Un deuxième cas autochtone de dengue dans le Sud-Est de la France

Publié le 19 sept. 2010 à 11h54

Biographie

- Professeur agrégé enseignant à l'École du Val-de-Grâce et à l'Université de Bordeaux.

Liens d'intérêt

- Aucune perception de rémunération ou de tout autre avantage de l'industrie pharmaceutique.
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique.
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins.
- Aucune rémunération ou avantages reçus de l'industrie pharmaceutique.
- Déclaration mise à jour le 26 août 2020.

Un deuxième cas autochtone de dengue en France métropolitaine a été confirmé le 18 septembre 2010 à Nice (Alpes-Maritimes). Il s’agit, pour l’instant, de cas situés dans une zone géographique bien circonscrite. Les services de l’Etat sont mobilisés afin de prévenir la dissémination du virus, qui pourrait être à l’origine d'une épidémie. Deux des patients, confirmés biologiquement, sont guéris et en bonne santé, une dizaine d’autres sont en attente des résultats biologiques. Les autorités sanitaires ont demandé aux personnes qui pensent être atteintes par le virus de se signaler rapidement auprès de leur médecin traitant.

La dengue est une maladie virale à transmission vectorielle, c'est-à-dire transmise par un arthropode vecteur. Les arthropodes forment un embranchement d'animaux invertébrés. Les principaux arthropodes vecteurs de maladies infectieuses chez l'homme sont les insectes et les tiques. Les moustiques sont des insectes qui transmettent un grand nombre d'agents pathogènes (virus, bactéries ou parasites) à des mammifères.  Les virus transmis par des arthropodes sont des arbovirus (acronyme anglais formé à partir de l'expression "arthropode borne virus"). La dengue est ainsi une arbovirose transmise par des moustiques du genre Aedes, notamment les espèces Aedes aegypti et Aedes albopictus. C'est cette dernière qui est en cause dans les cas de transmission autochtone de dengue en France métropolitaine. Dans les départements où l'espèce Aedes albopictus est présente, un dispositif de signalement des cas suspects et de confirmation biologique a été mis en place.

Source : message de la direction générale de la santé.