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Au Canada la Colombie-Britannique signale une augmentation de la syphilis et des cas de syphilis congénitale Médecine des voyages

Publié le 9 oct. 2019 à 09h31

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Canada, les responsables du Centre de contrôle des maladies de la Colombie-Britannique (BCCDC) signalent une augmentation du nombre de cas de syphilis.

En 2018, 919 nouveaux cas de syphilis avaient été notifiés en Colombie-Britannique, avec un taux de 18,4 pour 100 000 habitants. Cela représente une augmentation de 33 % par rapport à 2017. La majorité des infections se produisent chez des hommes homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes.

Après avoir constaté une diminution des infections à la syphilis pendant plusieurs années, les taux de syphilis ont recommencé à augmenter au début de la décennie.

Après de nombreuses années sans aucun cas de syphilis congénitale dans la province, la Colombie-Britannique a notifié 2 cas en 2019.

Rappels sur la syphilis :

La syphilis est une infection sexuellement transmissible contagieuse causée par une bactérie appelée Treponema pallidum. La bactérie se transmet par des rapports sexuels non protégés (vaginal, anal ou bucco-génital), par voie sanguine (transfusion ou rarement usage de matériel souillé) et par voie transplacentaire pendant la grossesse, de la mère à l'enfant. La période d'incubation est de 3 semaines à 1 mois.

La syphilis évolue classiquement en plusieurs stades successifs :

Au stade primaire, la maladie n'a pas toujours de signes apparents. Quand ils existent il s'agit d'un ulcération (le chancre d'inoculation), petite plaie rosée, creuse, propre, et indolore, qui se retrouve au niveau du fourreau de la verge, sur le gland, ou au niveau du vagin ou de la vulve. Cette lésion, extrêmement contagieuse, s'accompagne d'une adénopathie importante.

En absence de traitement la maladie évolue vers le stade secondaire trois à dix semaines après le chancre et correspond à une diffusion générale du tréponème dans le corps, et s'accompagne d'éruptions multiples sur la peau et/ou sur les muqueuses (sans démangeaison) : c'est la roséole.

Le stade tertiaire, devenu très rare, n'apparaît qu'après des années de développement (3 à 15 ans en moyenne après le chancre, chez 10 % des patients non traités) et se présente avec des atteintes cardio-vasculaires, nerveuses et articulaires.

Il est fortement recommandé aux voyageurs d'utiliser un préservatif avec tout nouveau partenaire sexuel.

Source : Outbreak News Today.


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