Petit rappel des principales nouveautés du calendrier vaccinal 2010

Publié le 10 sept. 2010 à 09h59

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Le Professeur Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations (CTV), a décrit pour l'Institut National de Prévention et d'Éducation pour la santé (INPES) les principales évolutions du calendrier vaccinal 2010. Rappelons que le CTV est un groupe de travail qui a été créé auprès du Haut Conseil de santé publique et dont les missions sont les suivantes :

  • suivre les évolutions et les perspectives nouvelles en matière de vaccins ;
  • élaborer la stratégie vaccinale en fonction des données épidémiologiques et d'études sur le rapport bénéfice-risque et le rapport coût-efficacité des mesures envisagées ;
  • proposer les adaptations en matière de recommandations et d'obligations vaccinales, ainsi que la mise à jour du calendrier vaccinal.

Le calendrier vaccinal 2010 présente deux principales nouveautés et un ajustement :

La principale nouveauté concerne la recommandation de vaccination contre le méningocoque C. Cette vaccination est recommandée à tous les nourrissons entre 1 et 2 ans, ainsi qu’aux enfants, adolescents et adultes jeunes jusqu’à 24 ans inclus. Le schéma vaccinal est simple puisqu’il comporte une seule injection. L’objectif est d’obtenir une immunité de groupe qui permette de protéger ceux qui sont vaccinés mais également les enfants plus jeunes, de moins de un an, les plus touchés par les affections invasives à méningocoque. Le choix de ne pas vacciner les enfants de moins d’un an a été fait car c’est une période où les vaccins sont déjà nombreux et trois doses seraient nécessaires pour cette tranche d’âge. Les préadolescents, les adolescents et les jeunes adultes sont également touchés par l’infection invasive à méningocoque et c’est l’âge où il y a le plus de portage du méningocoque ;

La deuxième nouveauté concerne la vaccination contre le pneumocoque, avec le remplacement du vaccin conjugué à 7 valences par un vaccin conjugué à 13 valences. Le vaccin initial a perdu de son efficacité avec l’apparition de nouvelles souches qui appartiennent à trois sérotypes essentiels, le 19A, le 1 et le 7F, actuellement prédominants. Le vaccin à 7 valences ne couvre que 16 % des infections invasives à pneumocoques contre environ 75 % des souches responsables des infections pour le nouveau vaccin. Le schéma vaccinal reste le même pour le nouveau vaccin à 13 valences : 2 doses chez le nourrisson âgé de 2 et 4 mois avec un rappel à 12 mois. Durant la période de transition du vaccin pneumococcique conjugué 7-valent vers le 13-valent, pour les enfants âgés de moins de 2 ans :

  • ayant débuté leur vaccination avec un vaccin conjugué 7-valent, il est recommandé de poursuivre la vaccination avec le vaccin conjugué 13-valent,
  • ayant reçu un schéma de vaccination complet (primo-vaccination et rappel) avec le vaccin conjugué 7-valent, une dose de rattrapage avec le vaccin conjugué 13-valent est recommandée au moins deux mois après l’injection de rappel et avant l’âge de 24 mois ;

L’ajustement concerne le rattrapage de la vaccination pour la rougeole, compte tenu de l’épidémie actuelle de rougeole. Il s’agit d’une part de vacciner les personnes qui n’ont pas été vaccinées correctement antérieurement et de vacciner celles ayant été en contact avec une personne atteinte de la rougeole.

Source : INPES.