Leishmaniose cutanée en Afghanistan Médecine des voyages

Publié le 20 oct. 2010 à 16h40

Biographie

- Assistant de biologie médicale et au service des urgences de l'HIA Bégin, à Saint-Mandé
- Spécialiste des envenimations, auteur de plusieurs publications scientifiques sur ce sujet, et co-auteur du livre intitulé "aspects cliniques et thérapeutiques des envenimations graves" (Urgence Pratique publications).

Liens d'intérêt

- Aucune rémunération de l’industrie pharmaceutique
- Aucun investissement financier dans une firme pharmaceutique
- Aucune participation à des études cliniques de vaccins
- Déclaration mise à jour le 31/08/2014

La leishmaniose cutanée menace 13 millions de personnes en Afghanistan, Kaboul étant décrit par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme "la capitale mondiale de la leishmaniose cutanée". Le nombre de cas est passé de 17 000 par an au début des années 2000 à 65 000 en 2009, les cas étant probablement sous-notifiés du fait de la stigmatisation sociale attachée à cette maladie. Souvent, les Afghans ne sont pas soignés en raison du coût élevé du traitement.

Il s'agit d'une maladie parasitaire transmise par le phlébotome femelle et responsable de cicatrices cutanées parfois mutilantes. Les femmes et les enfants, vivant à l'intérieur la nuit, sont particulièrement vulnérables, car le phlébotome est endophage (c'est-à-dire qu'il se nourrit à l'intérieur des habitations). Au contraire, les hommes sont moins exposés car ils sont généralement en dehors du foyer pendant les périodes d'activité du vecteur. Selon l'OMS, jusqu'à 12 millions de personnes seraient infectées dans le monde avec environ 1 à 2 millions de nouveaux cas chaque année.

Source : Promed.