48,6 % (IC à 95 % : 28,4 ; 63,1).

Ces résultats sont basés sur une période d’inclusions qui a eu lieu au moment où le variant B.1.351 (bêta) circulait en Afrique du Sud.

Immunogénicité chez des participants âgés de 18 ans et plus – après la dose de rappel

La sécurité et l’immunogénicité d’une dose de rappel de Nuvaxovid ont été évaluées dans une étude de phase 2, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, qui est en cours. Une dose de rappel unique Nuvaxovid a été administrée chez des participants adultes en bonne santé, âgés de 18 à 84 ans, séronégatifs pour le SARS-CoV-2 à l’inclusion (étude 2019nCoV-101, partie 2). Au total, 254 patients (ensemble d’analyse complet) ont reçu un schéma de primo-vaccination comprenant deux doses de Nuvaxovid (0,5 ml, 5 microgrammes à 3 semaines d’intervalle). Un sous-groupe de 104 participants a reçu une dose de rappel de Nuvaxovid environ 6 mois après la dose 2 du schéma de primo-vaccination. Une dose unique de rappel de Nuvaxovid a induit une multiplication par environ 96 des anticorps neutralisants, passant d’un GMT de 63 avant le rappel (Jour 189) à un GMT de 6 023 après le rappel (Jour 217), et une multiplication par environ 4,1 du pic de GMT à 1 470 (14 jours après la dose 2).

Dans l’étude 3, étude en cours de phase 2a/b, randomisée, avec observateur en aveugle, contrôlée contre placebo, la sécurité et l’immunogénicité d’une dose de rappel ont été évaluées chez des participants adultes non infectés par le VIH, en bonne santé, âgés de 18 à 84 ans et chez des PVVIH stables sur le plan médical, âgées de 18 à 64 ans, séronégatives pour le SARS-CoV-2 à l’inclusion. Au total, 1 173 participants (ensemble d’analyse PP-IMM) ont reçu une dose de rappel de Nuvaxovid environ 6 mois après la fin du schéma de primo-vaccination par Nuvaxovid (Jour 201). Une multiplication par environ 52 des anticorps neutralisants, passant d’un GMT de 69 avant le rappel (Jour 201) à un GMT de 3 600 après le rappel (Jour 236), et une multiplication par environ 5,2 du pic de GMT à 694 (14 jours après la dose 2) ont été observées.

Sécurité et immunogénicité des vaccins contre la COVID-19 administrés en troisième dose (rappel) après la fin d’un schéma de primo-vaccination avec un autre vaccin contre la COVID-19 autorisé au Royaume-Uni.

Un essai de phase 2 institutionnel, indépendant, multicentrique, randomisé, contrôlé (CoV-BOOST, EudraCT 2021-002175-19) a étudié l’immunogénicité d’une troisième dose (rappel) chez des adultes âgés de 30 ans et plus, sans antécédents d’infection par le SARS-CoV-2 biologiquement confirmée. Nuvaxovid a été administré au moins 70 jours après la fin d’un schéma de primo-vaccination par ChAdOx1 nCoV-19 (Oxford-AstraZeneca) ou au moins 84 jours après la fin d’un schéma de primo- vaccination par BNT162b2 (Pfizer-BioNtech). Les titres d’anticorps neutralisants mesurés par un test avec le virus de type sauvage ont été évalués 28 jours après la dose de rappel. Dans le groupe ayant reçu une dose unique de rappel Nuvaxovid (0,5 mL), 115 participants avaient reçu un schéma de primo-vaccination en deux doses par ChAdOx1 nCoV-19 et 114 participants avaient reçu un schéma de primo-vaccination en deux doses par BNT162b2. Nuvaxovid a démontré une réponse mémoire, quel que soit le vaccin utilisé pour la primo-vaccination.

3. Population âgée

Nuvaxovid a été évalué chez les personnes âgées de 18 ans et plus. L'efficacité de Nuvaxovid a été évaluée chez des personnes âgées de 65 ans et plus et chez des personnes plus jeunes (18 à 64 ans).

4. Population pédiatrique

L'Agence européenne  des médi caments a reporté l'obligation de soumettre les résultats des études avec Nuvaxovid dans un ou plusieurs sous-ensembles de la population pédiatrique en prévention du covid 19, voir rubrique "Posologie" pour les informations sur l'utilisation pédiatrique.

5. Autorisation conditionnelle

Ce médicament a été autorisé sous un régime dit "d'autorisation conditionnelle". Cela signifie que des preuves supplémentaires sur ce médicament sont attendues. L'Agence européenne des médicaments examinera les nouvelles informations sur ce médicament au moins une fois par an et cette fiche sera mise à jour si nécessaire.

Étude d'immunogénicité

  • Les résultats obtenus au cours des 35 premiers jours de l'étude de phase 1/2 enregistrée sous la référence NCT04368988 ont été publiés dans le revue New England Journal of Medicine (DOI: 10.1056/NEJMoa2026920).

La réponse humorale a été évaluée par quantification des anticorps de type IgG dirigés contre la protéine spike en ELISA à J0, J7, J21, J28 et J35, les résultats ayant été exprimés en moyenne géométrique (MG) des unités ELISA. A J0, ces MG étaient comprises entre 105 à 116. A J21, elles étaient respectivement de 1 984, 2 626 et 3 317 dans les groupes C, D, E (vaccins avec adjuvant). A J28, dans les groupes C et D ces taux étaient de 15 319 et 20 429 et atteignaient 63 160 et 47 521 à J35. Il n’y avait pas de différence de la réponse aux vaccins adjuvés en fonction de la dose d’antigènes. Dans un groupe témoin constitué de convalescents du covid 19, le taux moyen d’IgG qui était de 8 344, était de 1 661 chez les asymptomatiques, de 7 420 chez les patients symptomatique ambulatoires, et de 53 391 chez les hospitalisés. Un test de microneutralisation vis à vis du SARS-CoV-2 « sauvage » a été pratiqué à J0, J21 et J35. A J21 les MG des taux d’anticorps neutralisants à 99% dans le groupe vacciné avec adjuvant (103,3, 126,2 et 117,8 dans les groupes C, D et E) était 5 fois supérieures aux MG du groupe recevant un vaccin non adjuvé. A J35 les MG passent à 3 906 et 3 305 pour les groupes C et D. Dans le groupe témoin de convalescents le taux moyen était de 983 ; il était respectivement de 254, 837 et 7457 chez les asymptomatiques, les symptomatiques traités en ambulatoires et les hospitalisés. Les taux d’IgG et d’anticorps neutralisants sont corrélés pour les vaccins adjuvés à J35 mais pas pour le vaccin non adjuvé.

La réponse cellulaire a été évaluée ex-vivo par la production de cytokines des lymphocytes T CD4 vis-à-vis de la protéine spike à J28. L’essai a mis en évidence une réponse de type TH1.

La dose de 5 µg d'antigène étant apparue suffisante, elle a été retenue pour les essais de phase 3.

Celui qui est mené au Royaume Uni a inclus près de 15 000 participants,  7 016 dans un groupe "vaccin" (2 doses) et 7 033 dans un groupe "placébo". Il a analysé les cas de covid 19 bénigne, modérée ou grave, avec RT-PCR positive, diagnostiqués à partir du 7ème jour après la seconde injection. Six cas ont été observés parmi les participants vaccinés, contre 56 parmi ceux qui ont reçu le placébo.

L'efficacité globale de protection est ainsi estimée à 89,3 %.

Sur la période étudiée, le variant 501Y.V1 ("variant anglais", B.1.1.7) est devenu de plus en plus fréquent : il a été responsable de 32 des 62 cas de covid 19. Une analyse a posteriori a montré que l'efficacité de protection avait été de près de 95 % contre le virus original, et d'environ 85 % contre le variant. 

Un essai de phase 2b mené en Afrique du Sud, où un autre variant du SARS-CoV-2 (501Y.V2 ou B.1.351) circule activement, a donné des résultats importants.

Il a mis en évidence que les personnes ayant fait une première infection avec le virus original, et présentant donc une sérologie positive au moment de leur inclusion dans l'essai (30 % des volontaires), pouvaient être infectées par le variant aussi fréquemment que des personnes jamais infectées. L'immunité acquise contre le premier virus ne suffit donc pas à empêcher une nouvelle infection par un virus antigéniquement trop différent. Ce constat fait craindre que les vaccins développés à partir du virus original soient inefficaces contre des virus mutés comme 501Y.V2.

Bien que 93 % des infections observées chez les participants à l'essai aient été attribuées au variant (cette proportion reste à confirmer sur un échantillon plus nombreux), l'efficacité du vaccin contre les formes symptomatiques d'infection a été évaluée à 49,4 %, et même à 60,1 % lorsqu'on ne prend en compte que les personnes non infectées par le VIH.

Conservation

Flacon fermé

9 mois entre 2 °C et 8 °C, à l'abri de la lumière.

Il a été démontré que le vaccin Nuvaxovid non ouvert est stable jusqu'à 12 heures à 25 °C. Le stockage à 25 °C n'est pas la condition de stockage ou d'expédition recommandée mais peut guider les décisions d'utilisation en cas d'écarts de température temporaires pendant les 9 mois de stockage entre 2 °C et 8 °C.

Flacon ouvert

La stabilité chimique et physique en cours d'utilisation a été démontrée pendant 6 heures entre 2 °C et 25 °C à partir du moment de la première ponction jusqu'à l'administration.

D'un point de vue microbiologique, après la première ouverture (première ponction), le vaccin doit être utilisé immédiatement. S'il n'est pas utilisé immédiatement, les durées et conditions de conservation en cours d'utilisation relèvent de la responsabilité de l'utilisateur.

Manipulation

Conserver dans un réfrigérateur (entre 2 °C à 8 °C). 

Ne pas congeler.

Conserver les flacons dans le carton extérieur afin de les protéger de la lumière.

Pour les conditions de conservation après la première ouverture du médicament, voir rubrique "Conservation".

Ce médicament ne doit pas être mélangé à d'autres médicaments ni dilué.

L'administration du vaccin doit être consignée par le médecin sur le carnet de vaccination ou de santé avec le numéro de lot. Il peut aussi être inscrit par le patient ou son médecin sur un carnet de vaccination électronique.

Instructions de manipulation et d'administration

Ce vaccin doit être manipulé par un professionnel de santé en utilisant des techniques aseptiques afin de garantir la stérilité de chaque dose.

Fiche technique du Ministère des solidarités et de la santé : Préparation et modalités d'injection du vaccin NUVAXOVID.

Préparation avant utilisation

  • Le vaccin est livré prêt à l'emploi ;
  • Le vaccin non ouvert doit être conservé entre 2 °C et 8 °C et dans son emballage extérieur pour le protéger de la lumière ;
  • Immédiatement avant l'utilisation, sortir le flacon de vaccin de son carton au réfrigérateur ;
  • Inscrire la date et l'heure du retrait sur l'étiquette du flacon. Utiliser dans les 6 heures suivant la première ponction.

Inspection du flacon

  • Agiter doucement le flacon multidose avant et entre chaque prélèvement de dose. Ne pas secouer.
  • Chaque flacon multidose contient une dispersion incolore à légèrement jaune, claire à légèrement opalescente, exempte de particules visibles.
  • Avant l'administration, inspecter visuellement le contenu du flacon pour vérifier l'absence de particules visibles et/ou de décoloration. Ne pas administrer le vaccin si l'un ou l'autre est présent.

Administration du vaccin

  • Une sur remplissage est inclus pour chaque flacon afin de garantir qu'un maximum de dix (10) doses de 0,5 mL chacune puissent être extraites.
  • Chaque dose de 0,5 mL est extraite dans une aiguille et une seringue stériles pour être administrée par injection intramusculaire, de préférence dans le muscle deltoïde du bras.
  • Ne pas mélanger le vaccin dans la même seringue avec d'autres vaccins ou médicaments.
  • Ne pas regrouper l'excédent de vaccin provenant de plusieurs flacons.

Conservation après la première injection

Nuvaxovid ne contient pas de conservateur. Conserver le flacon ouvert entre 2 °C et 25 °C jusqu'à 6 heures après la première ponction, voir rubrique "Conservation".

Destruction

Jetez ce vaccin s'il n'est pas utilisé dans les 6 heures suivant la première ponction du flacon, voir rubrique  "Conservation".

Élimination

Tout médicament non utilisé ou déchet doit être éliminé conformément aux exigences locales. 

Remboursement

Vaccination gratuite.

Autres informations

Les données non cliniques ne révèlent aucun danger particulier pour l'homme sur la base des études conventionnelles de toxicité à doses répétées, de tolérance locale et de toxicité pour la reproduction et le développement.

Génotoxicité et cancérogénicité

Des études de génotoxicité in vitro ont été menées avec l’adjuvant Matrix-M. Il a été démontré que l’adjuvant est non génotoxique. Aucune étude de carcinogénicité n’a été réalisée. Aucune carcinogénicité n’est attendue.

Toxicité pour la reproduction

Une étude de toxicité pour le développement et la reproduction a été réalisée chez des rats femelles auxquels on a administré quatre doses intramusculaires (deux avant l'accouplement, deux pendant la gestation) de 5 microgrammes de protéine SARS-CoV-2 rS (environ 200 fois plus que la dose humaine de 5 microgrammes sur une base ajustée au poids) avec 10 microgrammes d'adjuvant Matrix-M (environ 40 fois plus que la dose humaine de 50 microgrammes sur une base ajustée au poids). Aucun effet indésirable lié au vaccin sur la fertilité, la grossesse/lactation ou le développement de l'embryon/foetus et de la progéniture jusqu'au jour post-natal 21 n'a été observé. 

Essais cliniques

Publication en février 2021 des premiers résultats des essais cliniques de phase 3 (communiqué du laboratoire).

Phase 1/2

  • NCT04368988
    • Les résultats de l'expérimentation animale évaluant l'immunogénicité et l'efficacité protectrice du vaccin NVX-CoV2373 ont été publiés le 23 octobre 2020 dans la revue Vaccine (doi : 10.1016/j.vaccine.2020.10.064). Cette étude sur Macaques de Cynomolgus (Macaca fascicularis) a montré qu'après l'administration intranasale du vaccin et infection intratrachéale par le SARS-CoV-2, les macaques immunisés étaient protégés contre les infections "hautes" et "basses" et l'atteinte pulmonaire. Ces résultats ont soutenu l'étude (NCT04368988) dont les premiers résultats sont décrits ci-dessous ;
    • Les résultats obtenus au cours des 35 premiers jours de l'étude de phase 1/2 enregistrée sous la référence NCT04368988 ont été publiés dans le revue New England Journal of Medicine (DOI: 10.1056/NEJMoa2026920).

    Cette étude évaluait la tolérance et l'immunogénicité du vaccin NVX-CoV2373, un vaccin sous-unitaire recombinant nanoparticulaire composé de la protéine spike du virus SARS-CoV-2 (incluant le domaine transmembranaire) avec adjuvant à base de saponine (Matrix-M1). L’étude était un essai randomisé en double aveugle contrôlé par placebo, évaluant la tolérance et l'immunogénicité du vaccin NVX-CoV2373. Elle a inclus 131 sujets (âge moyen  30,8 +/- 10,2, 49,6% de femmes) naïfs vis-à-vis du SARS-CoV-2 : 23 ont reçu un placebo (groupe A), 25 ont reçu le vaccin à 25µg non adjuvé à J0 et J21 (groupe B), 29 ont reçu le vaccin adjuvé à 5 µg à J0 et J21 (groupe C), 28 ont reçu le vaccin adjuvé à 25 µg à J0 et J21 (groupe D), 26 ont reçu le vaccin à 25µg en injection unique (groupe E). Le vaccin était administré par voie intramusculaire.

    Les auteurs concluent qu’au 35e jour, (1) le vaccin NVX-CoV2373 semble sûr, (2) qu’il a entraîné des réponses immunitaires qui ont dépassé les niveaux du sérum de convalescents du covid 19, et (3) que l'adjuvant Matrix-M1 a induit une réponse cellulaire T CD4 orientée vers un phénotype Th1. Les résultats sont présentés dans les paragraphes « effets indésirables » et « pharmacodynamique » ci-dessous.

    Phase 2

    Phase 3

Composants non antigéniques