Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Un plat de poisson norvégien lié à un cas de botulisme Médecine des voyages

Publié le 17 jan. 2019 à 13h45

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Norvège, un plat de poisson norvégien traditionnel a été rappelé en raison d'un lien avec un cas de botulisme.

La société Torpet Fiskeoppdrettsanlegg AS a rappelé du Rakfisk, un plat traditionnel de l'est de la Norvège composé de truite (ou d'omble), salé et fermenté deux à trois mois et mangé cru, en raison de suspicions selon lesquelles sa consommation pourrait causer le botulisme.

Le seul cas signalé concerne une personne vivant la région de Trøndelag, dans le centre de la Norvège. L'Institut norvégien de la santé publique (Folkehelseinstituttet) a déclaré que le rakfisk de la société était la source présumée du cas de botulisme d'origine alimentaire. 

Le Rakfisk a été vendu via divers étals du marché de la région de Trøndelag, en livraison directe de Torpet Fiskeoppdrettsanlegg AS et via des magasins COOP à Ålen, Brekken, Røros et Os, selon l'autorité norvégienne de sécurité des aliments (Mattilsynet).

Torpet Fiskeoppdrettsanlegg AS a demandé aux personnes qui avaient acheté le poisson de le jeter ou de le ramener au lieu d'achat. Le retrait s'applique à toutes les variétés du produit que l'entreprise a fabriqué en 2018. Les personnes qui en ont mangé et qui présentent des symptômes compatibles avec le botulisme devraient consulter un médecin.

Rappels sur le botulisme.

L'agent pathogène impliqué dans le botulisme est une bactérie appelée Clostridium botulinum. C'est la toxine extrêmement puissante qu'elle synthétise qui est responsable de la maladie. Sur les sept types de botulisme connus aujourd'hui, quatre (les types A, B, E et plus rarement F) affectent l'homme. 

La toxine se développe notamment dans les aliments mal conservés, et la maladie résulte en général d'une intoxication alimentaire. Si le botulisme est rare, sa mortalité reste élevée quand le traitement n'est pas immédiat.

Le botulisme se déclare après une incubation de quelques heures à quelques jours, en fonction du mode de contamination. En général, les personnes ayant partagé les mêmes aliments manifestent des symptômes identiques, mais avec une gravité variable. Ceux-ci débutent par une atteinte oculaire (défaut d'accommodation, vision floue), une sécheresse de la bouche accompagnée d'un défaut de déglutition voire d'élocution, puis d'une parésie à une paralysie des muscles. Dans les formes avancées, ils évoluent vers une paralysie descendante des membres et des muscles respiratoires. C'est cette insuffisance respiratoire qui entraîne le décès. 

Le traitement du botulisme est essentiellement symptomatique et requiert, dans les formes sévères, des soins respiratoires intensifs avec ventilation assistée. 

La prévention du botulisme alimentaire repose sur l'application de bonnes pratiques dans la préparation des aliments, notamment pour ce qui concerne la conservation et l'hygiène. Le botulisme peut être prévenu par l'inactivation des spores bactériennes dans les produits ou les conserves stérilisés à la chaleur (par autoclavage, par exemple) ou encore par inhibition de la croissance bactérienne dans d'autres produits. La pasteurisation à chaud industrielle (produits pasteurisés conditionnés sous vide, produits fumés à chaud) peut ne pas suffire pour détruire toutes les spores.

Source : Food Safety News.


Maladie : Botulisme

Référence principale :