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Pour être mieux vacciné, sans défaut ni excès

La vaccination ne favorise pas l’apparition d’allergies chez les enfants, bien au contraire

Publié le 12 jan. 2015 à 10h38

Biographie

MD, PhD, ancien directeur scientifique de l’Institut de recherche biomédicale des armées (IRBA), Brétigny sur Orge, France.

Enseignant à l’Ecole du Val-de-Grâce, à l’université d’Aix-Marseille, à l’Institut de formation en soins infirmiers Saint Joseph, Marseille.

Expert auprès de l’Institut de veille sanitaire (InVS) et de la Haute autorité de santé (HAS).

Liens d'intérêt

Absence de lien avec l’industrie pharmaceutique.

Aucune participation à des études cliniques de médicaments ou vaccins.

Déclaration établie le 2 janvier 2012, mise à jour le 11 décembre 2014.

L'un des arguments parfois avancés par les parents qui refusent de faire vacciner leurs enfants est que la vaccination pourrait avoir pour conséquence l'apparition d'allergies, telles que l'eczéma ou l'asthme. L'explication donnée à ce phénomène est que les vaccins, en faisant reculer les infections, nuiraient à la stimulation naturelle de l'immunité qui se produit dans les premières années de la vie, favorisant ainsi par la suite une réponse de type allergique au détriment de la réponse protectrice souhaitable. On observe en effet que dans les pays en développement, où le niveau d'hygiène générale reste bas, les allergies de l'enfant sont beaucoup moins fréquentes que dans les pays développés (d'où le nom de « hypothèse de l'hygiène » utilisé pour expliquer cette différence).

L'observation rapportée par une équipe allemande à l'occasion d'un congrès qui s'est tenu au Brésil est rassurante. Ayant analysé les dossiers de 2 187 enfants âgés de 5 ou 6 ans, les auteurs ont montré que les allergies étaient d'autant plus fréquentes que les enfants étaient moins vaccinés. La même observation était faite chez les enfants prédisposés aux allergies en raison d'un terrain allergique chez leurs parents. En fait, les vaccins auraient un effet protecteur contre les allergies, quelles que soient les prédispositions des enfants, l'hérédité jouant sans doute un rôle prépondérant.

Qu'en est-il alors de l'hypothèse de l'hygiène ? Elle reste peut-être valide, si on admet que les vaccins n'agissent pas sur le niveau d'hygiène générale comme le font d'autres facteurs, et qu'ils laissent aux individus l'occasion de rencontrer de nombreux microorganismes capables de stimuler leur immunité.

Référence


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