La Croatie à son tour touchée par les infections à Streptocoque A Médecine des voyages

Publié le 2 fév. 2023 à 18h55

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

En Croatie, selon les données de l'Institut croate de la Santé publique, du début septembre de l'année 2022 à mi-janvier 2023, 3 502 personnes ont souffert d'angine à Streptococcus pyogenes, 965 de la Scarlatine, et 12 personnes ont souffert de maladies streptococciques invasives, qui comprennent septicémie et méningite, dont 4 sont décédés, et ce nombre est quotidiennement en augmentation. Le HZJZ affirme qu'il n'y a pas d'enfants parmi les morts, qui avaient tous entre 30 et 65 ans.

Comme le Royaume-Uni et les États-Unis l'ont remarqué plus tôt, l'infection s'est largement propagée chez les adultes et les enfants en Croatie.

Rappels sur Streptococcus pyogenes :

Streptococcus pyogenes est une espèce pathogène pour l'homme, ses réservoirs naturels étant la muqueuse pharyngée et la peau de l'Homme. Cette espèce, qui a un fort potentiel épidémique, se transmet par voie aérienne ou par contact direct ou indirect dans l'entourage de patients atteints de lésions cutanées, d'angines ou d'autres lésions muqueuses.

Il est responsable d'une grande variété d'infections dont le pronostic est le plus souvent bénin pour les infections superficielles, telles qu'angines, impétigo, ou scarlatine, mais beaucoup plus sévère voire malin pour les infections profondes, telles que septicémies, dermo-hypodermites, infections puerpérales, pleuro-pneumopathies, méningites, notamment en cas de nécrose tissulaire ou syndrome de choc toxique streptococcique.

Le taux de mortalité des infections invasives est estimé entre 10 et 16% toutes pathologies confondues (les taux de mortalité sont respectivement à plus de 40 % en cas de choc toxique streptococcique, 20 à 45% pour les dermo-hypodermites nécrosantes et plus de 50% pour les rares méningites).

Source : ProMED.