Etats-Unis : rappel de jus et smoothies susceptibles d'être contaminés par le botulisme dans le Rhodes island Médecine des voyages

Publié le 5 oct. 2020 à 14h45

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis le Department of Health du Rhode Island (RIDOH) conseille aux consommateurs d'éviter les jus, smoothies et gels de mousse de mer achetés au Health is Wealth Nutrition Center situé au 1674 Cranston Street à Cranston qui pourraient être contaminés par Clostridium botulinum. Cette mise en garde s'explique par les problèmes potentiels de traitement, de stockage et de contrôle de ces produits qui pourraient permettre la survie de la toxine du botulisme.

Les produits concernés comprennent :

  • Boisson à la mousse de mer. Ce jus est vendu dans une variété de saveurs, y compris, mais sans s'y limiter, Mûre, Fruit Punch, Soursop Guanabana, Fraise, Fruit de la passion, Ananas, Mangue, Goyave Guayaba, et Tamarin. Ces produits sont vendus en conteneurs de 12 et 16 onces.
  • Smoothie à la mousse de mer. Ce smoothie est vendu dans une variété de saveurs, y compris, mais sans s'y limiter, Pina Coloda, Peanut Punch, Soursop/Guanabana, Cannelle Vanille et Mangue. Ces produits sont vendus dans des contenants de 12 et 16 onces.
  • Gel de mousse de mer. Ce gel est vendu dans une variété de parfums, notamment le gel de mousse de mer à l'aloès, le gel de mousse de mer à l'aloès, le gel de mousse de mer à l'aloès et le gel de mousse de mer. Ces produits sont vendus en conteneurs de 16 onces.
  • Shakes protéinés à la mousse de mer. Ces milk-shakes sont vendus dans une variété de saveurs, y compris, mais sans s'y limiter, à l'arachide et à la cannelle. Ces produits sont vendus en contenants de 12 et 16 onces.

Jusqu'à présent, aucune maladie n'a été associée à ces produits.

Rappels sur le botulisme.

L'agent pathogène impliqué dans le botulisme est une bactérie appelée Clostridium botulinum. C'est la toxine extrêmement puissante qu'elle synthétise qui est responsable de la maladie. Sur les sept types de botulisme connus aujourd'hui, quatre (les types A, B, E et plus rarement F) affectent l'homme. 

La toxine se développe notamment dans les aliments mal conservés, et la maladie résulte en général d'une intoxication alimentaire. Si le botulisme est rare, sa mortalité reste élevée quand le traitement n'est pas immédiat.

Le botulisme se déclare après une incubation de quelques heures à quelques jours, en fonction du mode de contamination. En général, les personnes ayant partagé les mêmes aliments manifestent des symptômes identiques, mais avec une gravité variable. Ceux-ci débutent par une atteinte oculaire (défaut d'accommodation, vision floue), une sécheresse de la bouche accompagnée d'un défaut de déglutition voire d'élocution, puis d'une parésie à une paralysie des muscles. Dans les formes avancées, ils évoluent vers une paralysie descendante des membres et des muscles respiratoires. C'est cette insuffisance respiratoire qui entraîne le décès. 

Le traitement du botulisme est essentiellement symptomatique et requiert, dans les formes sévères, des soins respiratoires intensifs avec ventilation assistée. 

La prévention du botulisme alimentaire repose sur l'application de bonnes pratiques dans la préparation des aliments, notamment pour ce qui concerne la conservation et l'hygiène. Le botulisme peut être prévenu par l'inactivation des spores bactériennes dans les produits ou les conserves stérilisés à la chaleur (par autoclavage, par exemple) ou encore par inhibition de la croissance bactérienne dans d'autres produits. La pasteurisation à chaud industrielle (produits pasteurisés conditionnés sous vide, produits fumés à chaud) peut ne pas suffire pour détruire toutes les spores.

Source : Food Safety News.