En Russie augmentation de l'incidence de l'infection à Entérovirus notée dans la République du Tatarstan Médecine des voyages

Publié le 9 oct. 2022 à 15h54

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Russie, une augmentation de l'incidence de l'infection à Entérovirus (EVI) a été observée dans la République du Tatarstan selon une information du 16 septembre 2022 du département régional de Rospotrebnadzor [Service fédéral de Surveillance de la protection des droits des consommateurs et du bien-être humain]. Pendant les 8 premiers mois de 2022, 204 cas d'infection à Enterovirus ont été enregistrés dans la république, soit 22,9 % de plus que l'an dernier [2021]. Cette année la population infantile (moins de 17 ans) représente 92,6 %, dont 84 % sont des enfants de moins de 6 ans.
La source de l'infection est une personne (porteuse de virus malade ou porteur sain).

Rappel sur les Enterovirus :

Les Enterovirus sont des virus qui appartiennent à la famille des Picornaviridae. Douze espèces sont dénombrées parmi le genre Enterovirus, et identifiées par des lettres : 9 espèces Entérovirus (A à H et J) et 3 espèces Rhinovirus (A à C). Cette classification ne recouvre pas la classification reposant le pouvoir pathogène des virus et leur capacité à infecter certains types de cellules, à l'origine des groupes Coxsakie A, Coxsackie B, Echovirus et Poliovirus.

Les différents sérotypes d'entérovirus sont responsables d'un large spectre de symptômes, bénins ou sévères: paralysies flasques aiguës, méningites aseptiques, syndrome pieds-mains-bouche, angine, maladies respiratoires, cardiopathies aiguës ou chroniques, diarrhées, pancréatites, atteintes oculaires, encéphalites...

L'homme est le seul réservoir de virus. Le sujet infecté émet des virus dans ses selles et la transmission est interhumaine par voie aérienne, par contact (mains sales) ou par de l'eau souillée, par des fruits ou légumes lavés à l'eau souillée, par des coquillages...

La prévention repose sur des mesures d'hygiène. Il faut :

  • se laver souvent les mains à l'eau et au savon ;
  • éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche avec des mains non lavées ;
  • éviter les contacts étroits, comme les baisers, les étreintes et le partage de tasses ou d'ustensiles de cuisine, avec les personnes malades et lorsque l'on est malade ;
  • se couvrir la bouche avec un mouchoir quand on tousse ou on éternue, ou tousser dans le pli de son coude ;
  • nettoyer et désinfecter les surfaces fréquemment touchées, comme les jouets et les poignées de porte, surtout si quelqu'un est malade.

Source : ProMED.