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Suspicion d’encéphalite à virus Louping Ill chez un homme au Royaume-Uni Médecine des voyages

Publié le 20 août 2018 à 09h18

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Royaume-Uni, un homme de 33 ans a développé une méningite après avoir été mordu par une tique en promenant son chien à Lake District, une région montagneuse nord-ouest de l'Angleterre. Il a été hospitalisé pour céphalées et quasi-paralysie des membres, où le diagnostic d'encéphalite à tiques (TBE) a été retenu. Le problème est que jusqu'à présent la maladie n'a jamais été détectée en Angleterre. Le patient avait fait un séjour 6 semaines plus tôt en Sardaigne, mais la période d'incubation de l'encéphalite à tiques est en général de 2 semaines ce qui suggère alors une contamination en Angleterre. Il s'agirait alors du 1er cas de TBE au Royaume-Uni.

Mais selon un expert il pourrait s'agir du virus Louping Ill (LIV) responsable d'une encéphalite à tiques qui affecte les moutons au Royaume-Uni et les petits coqs de bruyère (Tetra ou Lagopus lagopus scoticus) originaires d'Écosse. LIV a déjà été détecté chez l'homme. C'est un arbovirus de la famille des Flaviviridae, du genre Flavivirus, transmis par les tiques (Ixodes ricinus), qui provoque paralysies et coma.

Rappels sur l'encéphalite à tique 

L'encéphalite à tique (TBE) ou méningoencéphalite à tique est une encéphalite virale due à un arbovirus de la famille des Flaviviridae, le TBEV. La transmission est presque exclusivement vectorielle et presque toujours transmise par des tiques, et notamment en Europe par Ixodes ricinus, ou moins souvent par ingestion de lait et produits laitiers non pasteurisés. 

Elle est observée dans certaines régions délimitées d'Europe (principalement en Suède, en Finlande, dans le Nord de la Suisse, en Autriche, dans le Sud de l'Allemagne), en Russie et les pays de l'ex-URSS et en Asie du Nord. La « saison des piqûres de tiques » en Europe s'étend généralement d'avril à octobre (selon les années et le climat, de mars à novembre).

Pour éviter les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions :

  • Rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides.
  • Préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées).
  • Traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide.
  • Protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET.
  • En fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible. Il faut extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler. Il faut éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

La vaccination contre l'encéphalite à tiques est recommandée pour tous les voyageurs séjournant en zone rurale ou forestière d'endémie en Europe centrale, orientale et septentrionale, du printemps à l'automne.

  • Trois injections à M0, entre M1 et M3 puis entre M5 et M12 ; 
  • Le 1er rappel dans les 5 ans suivant la 3ème dose (3 ans pour les voyageurs âgés de plus de 60 ans). 
  • Il existe une présentation pédiatrique, administrée selon le même schéma à partir de l'âge de 1 an. 

Pour le voyageur, des informations détaillées sont disponibles sur les sites Mesvaccins.net ou Medecinedesvoyages.net.

En cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes nouveaux après une piqûre de tique, consulter rapidement un médecin.

Source : Promed.


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