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Le point sur le typhus des broussailles au Népal Médecine des voyages

Publié le 7 août 2018 à 09h58

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

La Division de l'épidémiologie et du contrôle des maladies du Népal a indiqué qu'au 1er août 105 cas de de typhus des broussailles (ou tsutsugamushi) avaient été signalés dans le pays au cours des deux derniers mois. Vingt cas ont été enregistrés dans le district de Chitwan, 14 cas dans le district de Nawalparasi et 10 cas dans le district de Palpa

Le nombre de cas est comparable à celui de l'année dernière, où 168 cas ont été signalés pour l'année entière.

Le yphus des broussailles a été diagnostiqué pour la première fois dans le pays en 2015.

Rappels sur le typhus des broussailles :

Le typhus des broussailles, appelé également tsutsugamushi, est une infection bactérienne causée par Orientia tsutsugamushi (anciennnement nommée Rickettsia tsutsugamushi ou Rickettsia orientalis), qui appartient à l'ordre des Rickettsiales de la famille des Rickettsiaceae. L'homme est un hôte accidentel de ces bactéries, le réservoir de l'infection est animal (rongeurs, lapins, porcs). La transmission se fait par piqûre de larves de trombiculidés (Leptotrombidium deliense). Ces acariens proches des aoutats vivent habituellement dans des zones broussailleuses des zones montagneuses.

Le typhus des broussailles s'observe essentiellement en Extrême-Orient est généralement une maladie fébrile aiguë qui se caractérise par un chancre d'inoculation de la peau associé à une éruption (apparition de boutons) de l'ensemble du corps avec une inflammation des ganglions lymphatiques et une fièvre de deux à quatre semaines. Elle peut impliquer plusieurs organes si le malade n'est pas traité et l'encéphalite constitue une manifestation tardive avec une mortalité élevée. Le traitement repose sur l'antibiothérapie (tétracycline ou rifampicine dans les formes résistantes). La mortalité est susceptible d'atteindre 25 % des cas qui ne sont pas traités par la doxycycline et éventuellement la rifampicine.

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides ;
  • préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées) ;
  • traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide ;
  • protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET ;
  • en fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible, extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler, éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

Pour le voyageur, en cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Outbreak News Today.


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