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Cas d’encéphalite équine de l’Est chez un cheval en Caroline du Sud aux Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 29 nov. 2019 à 09h25

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux États-Unis, les responsables de la Clemson University Livestock Poultry Health (CLPH) à Colombia en Caroline du Sud, ont confirmé un cas d'encéphalite équine de l'Est (EEE) chez un étalon pur-sang de 4 ans dans le comté de Beaufort.

Le cheval, dont le statut vaccinal est inconnu, a été retrouvé mort le 8 novembre 2019 sur Saint-Helena Island.

Il a été testé positif pour l'encéphalite équine de l'Est le 11 novembre. C'est le 5ème cas observé en 2019 en Caroline du Sud et le 2ème dans le comté de Beaufort.

Rappels sur l'encéphalite équine de l'Est.

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est un Alphavirus de la famille des TogaviridaeDans la nature, l'alternance des infections chez les oiseaux et les moustiques maintient la circulation du virus.

Le virus de l'encéphalite équine de l'Est est hébergé par les oiseaux et est transmis aux équidés (chevaux, ânes et zèbres), plus rarement à l'homme, par la piqûre d'un moustique infecté. 

Les signes cliniques de l'encéphalite équine de l'Est chez le cheval peuvent être compatibles avec d'autres maladies neurologiques comme la rage et l'infection à Equine Herpes virus (EHV-1), il est donc important pour les propriétaires de chevaux de consulter un vétérinaire pour obtenir un diagnostic précis.

Selon les Centers for Diseases Control and Prévention la maladie est rare chez l'homme, seuls quelques cas étant signalés aux États-Unis chaque année. 

Si la plupart des personnes infectées n'ont pas de maladie apparente, des cas graves impliquant une encéphalite sont néanmoins signalés avec une mortalité de 30 %. Le risque de de lésions cérébrales est important chez les survivants.

Le voyageur doit réduire le risque d'être infecté par ce virus en portant des vêtements couvrants imprégnés d'insecticides et en utilisant un répulsif à base de DEET, Picaridine ou IR 3535 sur les parties découvertes aux heures où les moustiques sont les plus actifs (les moustiques piquent généralement au crépuscule et à l'aube). 

Chez les animaux, la prévention la plus efficace est la vaccination.

Source : Promed.


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