Cas confirmé d'infection à virus Marburg en Guinée Médecine des voyages

Publié le 10 août 2021 à 21h04

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Selon l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS),  les autorités sanitaires de la Guinée ont confirmé  un cas de fièvre de Marburg. Ce cas a été enregistré le jeudi 05 août 2021 à Tèmessadou M'boke, sous-préfecture de Koundou, préfecture de Guéckédou dans la région sanitaire de Nzérékoré. Des échantillons prélevés sur un patient aujourd'hui décédé et testés par un laboratoire de terrain de Guéckédou ainsi que par le laboratoire national guinéen de la fièvre hémorragique à Conakry se sont révélés positifs au virus de Marburg. Des analyses complémentaires effectuées par l'Institut Pasteur du Sénégal ont confirmé ce résultat.

C’est la première fois que le virus est responsable d'un cas humain en Afrique occidentale. Le virus Marburg avait été détecté chez des chauves-souris au Sierra Leone en 2018 (nouvelle n°13248 du 22 décembre 2018).

La maladie à virus de Marburg se transmet à l’homme par les chauves-souris frugivores et se propage dans l’espèce humaine par contact direct avec les fluides corporels des personnes infectées, ou avec les surfaces et les matériaux.

La maladie commence de façon soudaine, avec une forte fièvre, des céphalées intenses et un éventuel malaise. Les taux de létalité ont varié de 24 % à 88 % lors des épidémies précédentes, en fonction de la souche virale et de la gestion des cas.

Bien qu'il n'existe pas de vaccins ou de traitements antiviraux approuvés pour traiter le virus, la réhydratation par voie orale ou intraveineuse et le traitement des symptômes spécifiques améliorent les taux de survie. Actuellement, un éventail de traitements potentiels, notamment des produits sanguins, des thérapies immunitaires et des traitements médicamenteux font l’objet d’évaluation.

En Afrique, des flambées précédentes et des cas sporadiques ont été signalés en Afrique du Sud, en Angola, au Kenya, en Ouganda, et en République démocratique du Congo.

Source : Organisation Mondiale de la Santé