Mon carnet de vaccination électronique
Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

Rappel de caviar de saumon au Canada pour risque de botulisme Médecine des voyages

Publié le 15 août 2019 à 12h37

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Canada, par communiqué de presse du 15 août 2019, la marque Kananaskistrade annonce rappeler du caviar de saumon en grains du marché, et invite instamment les consommateurs à ne pas manger le produit en raison de préoccupations d'intoxication par le botulisme.

Ce rappel a été déclenché par les résultats de tests de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), selon l'avis de rappel publié par l'agence le 14 août. Selon l'ACIA, aucune maladie n'a été confirmée en relation avec le produit de caviar de saumon grainé rappelé.

Les consommateurs peuvent identifier le caviar de saumon grainé de marque Kananaskistrade rappelé par les informations d'emballage suivantes : Grained Salmon Caviar, 95 g, UPC 8 85202 00044 3, à consommer avant 7 octobre 2020.

Rappels sur le botulisme.

L'agent pathogène impliqué dans le botulisme est une bactérie appelée Clostridium botulinum. C'est la toxine extrêmement puissante qu'elle synthétise qui est responsable de la maladie. Sur les sept types de botulisme connus aujourd'hui, quatre (les types A, B, E et plus rarement F) affectent l'homme. 

La toxine se développe notamment dans les aliments mal conservés, et la maladie résulte en général d'une intoxication alimentaire. Si le botulisme est rare, sa mortalité reste élevée quand le traitement n'est pas immédiat.

Le botulisme se déclare après une incubation de quelques heures à quelques jours, en fonction du mode de contamination. En général, les personnes ayant partagé les mêmes aliments manifestent des symptômes identiques, mais avec une gravité variable. Ceux-ci débutent par une atteinte oculaire (défaut d'accommodation, vision floue), une sécheresse de la bouche accompagnée d'un défaut de déglutition voire d'élocution, puis d'une parésie à une paralysie des muscles. Dans les formes avancées, ils évoluent vers une paralysie descendante des membres et des muscles respiratoires. C'est cette insuffisance respiratoire qui entraîne le décès. 

Le traitement du botulisme est essentiellement symptomatique et requiert, dans les formes sévères, des soins respiratoires intensifs avec ventilation assistée. 

La prévention du botulisme alimentaire repose sur l'application de bonnes pratiques dans la préparation des aliments, notamment pour ce qui concerne la conservation et l'hygiène. Le botulisme peut être prévenu par l'inactivation des spores bactériennes dans les produits ou les conserves stérilisés à la chaleur (par autoclavage, par exemple) ou encore par inhibition de la croissance bactérienne dans d'autres produits. La pasteurisation à chaud industrielle (produits pasteurisés conditionnés sous vide, produits fumés à chaud) peut ne pas suffire pour détruire toutes les spores.

Source : Food Safety News.