Anopheles stephensi nouveau vecteur du paludisme au Kenya Médecine des voyages

Publié le 24 fév. 2023 à 10h20

Biographie

- Médecin biologiste à la retraite.
- Auparavant : médecin biologiste dans un hôpital d'Instruction des armées pendant 6 ans, puis détaché pendant 20 ans par le Service de santé des armées comme virologiste d'abord puis comme directeur dans 3 instituts du Réseau international des Instituts Pasteur.

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération actuelle ou dans le passé de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.

Au Kenya, l'équipe de recherche en entomologie du Kenya Medical Research Institute (KEMRI) a annoncé la découverte d'un nouveau vecteur du paludisme qui pose une menace sérieuse pour les Kényans.

Des experts du KEMRI ont identifié le moustique, Anopheles stephensi, lors d'une surveillance de routine dans les sous-comtés de Laisamis et Saku du nord du comté de Marsabit qui forme une grande partie de la frontière nord du Kenya avec l'Éthiopie.

Anopheles stephensi est déjà le vecteur majeur de Plasmodium falciparum et de Plasmodium vivax en Éthiopie urbaine et il est probable que cette espèce de moustique continuera à se propager à travers la Corne de l'Afrique.

Cette découverte montre que le vecteur prospère dans les milieux urbains et ruraux, ce qui peut se traduire par une forte augmentation du taux de transmission du paludisme.

Ce vecteur, n'est pas seulement envahissant mais il peut se propager très rapidement à de nouvelles zones, mais aussi s'adapter aux différentes conditions de climat et d'environnement. Il est unique car il prospère dans des conteneurs artificiels tels que jerricans, pneus, réservoirs ouverts, égouts, citernes, réservoirs aériens et réservoirs souterrains et dans des environnements pollués.

Source : ProMED.