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Epidémie de Konzo liée à la consommation de manioc en République démocratique du Congo Médecine des voyages

Publié le 30 avr. 2019 à 07h54

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En République démocratique du Congo (RDC) , une épidémie de Konzo, maladie d'origine alimentaire qui paralyse les jambes et le dos, fait rage sur le territoire de Feshi à 385 km de Kenge la capitale de la province de Kwango au sud-ouest du pays depuis plusieurs mois.

Cette maladie touche particulièrement les enfants et les adolescents âgés de 4 à 18 ans. De nombreux enfants sont paralysés.
Le Konzo est une maladie qui attaque les membres inférieurs et la colonne vertébrale, ce provoque une déformation souvent irréversible. Cette maladie est causée par la consommation d'une variété de manioc très amère. Elle survient chez les populations rurales d'Afrique frappées par la faim, où le régime alimentaire est dominé par la consommation de manioc insuffisamment traité. Le Konzo a été rapporté principalement chez les femmes et les enfants dans les populations rurales isolées en République démocratique du Congo, au Mozambique (où il est connu comme « Mantakassa)»), en Tanzanie, en République centrafricaine, au Cameroun et en Angola.

Le manioc (Manihot esculenta) est largement cultivé pour sa racine tubérisée riche en amidon. Sa consommation sans préparation adéquate est source de graves risques pour la santé. Le manioc amer contient en effet des glucosides cyanogéniques toxiques, la linamarine (pour 90 %) et la lotaustraline (pour 10 %), qui lorsque les cellules de la plante sont endommagées se décomposent sous l'effet d'enzymes, en libérant de l'acide cyanhydrique. On a décrit quatre types de toxicité selon l'importance des doses de cyanure ingérées : 

La chair blanche du tubercule doit être râpée et lavée (ou fermentée) puis séchée et cuite, comme le font des amérindiens des régions amazonienne depuis des siècles. Un rapport de la FAO a confirmé que tremper le manioc dans de l'eau pendant 5 jours avant de le sécher puis le manger permet de réduire fortement le niveau de cyanure et ainsi le rendre comestible.

Source : Promed.


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