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Suspicion d’échinococcose dans une école militaire en Russie Médecine des voyages

Publié le 5 mar. 2019 à 16h43

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Russie, le Ministère de la défense a rapporté une suspicion d'épidémie d'échinoccose à l'École militaire Souvorov à Ulyanovsk découverte au début du mois de février 2019 chez 49 cadets.

L'Échinococcose a d'abord été soupçonnée chez 5 cadets quand les radiographies ont montré des kystes suspects dans les poumons. Selon les autorités l'infection pourrait avoir été acquise par le contact avec des chiens contaminés.

Rappels sur l'échinococcose :

L'échinococcose humaine est une zoonose transmise à l'homme par l'animal. Elle est due à des parasites, les ténias du genre Echinococcus. Chez l'homme on observe 2 formes : l'échinococcose cystique (ou hydatidose), due à Echinococcus granulosus et l'échinococcose alvéolaire, due à Echinococcus multilocularis;

Le cycle de vie d'Echinococcus se déroule entre, d'une part, des carnivores domestiques ou sauvages tels que le chien, le renard, le loup, le chacal, la hyène et le chat (les hôtes définitifs), et, d'autre part, le mouton, la chèvre, le bœuf, le cochon, le yack ou d'autres animaux d'élevage (les hôtes intermédiaires).

L'infestation de l'homme se fait par l'ingestion d'œufs de parasites présents dans les aliments, l'eau ou la terre, ou par le contact direct avec les animaux hôtes.

Pour se protéger de cette zoonose il est conseillé :

  • une hygiène stricte avec lavage des mains après toute manipulation (y compris caresses) de chien, chats (ou renards) ;
  • de ne pas porter la main à la bouche, au nez ou aux yeux entre temps ;
  • d'éviter les « coup de langue » de chiens et chats, surtout sur les mains et le visage ;
  • d'éviter un accès aux chiens et chats aux potagers où ils risquent d'uriner et déféquer ;
  • d'interdire aux animaux de manger dans les assiettes des humains, ni les lécher ;
  • de nettoyer et faire cuire les légumes et baies au sol, particulièrement les fraises des bois et les myrtilles sauvages, mais aussi les fraises cultivées par exemple (jusqu'à 50 cm de hauteur par précaution) si des carnivores (dont chiens et chats) y ont accès au potager;
  • de frotter et laver à l'eau claire, les champignons qui peuvent être contaminés ;
  • par précaution, ces derniers doivent être consommés cuits ;
  • ne jamais manipuler les cadavres de chiens, chats, renards sans précaution.

Source : Promed.


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