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Augmentation du nombre des cas d'infection à Campylobacter en Nouvelle-Zelande Médecine des voyages

Publié le 16 juil. 2018 à 14h28

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Selon les responsables de la santé de Nouvelle-Zélande il a été observé une augmentation des infections à Campylobacter dans le haut de l'île du Sud. Au cours des 4 dernières semaines, 24 cas ont été notifiés contre 6 à 16 cas dans le même période au cours des 5 dernières années. 

Un certain nombre de facteurs de risque connus ont été identifiés chez les personnes touchées : consommation de lait cru (non pasteurisé), d'eau non traitée ou contact avec des animaux ou des couches-culottes pour bébés. Des enquêtes sont en cours.

Rappel sur les infections à Campylobacter

La bactérie Campylobacter du genre Campylobacter est une cause majeure de maladies diarrhéiques d'origine alimentaire chez l'homme et la cause bactérienne la plus courante de gastroentérite de part le monde. 

Le genre recouvre 17 espèces et 6 sous-espèces, dont les plus fréquemment signalées comme à l'origine de maladies humaines sont Campylobacter jejuni (sous-espèce jejuni) et Campylobacter coli. Les espèces du genre Campylobacter se retrouvent chez la plupart des animaux à sang chaud. Elles sont présentes chez les animaux destinés à l'alimentation humaine tels que volailles, bovins, porcs, ovins, autruches et crustacés, et chez les animaux de compagnie tels que chiens et chats. La principale voie de transmission est alimentaire et passe par la consommation de viandes et de produits dérivés de la viande insuffisamment cuits ou encore de lait cru ou contaminé. L'eau ou la glace contaminée sont aussi sources d'infection. Une certaine proportion des cas résulte du contact avec une eau contaminée dans le cadre d'activités récréatives.

Les symptômes de cette maladie apparaissent habituellement deux à cinq jours après l'infection, mais la durée de la période d'incubation peut aller de un à dix jours. 

Parmi les symptômes cliniques figurent la diarrhée (accompagnée souvent de sang dans les selles), les douleurs abdominales, la fièvre, les céphalées, les nausées et/ou les vomissements. Ces symptômes durent habituellement entre trois et six jours. Les décès sont rares et ne concernent habituellement que les très jeunes enfants et les personnes âgées ou encore les individus souffrant déjà d'une autre maladie grave comme le sida.

Le traitement des infections à Campylobacter consiste principalement en la réhydratation des patients. Le recours aux antibiotiques n'est pas recommandé dans le cas d'entérites modérées, mais peut être une solution pour les cas graves ou prolongés ou pour les patients immunodéprimés ou ayant une maladie sous-jacente, ou pour les femmes enceintes. Dans ces conditions, l'infection peut est traitée par érythromycine, tétracyclines ou fluoroquinolones.

Source : Promed.


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