Résurgence du paludisme dans la région de Zambezi en Namibie Médecine des voyages

Publié le 6 déc. 2020 à 17h42

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Namibie, selon la direction régionale de la santé de la région de Zambezi le nombre de cas de paludisme a considérablement augmenté. Six personnes sont mortes du paludisme et 2 643 cas positifs ont été enregistrés en  2020, contre 262 cas et un décès en 2019.

La cause de cette augmentation des cas pourrait être liée au climat de la région qui est propice à la reproduction des moustiques toute l'année. Les personnes les plus touchées sont les travailleurs agricoles, les éleveurs de bétail, les communautés nomades et ceux qui dorment en plein air.

Rappels : 

Le risque de paludisme dû à P. falciparum existe de novembre à juin dans les régions suivantes : Ohangwena, Omaheke, Omusati, Oshana, Oshikoto et Otjozondjupa

Le risque existe toute l'année le long du fleuve Kunene dans la région de Kunene, le fleuve Zambèze dans la région du Zambèze, et le fleuve Okavango dans les régions du Kavango (Ouest et Est). (source : International travel and health - 01 juillet 2020. Organisation mondiale de la santé).

L'évolution des données épidémiologiques concernant le paludisme doivent faire rappeler aux voyageurs que les recommandations de prévention s'appuient toujours sur le triptyque :

  • Protection personnelle antivectorielle (port de vêtements couvrants imprégnés d'insecticides, pulvérisation de répulsifs anti-moustiques sur les parties découvertes, utilisation de moustiquaires imprégnées d'insectifuges).
  • Une chimioprophylaxie adaptée, dans les zones concernées par le risque de transmission.
  • Information du voyageur sur l'importance du diagnostic en urgence d'une fièvre au retour d'une zone impaludée.

Source : ProMED.