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Foyer de tremblante du mouton en Islande Médecine des voyages

Publié le 30 jan. 2019 à 08h58

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Islande,  le 28 janvier 2019, la Icelandic Food and Veterinary Authority, Ministry of Industries and Innovation a notifié à l'Organisation mondiale de la santé animale trois cas de tremblante du mouton (ou scrapie) dans un élevage de 375 ovins à Alftagerdi, dans le district de Skagafjordur

Les trois animaux ont été éliminés. Le diagnostic a été confirmé par dosage immunoenzymatique (ELISA) et Western blot au Institut de pathologie expérimentale, Université d'Islande (Laboratoire national).

La tremblante du mouton, également appelée scrapie (en anglais to scrape = gratter) est une maladie animale à prions, du groupe des encéphalopathies spongieuses transmissibles (ESST, analogue à l'ESB) qui atteint les petits ruminants  (ovins, caprins), bovin, wapiti, cerf, élan, vison… C'est une maladie mortelle qui se caractérise par l'apparition de troubles du comportement liés à une atteinte du système nerveux central.

La transmission de la tremblante s'effectue essentiellement de la mère au jeune par la voie placentaire, mais aussi via le lait chez les ovins et les caprins. On distingue habituellement deux formes cliniques de la tremblante : la forme prurigineuse et la forme paralytique.

Or selon l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA), plusieurs rapports et avis récents laissent penser qu'en cas de présence d'animaux infectés dans un troupeaux, il y a risque d'exposition d'autres animaux, mais aussi de l'Homme aux prions pathogènes (via le lait), ceci bien avant l'apparition de signes cliniques chez les animaux. On n'a cependant pas de données permettant de confirmer ou infirmer que ce prion soit pathogène pour l'homme.

Source : Organisation mondiale de la santé animale.


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