Un cas d'échinococcose signalé au Kazakhstan Médecine des voyages

Publié le 11 juin 2020 à 12h54

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Des responsables de la région d'Almaty au Kazakhstan ont signalé un cas inhabituel d'échinococcose

Le patient, un homme d'une cinquantaine d'années, s'est présenté au service d'urgence urgence pour rétention urinaire et douleur abdominale.

Les chirurgiens de l'hôpital clinique municipal n° 4 d'Almaty ont enlevé quatre kystes parasitaires géants dans les lobes droit et gauche du foie, dont trois grands kystes contenaient des parasites vivants. Un autre kyste a été observé dans le petit bassin comprimant les deux uretères, le rectum et la vessie.

Sur le plan symptomatique :

L'infection humaine à Échinococcus granulosus entraîne le développement d'un ou plusieurs hydatides principalement localisés au niveau du foie et des poumons, mais aussi, plus rarement, des os, des reins, de la rate, des muscles, du système nerveux central et des yeux. La période d'incubation asymptomatique peut durer de nombreuses années. Les kystes du foie sont couramment associés à des douleurs abdominales, nausées et vomissements. Lorsque le poumon est affecté, les signes cliniques incluent la toux chronique, les douleurs thoraciques et l'essoufflement.

L'échinococcose alvéolaire se caractérise par une période d'incubation asymptomatique comprise entre 5 et 15 ans et par le lent développement d'une lésion primaire d'aspect tumoral généralement localisée dans le foie. Parmi les signes cliniques figurent la perte de poids, des douleurs abdominales, un malaise général et des signes d'insuffisance hépatique.

Le traitement des formes cystiques et alvéolaire nécessite parfois une intervention chirurgicale lourde et/ou une chimiothérapie prolongée.

Dans une zone où Echinococcus multilocularis infeste des rongeurs et des canins sauvages, il est nécessaire de prendre les précautions suivantes pour éviter toute infection :

  • ne pas toucher un renard, un coyote ou un autre canin sauvage, mort ou vivant, sauf avec des gants ;
  • les chasseurs et les trappeurs doivent utiliser des gants en plastique pour éviter toute exposition ; 
  • ne pas garder les animaux sauvages, en particulier les chiens sauvages, comme animaux de compagnie ;
  • ne pas laisser les chiens et chats errer librement ;
  • si un animal de compagnie a mangé des rongeurs, il est nécessaire de consulter un vétérinaire sur les éventuels traitements préventifs.
  • ne pas collecter ou manger des fruits ou des légumes sauvages cueillis directement à partir du sol ;
  • tous ces aliments cueillis doivent être lavés soigneusement ou cuits avant de les manger.

Source : Outbreak News Today.