Au Mexique l'état de Morelos rapporte 20 cas autochtones d'infections à virus Zika Médecine des voyages

Publié le 2 août 2021 à 22h36

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Mexique, le Secrétariat à la santé (SSA) du gouvernement fédéral a récemment indiqué que l'État de Morelos, dans le centre-sud du Mexique, est le seul État mexicain à signaler des cas d'infections à virus Zika autochtones en 2021 à ce jour.

Selon le rapport Confirmed Autochthonous Cases of Zika Virus Disease by Federal Entity, jusqu'à la mi-juillet 2021, l'état de Morelos a confirmé un total de 20 cas autochtones de Zika, dont six chez des femmes enceintes. La véritable préoccupation concerne les femmes enceintes, car le foetus infecté in utero par le virus Zika encourt un risque de microcéphalie, une malformation congénitale du cerveau irréversible.

Rappels sur le virus Zika :

Le virus Zika est un arbovirus membre de la famille des Flaviviridae et du genre Flavivirus, responsable de la fièvre Zika. Transmis par la piqûre d'un moustique infecté (Aedes aegypti, Aedes albopictus, Anopheles, Mansonia ou Eretmapodites), il peut entraîner un syndrome proche des autres arboviroses, avec fièvre, éruption cutanée, céphalées et douleurs articulaires, spontanément résolutif.

La majorité des formes sont asymptomatiques. Les formes symptomatiques se manifestent par un exanthème maculo-papuleux avec ou sans fièvre et au moins deux signes parmi les suivants : hyperhémie conjonctivale, arthralgies ou myalgies, en l'absence d'autre étiologie. L'infection, classiquement bénigne, est à l'origine, d'un certain nombre de complications neurologiques sévères (méningites, encéphalites) et syndrome de Guillain-Barré. Au cours du premier trimestre de la grossesse, l'infection peut s'accompagner d'un risque de malformations congénitales de type microcéphalie (0,65 % des cas).

Les recommandations du Haut Conseil de la Santé Publique du 16 février 2017 sont toujours d'actualité. Elles s’adressent notamment aux couples ayant un projet d’enfant et aux femmes enceintes. Ces mesures distinguent d'une part le cas des personnes vivant dans une zone ou circule le virus Zika, et d'autre part celui des personne qui projettent une séjour dans une zone d'endémie. Compte tenu de la lourdeur de certaines mesures, de leur relative complexité et de l'évolution de l'épidémiologie, il est recommandé au voyageur de bénéficier d'une consultation spécialisée qui permettra d'évaluer le risque lié au voyage et d'expliciter la stratégie de prévention à mettre en oeuvre si celle-ci s'avère nécessaire.

Afin d'éviter au maximum la dissémination du virus Zika, devant une fièvre d'apparition brutale et des douleurs articulaires ou musculaires dans les 15 jours qui suivent le retour en Europe, d'un séjour en zone intertropical, il faut consulter son médecin au plus vite en signalant son voyage.

Source : Outbreak News Today.