Le paludisme reste la maladie la plus meurtrière au Tchad Médecine des voyages

Publié le 2 oct. 2020 à 06h52

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Tchad, selon les données du Comité national de contrôle des épidémies (CTNLE), sur les 943 040 tests de paludisme effectués entre le 1er janvier et le 13 septembre 2020, 571 258 cas ont été confirmés (60,5 %), avec 1 280 décès dans l'ensemble du pays.

En plus de ces chiffres, il y a près de 1 140 000 cas de paludisme suspectés sur des symptômes cliniques mais qui n'ont pas été testés. Parmi ces cas suspects, 1 368 sont décédés.

Les provinces les plus touchées sont, entre autres, le Logone oriental (avec un total de 80 930 cas), le Mandoul (82 258 cas), le Moyen-Chari (60 207 cas), le Tandjle (55 777 cas) et N'Djamena (53 976 cas).

La situation est légèrement meilleure que l'année dernière, à la même période, où 689 563 cas avaient été confirmés dont 1 323 décès. Mais la situation s'est détériorée par rapport à 2017 et 2018 où le nombre de cas confirmés était de 524 148 et 534 781 (avec 957 et 922 décès) respectivement.

Le paludisme reste la maladie la plus meurtrière au Tchad.

Recommandations pour les voyageurs :

Le Tchad est un pays où le paludisme est transmis toute l'année dans tout le pays, surtout en période humide de mai à octobre. Plasmodium falciparum, l'espèce responsable des formes graves de paludisme est prédominant.

Les recommandations de prévention reposent sur le triptyque suivant :

  • Une protection personnelle anti-vectorielle avec répulsifs et moustiquaire imprégnée
  • Une chimioprophylaxie adaptée 
  • Une consultation en urgence en cas de fièvre pendant le séjour ou au retour.

Source : Outbreak News Today.