Niveaux élevés d'infections à virus respiratoire syncytial en Suède Médecine des voyages

Publié le 12 nov. 2021 à 10h07

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Suède, la Swedish Public Health Agency continue de signaler des niveaux élevés de virus respiratoire syncytial (VRS) et le nombre de cas de VRS chez les nourrissons est encore très élevé par rapport aux saisons précédentes.

L'explication de la forte propagation de l'infection réside principalement dans le fait que peu de jeunes enfants sont immunisés contre le VRS, car la propagation a été faible au cours des deux dernières saisons, notamment en raison des restrictions concernant le covid-19.

Rappels sur le virus respiratoire syncytial :

Le virus respiratoire syncytial (VRS) appartient à la famille des Paramyxoviridae, à la sous-famille des Pneumovirinae.

La transmission est respiratoire, inter-humaine directe, favorisée par un temps froid et humide. Le VRS est excrété dans les sécrétions respiratoires. Il se transmet principalement par les gouttelettes respiratoires lorsqu'une personne tousse ou éternue, et par contact direct avec une surface contaminée.
Il se multiplie dans l'épithélium respiratoire, l'infection, à incubation courte, reste localisée à l'arbre respiratoire.

Le VRS est la cause la plus fréquente de bronchiolite et de pneumonie chez les enfants de moins d'un an. Les trois-quarts des bronchiolites du nourrisson sont dus au VRS. Ce virus donne aussi des pneumonies du nourrisson. Ces manifestations respiratoires surviennent par épidémies tous les hivers. Chez certains nourrissons, en particulier les prématurés, elles sont très sévères, entraînant une insuffisance respiratoire aiguë qui oblige à des mesures de réanimation. La mortalité est alors de 2 %.

Source : Outbreak News Today.