Détection d'un hantavirus, le virus Altai, dans la région de Tomsk en Russie Médecine des voyages

Publié le 14 juin 2020 à 10h14

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Russie, les chercheurs du Tomsk State University Biological Institute, en collaboration avec le Federal Service for Supervision of Consumer Rights Protection and Human Well-Being Vector ont détecté pour la première fois dans la région de Tomsk le virus Altai, un hantavirus, chez des musaraignes collectées en 2019.

En 2019, une épidémie de cette infection a eu lieu dans la région de Saratov, où 1500 personnes ont été touchés par la maladie. 

Traditionnellement, le campagnol rouge et la souris sont considérés comme les principaux vecteurs d'hantavirus en Russie. Cependant, d'autres mammifères sont capables de propager ces pathogènes. Les musaraignes sont aussi répandues que les rongeurs. Elles installent souvent en été dans les chalets, les maisons privées ou sur les premiers étages d'appartements.

L'infection chez l'homme se produit par contact avec les petits mammifères et par leurs déchets. En règle générale, l'infection humaine est une fièvre hémorragique avec syndrome rénal (FHSR).

Les groupes à risque incluent les résidents des chalets d'été, les ramasseurs de plantes sauvages, les pêcheurs, les chasseurs, les touristes, et les randonneurs.

Le plus souvent, les épidémies à hantavirus se produisent au printemps, en été et au début de l'automne.  

Pour prévenir l'infection, il est nécessaire d'observer mesures d'hygiène personnelle : travail dans les chalets d'été ou à l'extérieur avec des gants, lavage des mains après avoir travaillé, utilisation d'un respirateur ou d'un masque lorsque le travail est lié à la formation d'aérosols. 

Sources : ScienceX ; Promed.