Le point sur le fièvre hémorragique de Crimée-Congo en Castilla y León, Espagne Médecine des voyages

Publié le 11 août 2022 à 21h38

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Espagne, la  Junta de Castilla y León, avait confirmé au mois de juillet 2022 un cas de fièvre hémorragique de Crimée-Congo (CCHF) dans la comarque d'El Bierzo, dans la province de León (nouvelle n°19565 du 24 juillet 2022).

Le ministère de la Santé a confirmé deux nouveaux cas de CCHF chez deux hommes - dont l'un est décédé - résidant dans la région d'El Bierzo (León), selon un nouveau rapport établi par le Centre de coordination des alertes et des urgences sanitaires.

  • Le premier cas, un chasseur de 49 ans, ayant des antécédents de morsure de tique, a commencé à présenter des symptômes le 12 juillet et se trouve dans un état stable. 
  • Le second cas, âgé de 51 ans, a été diagnostiqué rétrospectivement le 20 juillet, après être décédé le 19 juin d'une cause inconnue, selon un rapport d'Europa Press.

 

Ce n'est pas la première fois que la maladie est détectée à El Bierzo. Le 10 juin 2021, un autre cas a été confirmé chez une femme résidant à El Bierzo qui avait également été dans certains endroits d'Ourense, autour de la Ribera Sacra, en Galice.

Le risque de transmission de CCHF dans la région du Bierzo, comme dans le reste des zones où le virus a circulé est modéré, en particulier dans la population plus exposée aux piqûres de tiques (personnes en contact avec les animaux ou qui réalisent des activités de plein air dans les champs).

Pour éviter la contamination par les piqûres de tiques, le voyageur doit prendre certaines précautions

  • rester sur des sentiers balisés et éviter les buissons, zones boisées et humides ;
  • préférer des vêtements couvrants (pantalon, manches longues, chaussures fermées) ;
  • traiter éventuellement les vêtements avec un insecticide ;
  • protéger les zones de peau exposées avec un répulsif à base de DEET ;
  • en fin d'activité, inspecter toutes les parties du corps, afin d'enlever une éventuelle tique dès que possible ;
  • extraire la tique à l'aide d'un tire-tique disponible en pharmacie, ou d'une pince-à-épiler ;
  • éviter d'écraser la tique, de la brûler ou d'appliquer diverses substances.

En cas de fièvre, de rougeur de la peau ou d'autres symptômes apparaissant après une piqûre de tique, le voyageur doit consulter rapidement un médecin.

Source : Outbreak News Today.