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Aux Etats-Unis cinquième cas d’encéphalite équine de l’Est chez un cheval en Floride Médecine des voyages

Publié le 4 juin 2018 à 13h54

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, selon les autorités sanitaires de Floride, un autre cheval a été testé positif l'encéphalite équine de l'Est (EEE) au mois de mai 2018 dans le comté de Marion. Dans ce comté 5 cas ont été rapportés depuis le début de l'année : 4 chevaux et 1 émeu. Aucun de ces animaux n'avait été vacciné. Le virus survit dans un cycle qui implique les moustiques et les oiseaux et est capable d'infecter l'homme. Le premier cas humain a été reconnu en 1938. 

Rappel sur l'encéphalite équine de l'Est

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est un Alphavirus de la famille des Togaviridae. Dans la nature, l'alternance des infections chez les oiseaux et les moustiques maintient la circulation du virus. Il est hébergé par les oiseaux et est transmis aux équidés (chevaux, ânes et zèbres) et plus rarement à l'homme par la piqûre d'un moustique infecté. 

Les signes cliniques de l'encéphalite équine de l'Est chez le cheval peuvent être compatibles avec d'autres maladies neurologiques comme la rage et l'infection à Equine Herpes virus (EHV-1), il est donc important pour les propriétaires de chevaux de consulter un vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis.

Selon les Centers for Diseases Control and Prévention (CDC) la maladie est rare chez l'homme, seuls quelques cas étant signalés aux États-Unis chaque année. Si la plupart des personnes infectées n'ont pas de maladie apparente, des cas graves impliquant une encéphalite sont néanmoins signalés avec une mortalité de 30 % avec un risque significatif de lésions cérébrales chez de nombreux survivants.

Le voyageur doit réduire le risque d'être infecté par ce virus en portant des vêtements couvrants imprégnés d'insecticides et en utilisant un répulsif à base de DEET sur les parties découvertes aux heures où les moustiques sont les plus actifs (les moustiques piquent généralement au crépuscule et à l'aube). 

Chez les animaux la prévention la plus efficace est la vaccination.

Source : Promed.


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