Le point sur la méningite à méningocoque en Afrique

Publié le 26 avr. 2010 à 14h26

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

MesVaccins.net.

A la date du 11 avril 2010, les pays de la ceinture africaine de la méningite étaient moins affectés que durant la même période de l’année 2009, au cours de laquelle environ 50.000 cas dont 2.800 décès avaient été déclarés. Cependant, la létalité (nombre de décès parmi les patients) est plus élevée en 2010 (13 % contre 8 % en 2009).

Globalement, l'incidence des infections à méningocoque W135 est légèrement supérieure à l'incidence des infections à méningocoque A. Le pneumocoque reste fortement présent dans la plupart des pays de la ceinture de la méningite qui ont pu identifier cette espèce bactérienne.

Trois foyers épidémiques sont en cours :

  • Au Burkina Faso, où le méningocoque de sérogroupe X (contre lequel aucun vaccin n'est actuellement disponible) prédomine dans les districts de Séguénéga et Toma ;
  • Au Tchad, le sérogroupe A est le plus fréquemment en cause mais le sérogroupe W135 est présent ;
  • Au Niger, le sérogroupe W135 prédomine dans les régions Centre et Sud (Maradi et Zinder).

Pour la prévention de l'infection invasive à méningocoque chez le voyageur, le vaccin méningococcique quadrivalent est donc nécessaire dans toutes les régions concernées par le méningocoque W135.

Source : OMS.