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Un cas d’infection à Hantavirus notifié à Taïwan Médecine des voyages

Publié le 29 août 2019 à 12h57

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

A Taïwan, selon les Centers for Disease Control and Prévention, un travailleur migrant a été diagnostiqué avec une infection à Hantavirus.

Le patient est un pêcheur d'environ 20 ans vivant dans le nord du pays. Il n'a pas voyagé à l'étranger récemment et sa vie s'est principalement passée en mer, ont déclaré les Centers for Disease Control and Prévention.

Il a commencé à présenter des symptômes de la maladie le 3 août 2019, avec vomissements, diarrhée et fatigue. Il a été hospitalisé après avoir développé des problèmes hépatiques et rénaux avant d'avoir un diagnostic confirmé d'infection à Hantavirus.

L'Hantavirus impliqué dans ce cas n'est pas précisé.

En Asie 5 Hantavirus sont connus : le virus Hantaan (réservoir Apodemus agrarius), le virus Amur (Apodemus peninsulae), le virus Thaïlande (Bandicota indica), le virus Séoul (rat brun, Rattus norvegicus) et le virus Muju (Myodes regulus). L'Hantavirus le plus probablement impliqué dans ce cas est le virus Séoul.

C'est le premier cas dans le pays cette année. Taïwan enregistre environ 0 à 2 cas d'infections à Hantavirus par an, principalement parmi la population autochtone, masculine dans 83 % des cas confirmés. 

Rappels sur la fièvre hémorragique avec syndrome rénal

La fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR) correspond à plusieurs affections cliniquement proches dues à des Hantavirus appartenant à la famille des Bunyaviridae. Ces virus ont également été identifiés en Asie et en Afrique.

L'incubation de la maladie est de une à deux semaines, mais peut atteindre 8 semaines dans certains cas.

La transmission par aérosol des excréments de rongeurs, hôte réservoir de virus, reste le seul moyen connu de transmission du virus à l'homme.

Les symptômes se développent habituellement une à deux semaines après l'exposition à des matières infectieuses, mais dans de rares cas, ils peuvent mettre jusqu'à 8 semaines pour se développer.

L'évolution de la maladie peut être divisé en cinq phases :

  • La phase fébrile : Les symptômes comprennent une rougeur des joues et du nez, de la fièvre, des frissons, les sueurs, la diarrhée, une impression de malaise, des céphalées, des nausées, des douleurs abdominales, un mal de dos, des problèmes respiratoires tels que ceux qu'on rencontre couramment avec le virus de la grippe, ainsi que des problèmes gastro intestinaux. Ces symptômes durent habituellement trois à sept jours, et apparaissent deux à trois semaines après l'exposition.
  • La phase hypotensive : Les symptômes peuvent se manifester par une tachycardie et une hypoxémie. Cette phase peut durer pendant 2 jours.
  • La phase oligurique : Cette phase dure de trois à sept jours et se caractérise par l'apparition d'une insuffisance rénale et d'une protéinurie.
  • La phase diurétique : Elle est caractérisée par diurèse de trois à six litres par jour, qui peut durer de quelques jours jusqu'à plusieurs semaines.
  • La phase de convalescence : C'est normalement lorsque la guérison survient et que les symptômes commencent à s'atténuer.

La gravité de la maladie varie en fonction du virus responsable de l'infection. Les infections par les virus Hantaan et Dobrava provoquent généralement des symptômes graves, tandis que Séoul,Saaremaa, et le virus Puumala sont généralement responsables de manifestations plus plus modérées. 

La guérison complète peut prendre des semaines ou des mois.

Les voyageurs doivent :

  • éviter tout contact avec les rongeurs ;
  • porter un masque et des gants pour manipuler un animal mort ;
  • les campeurs doivent éviter les contacts avec des rongeurs dans leur tente et protéger leur nourriture de toute contamination.

Sources : Promed.


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