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Évolution du foyer épidémique de leishmaniose cutanée en Libye Médecine des voyages

Publié le 4 mar. 2019 à 08h30

Biographie

Médecin retraité, spécialisé en médecine des voyages. Membre de la Société de médecine des voyages (depuis 2000) Formateur en vaccinologie et médecine des voyages (depuis 2000)

Liens d'intérêt

Absence de lien d’intérêt avec les firmes pharmaceutiques

En Libye, début mars 2019, les autorités sanitaires ont notifié près de 5 000 cas de leishmaniose, survenus au cours des six derniers mois. En janvier 90 cas étaient notifiés.

La plupart des cas ont été enregistrés le long de la côte méditerranéenne du pays, à l'ouest de la capitale, Tripoli.

La leishmaniose est souvent associée à la pauvreté et à un assainissement urbain médiocre.

La leishmaniose est causée par les parasites protozoaires du genre Leishmania., qui sont transmis par la piqûre de phlébotomes femelles infectées (mouches trois fois plus petites qu'un moustique). 

Selon l'Organisation mondiale de la santé, il y aurait entre 700 000 et 1 million de nouveaux cas chaque année, dans le monde, qui seraient responsables de 20 à 30 000 décès.

Rappels sur la leishmaniose

Les leishmanioses sont des parasitoses dont l'agent pathogène est un protozoaire flagellé du genre Leishmania. Il s'agit d'une zoonose, transmise de vertèbré à vertèbré par un moucheron hématophage, le phlébotome. Les phlébotomes piquent surtout le soir et la nuit par temps calme. Leur gîte est constitué par les anfractuosités de murs et de terriers où ils se gorgent sur des mammifères pouvant constituer le réservoir pour certaines espèces de leishmanies.

Parmi les leishmanioses cutanée on distingue 2 formes :

    Les leishmanioses cutanées où la lésion élémentaire est un nodule non ulcéré de petite taille. Puis les nodules deviennent très nombreux et disséminés sur l'ensemble du corps qui deviennent confluents et forment de larges plaques infiltrées. L'aspect du malade s'apparente à celui d'un lépreux lépromateux, notamment au niveau du visage (aspect léonin).

    Les leishmanioses cutanéo-muqueuses qui évolue en deux temps : la lésion cutanée initiale pouvant être ultérieurement suivie par une atteinte muqueuse secondaire qui débute à la muqueuse nasale avec un granulome qui siège souvent à la partie antérieure de la cloison nasale, rapidement envahie et détruite. La perforation qui en résulte est considérée comme un symptôme quasi pathognomonique de leishmaniose cutanéo-muqueuse.

Il est conseillé aux voyageurs de se protéger des piqûres de phlébotome. Il convient de respecter les mesures habituelles de lutte anti-vectorielle :

  • port de vêtements couvrants ;
  • répulsifs anti-moustiques, contenant du DEET, sur la peau découverte ;
  • vêtements et moustiquaire imprégnés d'insecticide pour la sieste et la nuit ;
  • pulvérisations domiciliaires et péri-domiciliaires de pyréthrinoïdes de synthèse ;
  • les personnes qui utilisent un écran solaire doivent appliquer le répulsif 20 minutes après l'écran solaire.

Source : Outbreak News Today.


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