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Nouveau cas fatal de méningo-encéphalite amibienne dans le Sindh au Pakistan Médecine des voyages

Publié le 3 juil. 2018 à 07h43

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Pakistan, un homme de 26 ans est de méningo-encéphalite amibienne primitive à Karachi selon les médias du 28 juin 2018. 

Le patient qui vivait dans le district de Malir (province du Sindh) est décédé dans un hôpital privé. Depuis le début de l'année 2018 4 décès attribués à Naegleria fowleri, une amibe qui vit dans les eaux douces, ont été notifiés à Karachi

Rappel sur la méninge-encéphalite amibienne

La méningo-encéphalite amibienne primitive est due à une amibe libre de l'espèce Naegleria fowleri vivant dans les lacs, marais, piscines mal entretenues et la terre humide : la méningo-encéphalite amibienne primitive est une maladie hydrique.

Le parasite se transmet par contact avec l'eau douce et chaude particulièrement en pratiquant de la plongée en apnée sans masque. Il pénètre dans l'encéphale à partir des fosses nasales en traversant l'épithélium olfactif, provoquant une réaction inflammatoire

La méningo-encéphalite amibienne primitive entraîne l'apparition brutale de maux de têtes, fièvre modérée, de nausées parfois associée à une irritation de la gorge et une rhinite. Le tout pouvant s'accompagner de léthargie, raideur de la nuque, photophobie, diverses atteintes oculaires (mydriase, nystagmus, sensibilité à la pression) , convulsionsinvolontaires, évoluant rapidement vers un syndrome confusionnel, une hyperthermie(39 à 41 °C), des vomissements et crises épileptiformes puis dans un coma irréversible suivi de la mort de la personne atteinte par dépression respiratoire après moins d'une ou deux semaines suivant l'apparition des symptômes.

L'infection est de pronostic catastrophique en une semaine environ

Les mesures suivantes sont recommandées aux voyageurs pour prévenir l'infection: 

  • éviter les activités aquatiques dans les piscines d'eau non traitées par chloration, les étangs ; 
  • garder la tête au-dessus de l'eau ou utiliser un pince-nez lorsque l'eau est chaude ou la température est proche ou au-dessus de 27 ° C; 
  • utilisation d'eau distillée, stérile, ou préalablement bouillie et refroidie pour les rinçages nasaux; 
  • le nettoyage périodique des réservoirs d'eau et de l'eau de chloration.

Source : Promed.


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