Foyer de tularémie aux Etats-Unis Médecine des voyages

Publié le 7 mai 2021 à 18h33

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Aux Etats-Unis, le Department of Natural Resources a récemment reçu des résultats de laboratoire concernant des carcasses de lapin trouvées sur des terres privées près de Middlebury près le comté d'Elkhart dans l'Indiana et qui ont été testes positive pour la tularémie.

Rappels sur la tularémie :

La tularémie est une maladie causée par la bactérie Francisella tularensis, potentiellement mortelle qui peut infecter les animaux à sang chaud, les chiens, chats, lapins, lièvres, les campagnols et les castors et les humains. Les animaux infectés excrètent la bactérie dans leurs selles et urine, et de très nombreuses bactéries sont présentes dans les carcasses. La bactérie peut persister pendant de longues périodes de temps dans l'eau, le sol et les carcasses.

L'homme peut être infecté à la suite d'un contact avec un animal, en touchant le sol contaminé, en consommant de la viande de chasse mal cuite ou en buvant de l'eau contaminée. La bactérie peut aussi être transmise lors d'une morsure de tique infectée. Il a été démontré que les mouches à chevreuil (Chrysops spp.) transmettent la tularémie dans l'ouest des États-Unis.

Les symptômes de la tularémie comprennent de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des douleurs articulaires, des vomissements, une toux sèche et des difficultés respiratoires.

Prévention de la tularémie :

Il n'y pas de vaccin disponible contre la tularémie.
Pour les chasseurs, les randonneurs, les personnes travaillant en forêt et les personnes habitants des zones rurales :

  • porter des vêtements à manches et jambes longues resserrés aux extrémités (poignets, chevilles) et à la taille, ainsi que des chaussettes pour les activités extérieures ;
  • l'usage de répulsifs peut être utile contre les insectes piqueurs mais ne garantit jamais une protection totale ;
  • rechercher les tiques sur la peau au retour des activités de plein air et les retirer rapidement ;
  • éviter toute manipulation d'animaux trouvés morts ;
  • ne pas consommer d'eau non traitée.

Mesures spécifiques pour les chasseurs qui sont exposés à la tularémie, par les opérations de dépeçage et d'éviscération du gibier :

  • éviter de chasser des animaux apparemment faibles ou malades en vue de leur consommation ;
  • porter systématiquement des gants étanches pour réaliser le dépeçage et l'éviscération du gibier, nettoyer méticuleusement le couteau en conservant les gants, se laver soigneusement les mains et les avant-bras après ces opérations ;
  • en cas de blessure accidentelle lors du dépeçage ou de l'éviscération, ou de la préparation culinaire, la plaie doit être immédiatement nettoyée au savon et à l'eau ;
  • cuire à cœur la viande de gibier avant de la consommer.

Lors de la tonte de pelouses, les Centers for Disease Control and Prevention recommandent :

  • de ne pas tondre sur des animaux malades ou morts ;
  • dans la mesure du possible, de vérifier l'absence de carcasses dans la zone avant de tondre ;
  • d'utiliser un masque pendant le fauchage ce qui peut réduire le risque d'inhalation de la bactérie, mais cela n'a pas été étudié.

Source : ProMED.