Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Évolution de l'épidémie de Monkeypox au Nigéria Médecine des voyages

Publié le 7 nov. 2017 à 10h24

Biographie

Médecin retraité, spécialisé en médecine des voyages. Membre de la Société de médecine des voyages ( depuis 2000) Formateur en vaccinologie et médecine des voyages (depuis 2000)

Liens d'intérêt

Absence de lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques

Au Nigéria, le 2 novembre 2017, les autorités sanitaires ont notifié 116 cas suspects d'infection à Monkeypox dans 20 États.

Parmi ces cas, 38 sont biologiquement confirmés avec le dernier cas signalé au cours de la semaine 41 (entre le 9 et le 15 octobre 2017).

À ce jour, aucun décès lié à l'infection n'a été notifié.

Il semble y avoir un plus grand nombre de cas suspects signalés que d'habitude et une plus grande répartition géographique. Cependant, l'épidémie semble être en déclin.

Des équipes d'intervention rapide ont été déployées dans quatre États (Akwa Ibom, Bayelsa, Delta et Enugu), pour soutenir la réponse à l'épidémie.

Tous les cas suspects signalés dans d'autres États font l'objet d'une enquête.

Les activités de sensibilisation du public ont été intensifiées dans les États.

La formation au diagnostic en laboratoire a été établie au Laboratoire national de référence à Abuja.

Monkeypox est une zoonose indigène en Afrique Centrale. C'est une zoonose virale avec des symptômes chez les humains semblables à ceux observés dans le passé avec la variole. La maladie survient de façon sporadique dans certaines parties de l'Afrique Centrale. Le taux de létalité élevé de 36,8% (7/19) est une cause de grave préoccupation pour la santé publique.

Le virus Monkeypox est un membre du genre Orthopoxvirus dans la famille des Poxviridae. Les singes ne sont pas les réservoirs du virus. Les principaux réservoirs suspects sont des rongeurs, comme les écureuils (Funisciurus sp. un rongeur arboricole), et des rongeurs terrestres (genres Cricetomys et Graphiurus).

L'infection résulte d'un contact direct avec le sang, les fluides corporels, ou des éruptions cutanées d'animaux infectés (manipulation de macaques infectés, ou de rongeurs).

La transmission secondaire d'humain à humain, résulte d'un contact étroit avec les excrétions des voies respiratoires infectées, avec les lésions de la peau d'une personne infectée ou avec des objets contaminés récemment.

Après une période d'incubation de 6 à 16 jours, la période de l'invasion (0-5 jours), est caractérisée par de la fièvre, des maux de tête intenses, une lymphadénopathie (gonflement des ganglions lymphatiques), des douleurs musculaires. Puis survient une éruption cutanée sur le visage (dans 95% des cas), sur les paumes des mains et la plante des pieds (75%) et presque simultanément sur le corps. L'éruption se manifeste par des maculopapules (lésions avec un fond plat), puis des vésicules (petites cloques remplies de liquide), et des pustules, suivies par des croûtes. Les symptômes de la variole du singe durent habituellement de 14 à 21 jours.

Lee virus Monkeypox est transmis par un animal infecté ou par contacts avec des éruptions cutanées, du sang ou les fluides corporels de l'animal. Le virus peut aussi être transmis personne à personne par contact et le contact respiratoire ou direct avec la literie ou les vêtements contaminés.

Il n'y a pas de traitement spécifique pour Monkeypox.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, il existe un faible risque que les voyageurs internationaux entrent en contact avec le Monkeypox au Nigéria.

L'Organisation mondiale de la santé déconseille toute restriction sur les voyages ou le commerce au Nigéria ou dans les zones touchées sur la base des informations disponibles.

Source : Nigerian CDC.


Référence principale :