Signalement de cas d'ehrlichiose chez des chiens en Australie occidentale Médecine des voyages

Publié le 4 juin 2020 à 17h08

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Australie, les autorités vétérinaires d'Australie occidentale ont rapporté des cas d'ehrlichiose chez des chiens dans le nord de la région de Kimberley

Les chiens affectés à Halls Creek et Kununurra ont été traités par un vétérinaire privé. La présence de la bactérie Ehrlichia canis a été confirmée au laboratoire par l'Australian Centre for Disease Preparedness.

Cette maladie transmise par les tiques n'avait jamais été vue auparavant chez les chiens australiens. Selon les spécialistes le nombre élevé de chiens errants et sauvages dans la région pourrait constituer un défi pour contrôler la propagation de la maladie et devenir un problème de santé humaine la bactérie étant transmissible à l'homme.

Rappels sur l'ehrlichiose :

Le terme d'ehrlichiose regroupe 2 types de maladie l'ehrlichiose monocyclique animale (EMA) et/ou ehrlichiose monocyclique humaine (EMH) et l'anaplamose. L'ehrlichiose est une maladie due aux bactéries Ehrlichia chaffeensis, Ehrlichia ewingii et Ehrlichia canis, transmise par les tiques, commune dans les régions tropicales et sub-tropicales.

  • Chez le chien, les signes cliniques sont la fièvre, une léthargie, des ganglions lymphatiques, une perte de poids et d'appétit et des saignements.
  • Chez l'homme, la maladie s'exprime (une à trois semaines après la morsure de tique) par un syndrome grippal aigu et non spécifique (avec fièvre dans 98 % des cas), des céphalées (81 % des cas), des myalgies (68 % des cas) et des signes digestifs possibles (anorexie, nausées, vomissements, maux de ventre dans 50 % des cas environ), ou une conjonctivite. Pour l'EMH 60 % des malades sont hospitalisés avec 2 à 3 % de décès.

Source : Promed.