L'Académie nationale de médecine rappelle l'importance de la vaccination

Publié le 11 déc. 2011 à 17h03

Biographie

- Enseignant attaché à la faculté de Bordeaux 2.
- Rédacteur adjoint revue Médecine Tropicale.
- Membre de la SNFMI.
- Représentant la médecine interne française auprès de la fédération européenne de médecine interne (EFIM).

Liens d'intérêt


- Consultant auprès des laboratoires Jansen, activité ponctuellement rémunérée.
- Organisateurs de différentes réunions médicales (GSK, Pfizer, Actélion, Binding).
- Coorganisateur congrès SNFMI Paris 2011.
- Participations financières dans le capital d’une entreprise : aucune.
- Participations à des essaies thérapeutiques sur les vaccins : aucune.
- Déclaration établie le 12/09/2011.

L'Académie nationale de médecine et l'Académie des sciences rappellent par la voie des professeurs Jean-François Bach et Raymond Ardaillou l'importance de la vaccination au moyen d'une note adressée à Madame Nora Berra, Secrétaire d'Etat chargée de la Santé. Ils expliquent notamment que les vaccins représentent, sans conteste, l'une des plus grandes avancées de la médecine préventive. La vaccination est peu coûteuse et d'une efficacité remarquable.

Il existe des preuves épidémiologiques scientifiquement indiscutables de l'efficacité des vaccins dans la lutte contre des maladies infectieuses d'une gravité parfois extrême, comme en témoigne l'éradication de la variole ou l'élimination dans de nombreuses régions du monde de la diphtérie et de la poliomyélite.

L'arrêt ou la diminution de la couverture vaccinale s'accompagne bien souvent d'une recrudescence de la maladie cible et de leurs complications, parfois mortelles. Les auteurs citent les exemples de la grippe saisonnière, de la rougeole et des cancers du col de l'utérus. La grippe saisonnière est à l'origine de nombreux décès, notamment dans les populations de patients fragiles (personnes âgées de plus de 65 ans ou atteintes de maladies chroniques) : les académiciens alertent sur le risque de recrudescence des cas sévères en cas de diminution de la vaccination. La France subit actuellement une épidémie de rougeole consécutive à une couverture vaccinale insuffisante.

La tolérance des vaccins a fait l'objet de communications médiatisées concernant d'éventuels effets indésirables (sclérose en plaques, syndrome de Guillain-Barré) sans que cela « n'ait jamais été prouvé » précisent les auteurs.

Source : Académie nationale de médecine.