Alerte à la leishmaniose viscérale au Kenya Médecine des voyages

Publié le 6 nov. 2021 à 21h03

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Kenya, selon les informations des responsables de la santé du comté de Tharaka Nithi 33 personnes ont présenté une leishmaniose viscérale (maladie connue sous le nom de kala-azar) dont 5 sont décédés.

Historiquement la leishmaniose viscérale semble avoir été importée au Kenya par des soldats revenant du sud de l'Éthiopie après la Seconde Guerre mondiale et s'est propagée avec des résurgences épidémiques dans différents foyers au cours des années qui ont suivi. Depuis 1980, le nombre de cas signalés a considérablement augmenté et la maladie s'est étendue à de nouvelles zones.

Rappel sur la leishmaniose viscérale :

Les leishmanioses sont des parasitoses dont l'agent pathogène est un protozoaire flagellé du genre Leishmania. Il s'agit d'une zoonose, transmise de vertébré à vertébré par un moucheron hématophage, le phlébotome. Les phlébotomes piquent surtout le soir et la nuit par temps calme. Leur gîte est constitué par les anfractuosités de murs et de terriers où ils se gorgent sur des mammifères pouvant constituer le réservoir pour certaines espèces de leishmanies.

Les symptômes comprennent la fièvre, l'amaigrissement, l'anémie, l'hépatomégalie (gros foie) et la splénomégalie (grosse rate).

Source : ProMED.