Nouveaux cas de syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) au mois de février en Arabie saoudite Médecine des voyages

Publié le 9 avr. 2020 à 12h08

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Arabie saoudite, du 1er au 29 février 2020, le point focal national du Règlement Sanitaire International (RSI)  a notifié 18 cas supplémentaires de syndrome respiratoire du Moyen-Orient à Coronavirus (MERS-CoV) dont 5 décès associés. 

Les cas ont été signalés à Riyad (7 cas), Hafer Albatin dans la province de l'Est (2 cas), Najran (2 cas), Eastern (2 cas), Aljouf (1 cas), La Mecque (1 cas), Hail (1 cas), Taif (1 cas) et Jeddah (1 cas). 

Parmi les cas déclarés d'infection par le MERS-CoV, la majorité (16 cas) étaient des hommes et seulement 2 cas étaient des femmes. 

L'âge des cas signalés variait de 34 à 81 ans. Aucun cas n'a été signalé chez les agents de santé. A l'exception d'un cas tous présentaient des co-morbidités (diabète, hypertension artérielle, insuffisance rénale chronique...), trois d'entre eux avaient été en contact avec des dromadaires (ou bu du lait de chamelle).

Rappels sur le syndrome respiratoire du Moyen-Orient à Coronavirus

Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient à Coronavirus provoque des infections humaines graves entraînant une mortalité élevée et a démontré la capacité de transmission entre les humains. Jusqu'à présent, la transmission non-soutenue de l'homme à l'homme s'est produite principalement dans les milieux de soins de santé.

La notification de cas supplémentaires ne modifie pas l'évaluation globale des risques. 

L'Organisation mondiale de la santé s'attend à ce que des cas supplémentaires de syndrome respiratoire du Moyen-Orient à Coronavirus soient signalés au Moyen-Orient et que les cas continueront d'être exportés vers d'autres pays par des personnes susceptibles d'acquérir une infection après exposition à des animaux ou à des produits animaux (par exemple après contact avec Dromadaires) ou des sources humaines (par exemple dans un établissement de soins de santé).

L'Organisation mondiale de la santé continue de surveiller la situation épidémiologique et organise une évaluation des risques en fonction des dernières informations disponibles.

Conseils de l'Organisation mondiale de la santé

Sur la base de la situation actuelle et de l'information disponible, l'Organisation mondiale de la santé encourage tous les États membres à poursuivre leur surveillance pour les infections respiratoires aiguës et à examiner attentivement tous les modèles inhabituels.

  • Les mesures de prévention et de contrôle des infections sont essentielles pour prévenir la propagation possible du virus dans les établissements de soins de santé.
  • Il n'est pas toujours possible d'identifier les patients atteints de syndrome respiratoire du Moyen-Orient à Coronavirus au début parce que, comme d'autres infections respiratoires, les premiers symptômes ne sont pas spécifiques. 
  • Par conséquent, les travailleurs de la santé devraient toujours appliquer des précautions standard en fonction de tous les patients, quel que soit leur diagnostic. Des précautions doivent être ajoutées aux précautions standard lors de la prise en charge des patients présentant des symptômes d'une infection respiratoire aiguë ; Les précautions de contact et la protection des yeux devraient être ajoutées lors de la prise en charge de cas probables ou confirmés d'infection ; 
  • Des précautions aéroportuaires devraient être appliquées lors de la réalisation de procédures génératrices d'aérosol.
  • Les personnes atteintes de diabète, d'insuffisance rénale, de maladie pulmonaire chronique et de personnes immunodéprimées sont considérées comme présentant un risque élevé de maladie grave due à une infection. Par conséquent, ces personnes devraient éviter un contact étroit avec les animaux, en particulier les chameaux, lorsqu'ils visitent les fermes, les marchés ou les zones de grange où le virus est connu pour circuler. 
  • Des mesures générales d'hygiène, telles que le lavage manuel des mains avant et après avoir touché les animaux et éviter le contact avec les animaux malades, doivent être respectées.
  • Les pratiques d'hygiène alimentaire devraient être respectées et donc éviter de boire du lait cru de chameau ou de l'urine de chameau, ou manger de la viande qui n'a pas été bien cuit.

Source : Organisation Mondiale de la Santé.