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Augmentation des cas de coccidioïdomycose en Arizona aux Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 4 sept. 2019 à 17h09

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, selon le ministère de la santé de l'Arizona, 6 414 cas de coccidioïdomycose (encore appelée « fièvre de la vallée ») ont été signalés dans l’État au 27 août 2019.

En 2018, le nombre de cas signalés fin août 2018 était de 5260 (7478 pour l'année). 

Rappels sur la coccidioïdomycose

La coccidioïdomycose est également connu sous de nombreux noms vernaculaires rattachés à une zone géographique (fièvre de la vallée de san Joaquim ou de Californie, fièvre du désert, etc.) ou aux découvreurs de la maladie :  maladie d'Alejandro Posadas et Wernicke en 1898.  C'est une infection fongique causée par des champignons filamenteux du sol du genre Coccidioïdes : Coccidioïdes immitis ou Coccidioïdes posadasii, cette dernière espèce a été décrite en 2002. Son aire d'extension est vaste, Elle est endémique dans les parties semi-arides du sud-ouest des États-Unis, et du nord-ouest du Mexique, elle s'étend également dans les zones désertiques des Andes.  

L'homme s'infecte par inhalation de spores aéroportées lors des vents de sable. La maladie est la plupart du temps asymptomatique, 5 à 10% des patients pouvant présenter des problèmes respiratoires à long terme. Non contagieuse, elle peut évoluer tardivement après une longue phase de latence, touchant alors l'appareil respiratoire mais également le sytème nerveux, les os et les articulations, les glandes surrénales, etc. Comme dans la tuberculose,cette évolution péjorative est souvent liée à l'état immunitaire du patient, elle survient dans moins de 1% des cas de contamination.

Le diagnostic repose sur la mise en évidence du champignon dans les tissus ou les prélèvements respiratoires. Ce champignon dimorphique strictement nord-américain présente une phase levure non contagieuse observée dans les tissus sous forme de sphérule et une phase filamenteuse sporulante se développant à 25°C et contaminante les arthrospores. Il est classé comme micro-organisme hautement pathogène et sa manipulation doit être effectué dans un laboratoire de sécurité de niveau L3.

Le traitement fait appel aux antifongiques systémiques.

Comme pour toutes les mycoses d'origine environnementale à transmission aérienne, en zone d'endémie la prévention de la coccidioïdomycose repose sur la maîtrise de l'empoussiérement notamment durant les travaux de terrassement, de démolition, et lors des tempêtes de sable et sur la protection des voies respiratoires par le port d'un masque lors des activités impliquant un contact étroit avec le sol comme le jardinage ou la conduite sur piste dans les zones désertiques.

Source : Promed.


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