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Le parasite Strongyloides trouvé chez des chiens en Australie Médecine des voyages

Publié le 29 août 2019 à 13h00

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Australie, un nématode infectant l'homme, responsable de l'anguillulose (ou strongyloïdose) trouvé dans des régions reculées du nord du pays a été identifié pour la première fois chez des porteurs canins.

Des chercheurs en santé environnementale de l'Université Flinders, en collaboration avec des experts américains, ont découvert Strongyloides spp dans le sol, contenu dans des fèces prélevées sur des chiens.

L'étude australienne, impliquant 273 échantillons de matières fécales de chien comparés à quatre échantillons humains, a été criblée par PCR en temps réel. Parmi ces échantillons, 47 échantillons d'ADN de chien et quatre humains ont ensuite été amplifiés par PCR classique avec séquençage supplémentaire. Cette étude a permis de confirmer pour la première fois que des populations de Strongyloïdes stercoralis potentiellement zoonotiques sont présentes en Australie et suggérer que les chiens pourraient représenter un réservoir potentiel de strongyloïdose humaine dans des communautés australiennes isolées.

Rappels sur l'anguillulose

Strongyloides stercoralis infecterait jusqu'à 370 millions de personnes dans le monde, principalement dans des endroits mal assainis dans des communautés en développement ou défavorisées.

L'anguillule est un ver rond parasite de l'intestin long de 2 à  3 mm. La femelle parthénogénétique vit profondément insérée dans la muqueuse duodéno-jéjunale. Elle pond des larves dans la muqueuse ;la larve, émise avec les selles, donne, dans le milieu extérieur, des adultes mâles et femelles dont la ponte aboutira à une nouvelle génération de larves rhabditoïdes. La forme infectante du ver, la larve, vit dans un sol contaminé par les matières fécales d'une personne infectée. Si une personne entre en contact avec ce sol, les larves peuvent s'enfouir dans la peau de la personne et se diriger vers les poumons, puis dans l'intestin, où elles finissent par devenir des vers adultes.

Le ver adulte est responsable d'une infection qui reste cachée, mais qui peut causer des douleurs abdominales, de la diarrhée et des ballonnements. Certaines personnes peuvent ressentir des nausées, des vomissements, une perte de poids, une faiblesse ou une constipation, mais les médecins peuvent ne pas vérifier l'état. Dans les infections chroniques, les symptômes cutanés et thoraciques (liés à la migration des larves) peuvent persister.

Le dépistage et le traitement des larves dans le sang ou les fèces humains sont souvent retardés par la lente accélération des symptômes.

Source : Outbreak News Today.


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