Nouveaux cas de lèpre au Malawi Médecine des voyages

Publié le 5 nov. 2021 à 22h08

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Malawi, selon le coordinateur du Programme national de lutte contre la tuberculose et la lèpre les autorités sanitaires ont enregistré jusqu'à présent 150 cas de lèpre au cours des derniers mois.

Même si le Malawi a atteint un niveau d'élimination de la lèpre en 1994, des cas ont été identifiés dans certains districts. Selon l'OMS le statut indemne de lèpre du Malawi ne signifie pas que la maladie a été totalement éliminée, mais que le pays a éliminé la lèpre en tant que problème de santé publique" (c'est-à-dire une prévalence de moins d'un cas pour 10 000 habitants) en 1994.

Rappels sur la lèpre :

La lèpre est une maladie chronique d'origine bactérienne qui reste un problème de santé public majeur pour plusieurs pays d'Afrique, d'Asie et d'Amérique Latine. L'agent infectieux responsable de la lèpre est la bactérie Mycobacterium leprae. Cette dernière semble être transmise par des gouttelettes d'origine nasale lors de contacts étroits et fréquents avec des personnes infectées et non traitées.

Le bacille de la lèpre se multiplie très lentement : la période d'incubation de la maladie est de 5 ans en moyenne, mais les symptômes peuvent parfois n'apparaître qu'au bout de 20 ans. La maladie provoque des lésions cutanées et nerveuses. Sans traitement, ces lésions progressent et deviennent permanentes, touchant la peau, les nerfs, les membres et les yeux. On distingue deux types de lèpre : paucibacillaire (une à cinq lésions cutanées insensibles) et multibacillaire (plus de cinq lésions cutanées insensibles).

Le traitement préconisé par l'OMS depuis 1981 permet de guérir les malades et d'éviter, s'il est administré précocement, les invalidités. Il s'agit d'une polychimiothérapie (PCT), qui consiste en l'administration de trois antibiotiques (dapsone, rifampicine et clofazimine).

Source : ProMED.