Chikungunya dans les iles de l'océan indien Médecine des voyages

Publié le 20 avr. 2011 à 17h42

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Plusieurs cas de chikungunya ont été détectés aux Seychelles et à Madagascar. A Madagascar, des analyses ont confirmé la présence du virus chez 4 personnes et 102 cas sont considérés comme suspects.

Les risques de retour du chikungunya transmis par le moustique Aedes Albopictus sont réels, particulièrement en cette saison. Depuis quelques semaines, le nombre croissant de personnes piquées et ayant contracté la maladie aux îles Seychelles alerte la population et les responsables de la santé publique à La Réunion.

La vigilance est de mise. Devant ce retour du virus ces dernières semaines dans plusieurs îles voisines, la cellule interrégionale d'épidémiologie de l'Océan Indien (CIRE) estime que le retour du chikungunya à la Réunion est possible. Facteur aggravant : les conditions climatiques de ces dernières semaines, qui ont entraîné la multiplication des moustiques.

Les voyageurs qui se rendent dans les îles de l'Océan Indien sont ainsi prévenus et devraient prendre les précautions d'usage. Il est conseillé aux personnes vivant dans ces îles d'éliminer les eaux stagnantes autour de la maison après chaque forte pluie et au moins une fois par semaine. Et en cas d'apparition de signes ou de symptômes tels que fièvre associée à des maux de tête, douleurs musculaires, nausées et éruption cutanée, il est fortement conseillé de consulter son médecin traitant.

Source : Promed.