Plusieurs cas d'infection à Hantavirus ont été rapportés au Panama Médecine des voyages

Publié le 15 mai 2020 à 17h13

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Le ministère de la Santé (MINSA) du Panama a annoncé que 7 patients atteints d'infection à Hantavirus ont été enregistrés dans les provinces centrales depuis le début de l'année 2020. Trois cas ont été classés comme syndrome cardio-pulmonaire à Hantavirus (HPS) et 4 comme fièvre à Hantavirus.

Les 7 cas évoluent favorablement. 

Les provinces centrales au Panama, et en particulier Los Santos, sont les zones où la plupart des infections à Hantavirus se produisent au Panama chaque année. Un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que le virus Choclo est l'Hantavirus habituellement identifiés dans ces cas. Le rongeur hôte réservoir du virus Choclo est le rat pygmée du riz (Oligoryzomys fulvescens).

Rappels sur les Hantavirus du Nouveau Monde :

Le syndrome pulmonaire à hantavirus est une maladie pulmonaire grave causée par un hantavirus, virus appartenant à la famille des Bunyaviridae.

Les symptômes surviennent généralement 2-4 semaines après l'exposition au virus. Les premiers symptômes sont la fatigue, la fièvre, des douleurs musculaires, des maux de tête. Puis 1à 5 jours après le début des symptômes se produit le syndrome pulmonaire à hantavirus qui associe toux et difficulté à respirer.

Il n'y a pas de traitement spécifique ni de vaccin.

L'animal réservoir est un rongeur dont l'espèce varie selon les régions du monde, l'homme est un hôte accidentel de ces virus qui peuvent être transmis par inhalation d'aérosols contaminés par les excréments ou l'urine des rongeurs infectés, par contact direct avec les rongeurs infectés vivants ou morts ou avec les matières fécales ou l'urine de ces rongeurs.

Sources : Promed.